Nouvelles 14 NOV 2018
Le Symposium de l’AMA sur le Passeport biologique de l’athlète explore le présent et l’avenir
Du 5 au 7 novembre 2018, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a tenu son deuxième Symposium sur le Passeport biologique de l’athlète (PBA) à Rome, en Italie, gracieusement organisé par la Fédération italienne de médecine sportive (FMSI).
Sur le thème « Façonner le présent et l’avenir du PBA », le symposium a réuni 238 participants de 74 pays. Au total, 140 organisations étaient représentées, comprenant des Unités de gestion du Passeport de l’athlète (UGPA), des fédérations sportives internationales, des organisations nationales et régionales antidopage, des laboratoires accrédités par l’AMA ainsi que des experts du PBA responsables d’examiner les passeports.
L’objectif de ce symposium était de réunir les partenaires du mouvement antidopage qui interviennent à différentes étapes du processus du PBA, notamment les contrôles, l’administration, les examens d’experts et la gestion des résultats, afin de promouvoir l’harmonisation des pratiques et l’échange de connaissances. Les participants ont également eu diverses discussions sur la façon de développer et de mieux utiliser le programme au cours des années à venir.
Les principaux thèmes abordés pendant le symposium ont été les suivants :
- Le PBA fonctionne bien. Environ 150 sportifs ont été sanctionnés via le passeport sanguin, tandis que 15 organisations antidopage ont géré des cas détectés dans le cadre du passeport, dont ils commencent à voir les avantages. Cela s’ajoute aux centaines de cas où le ciblage de contrôles traditionnels grâce au PBA s’est traduit par des résultats d’analyse anormaux.
- Nous devons continuer à travailler ensemble pour partager les informations et les réussites. Le besoin de plus de collaboration, de communication et de confiance entre les partenaires de la lutte antidopage, mais aussi de promouvoir davantage les succès du PBA, a été clairement exprimé par les participants.
- Le PBA n’est pas un outil employé de façon isolée. Une meilleure intégration du passeport aux autres volets du programme antidopage, comme les contrôles et les enquêtes, permet de renforcer encore son efficacité.
- À mesure que le PBA continue d’évoluer, le rôle des diverses parties prenantes devient plus complexe et spécialisé, ce qui fait ressortir le besoin de définir clairement les rôles, d’avoir du personnel qualifié et d’offrir des programmes de formation continue.
- Le système doit agir plus vite. Les sportifs ont le droit d’affronter d’autres sportifs propres, et il faut dès lors continuer d’améliorer le système pour le rendre plus efficace.
« Le programme du PBA ne cesse de s’améliorer. Il devient plus sensible à l’utilisation de substances interdites, plus efficace pour le ciblage et le profilage longitudinal, et il est un outil réellement dissuasif pour ceux qui seraient tentés de tricher » a déclaré le directeur exécutif senior, Sciences et partenariats internationaux de l’AMA, le Dr Olivier Rabin.
« Cela dit, il n’est pas parfait. Il n’est pas encore utilisé à sa pleine capacité et nous continuons de découvrir des moyens de l’améliorer. C’est l’objectif sous-jacent du Symposium sur le PBA et d’autres réunions importantes comme celles-ci. Nous devons surtout continuer de renforcer la collaboration entre les partenaires, y compris les responsables des contrôles dans le cadre du PBA, les UGPA, les experts du PBA et le personnel de gestion des résultats, afin de nous assurer que ce programme deviendra un élément encore plus important et efficace de la lutte antidopage. »
Parmi les personnes présentes à l’ouverture du symposium se trouvaient : Giovanni Malagò, président du Comité olympique italien et membre du Comité international olympique; Giovanni Leonardi, directeur général de la Recherche au ministère italien de la Santé; le général Leonardo Gallitelli, président de l’Organisation nationale antidopage italienne; Guido Carpani, chef de cabinet du ministre italien de la Santé; Fabio Pigozzi, président de la Fédération internationale de médecine sportive et membre du Conseil de fondation de l’AMA; le général Adelmo Lusi et le colonel Giovanni Roccia, de la NAS, la police sanitaire italienne; et Maurizio Casasco, président de la FMSI.