17 Janvier 2019
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L'AMA récupère avec succès les données du laboratoire de Moscou

Une équipe de trois experts de l’Agence mondiale antidopage (AMA) a récupéré avec succès les données du Système de gestion de l'information du laboratoire (SGIL) et les données analytiques sous-jacentes de l’ancien laboratoire de Moscou.

Ces données sont cruciales pour monter des dossiers solides contre les tricheurs et exonérer d’autres sportifs soupçonnés d’avoir participé au vaste dopage russe sur la base des enquêtes antérieures initiées par l’AMA et menées par Richard W. Pound et le professeur Richard H. McLaren. Les données ont été extraites des divers serveurs, instruments, ordinateurs et autres équipements électroniques du laboratoire. Ces informations ont été acheminées hors de Russie et seront authentifiées et analysées en détail par l’Agence.

Le Comité indépendant de révision de la conformité (CRC), qui s’est réuni à Montréal les 14 et 15 janvier afin d’examiner le statut de conformité de l’Agence antidopage de Russie (RUSADA), a reçu un rapport complet sur tout ce qui s’est produit depuis la décision du 20 septembre 2018 du Comité exécutif de l’AMA de réintégrer RUSADA, sous réserve de conditions strictes, à la liste des signataires conformes au Code mondial antidopage. Le CRC a maintenant fait parvenir sa recommandation au Comité exécutif, qui l’étudiera le 22 janvier. Le CRC a rédigé son rapport (et sa recommandation) lors de sa réunion et l’a finalisé seulement après que l’équipe d’experts de l’AMA ait quitté la Russie.

« Ceci est une avancée majeure pour le sport propre, a déclaré le président de l’AMA, Sir Craig Reedie. Cela démontre que nous continuons de faire de réels progrès, qui n’auraient tout simplement pas été possibles sans la décision du 20 septembre du Comité exécutif. La première des trois étapes du processus assorti à cette décision est maintenant terminée. La longue impasse entourant l’accès aux données de l’ancien laboratoire de Moscou a été dénouée, et c’est une très bonne nouvelle.

« L’AMA amorce maintenant la deuxième étape, qui consiste à authentifier et à passer en revue les données pour s’assurer qu’elles sont complètes et qu’elles n’ont pas été compromises. Compte tenu du volume de données, il faudra un certain temps pour accomplir cette tâche, mais nos experts ont les outils qu’il faut pour pouvoir vérifier les données avec un haut degré de confiance.

« Une fois que les données auront été authentifiées, nous serons en mesure de passer à la troisième étape et de soutenir les différentes organisations sportives et antidopage pour monter des dossiers solides contre les sportifs qui se sont dopés et, dans la foulée, veiller à ce que certains échantillons qui sont toujours stockés au laboratoire de Moscou soient réanalysés dans un laboratoire accrédité au plus tard le 30 juin 2019. »

L’échéance fixée au 31 décembre 2018, avant laquelle RUSADA et les autorités russes devaient donner accès aux données, n’a pas été respectée. Le 1er janvier 2019, l’AMA a immédiatement avisé RUSADA de cette irrégularité, et le processus accéléré énoncé dans le Standard international pour la conformité au Code des signataires (SICCS) a été enclenché. Conformément au SICCS, il est essentiel que l’AMA, à titre d’organisme de réglementation, suive le processus établi et donne au signataire la possibilité de se faire entendre par le CRC pour expliquer l’irrégularité.

En tout temps, l’AMA est restée résolue à récupérer ces données cruciales pour pouvoir monter d’autres dossiers contre les tricheurs qui ont recouru au dopage et exonérer d’autres sportifs. L’AMA continue de poursuivre cet objectif dans l’intérêt des sportifs du monde entier.