Rapport sur les données de contrôles antidopage 2014

  1. En quoi consiste le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2014?
  2. Quelles données figurent dans ce rapport?
  3. En quoi ce rapport diffère-t-il du Rapport sur les violations des règles antidopage (VRAD) publié en juin 2015?
  4. Quelles comparaisons peut-on faire entre les données de 2013 et celles de 2014?
  5. Combien compte-t-on d’autorités de contrôle?
  6. Quelles sont les disciplines et organisations sportives incluses dans les sports mentionnés?
  7. Pourquoi y a-t-il des différences dans le nombre d’échantillons analysés par les laboratoires et dans le nombre de résultats d’analyse anormaux et atypiques?
  8. Les laboratoires doivent-ils analyser un nombre minimum d’échantillons?
  9. Pourquoi y a-t-il une différence si importante entre le nombre de résultats d’analyse anormaux en compétition et hors compétition?
  10. Le rapport comprend des données non soumises dans ADAMS. En quoi consistent ces données?
  11. Le nombre de résultats d’analyse anormaux et atypiques reflète-t-il le nombre de sanctions (violations des règles antidopage)?
  12. Comment expliquer qu’ADAMS ne reflète pas le nombre de violations des règles antidopage ou de sanctions pour dopage?
  13. L’utilisation d’ADAMS est-elle obligatoire?
  14. Chaque donnée du rapport correspond-elle à un sportif individuel?
  15. Par rapport à 2013, les données ont-elles été recueillies différemment en 2014?
  16. Est-ce qu’il y a des différences entre les données de 2014 et celles de 2013?
  17. Combien d’autorités de contrôle ont effectué des contrôles dans le cadre du programme du PBA?
  18. Le nombre d’échantillons du PBA reflète-t-il le nombre de sportifs soumis à des contrôles dans le cadre du PBA?
  19. Pourquoi les données des échantillons prélevés dans le cadre du PBA sont-elles rapportées séparément des données des autres échantillons sanguins?

1. En quoi consiste le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2014? Haut

Ce rapport compile les données sur les analyses fournies par les laboratoires accrédités par l’AMA pour l’année 2014. Ces données comprennent le nombre d’échantillons d’urine et de sang analysés ainsi que les résultats d’analyse anormaux et atypiques rapportés dans le cadre de contrôles en compétition et hors compétition.

C’est la troisième année que les données ont entièrement été compilées dans le Système d’administration et de gestion antidopage (ADAMS), plateforme utilisée par tous les laboratoires accrédités par l’AMA pour le rapport de leurs résultats d’analyse positifs et négatifs. Grâce à l’utilisation d’ADAMS, le rapport 2014 offre un portrait complet des données de contrôles antidopage. Pendant la plus grande partie de 2014, il y avait 32 laboratoires accrédités par l’AMA. Le laboratoire de Sotchi, un satellite du laboratoire de Moscou, a réalisé des contrôles antidopage pendant les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2014 de Sotchi.

2. Quelles données figurent dans ce rapport? Haut

Les données englobent toutes les analyses effectuées en 2014 par les 32 laboratoires accrédités par l’AMA sur des échantillons prélevés dans le cadre de contrôles en compétition et hors compétition, ainsi que les analyses des trois laboratoires approuvés par l’AMA (« laboratoires approuvés »), exclusivement chargés d’effectuer des analyses hématologiques dans le cadre du Passeport biologique de l’Athlète (PBA). De plus, les données ADAMS de 2014 sont compilées d’après la « date de réception » par le laboratoire puisque c’est la seule date qui est systématiquement mise à la disposition des laboratoires et qui peut être enregistrée dans ADAMS. Ces données sont associées aux catégories de sports mentionnées.

Le Rapport des laboratoires comprend également des données qui n’ont pas été soumises individuellement dans ADAMS, mais qui ont été regroupées et intégrées dans les tableaux des données globales sur les analyses. Ceci a permis la comparaison des données globales d’une année à l’autre. Ces données agrégées proviennent essentiellement de programmes de contrôle de groupes professionnels et universitaires menés par des organisations (par ex., la NCAA ou les Ligues majeures) non signataires du Code mondial antidopage mais qui ont recours aux services des laboratoires nord-américains accrédités par l’AMA. Ces organisations, dont les contrats avec les laboratoires ont des clauses de confidentialité, ne permettent pas la soumission de données individuelles dans ADAMS.

Enfin, les rapports comprennent des données sanguines plus détaillées, dont le nombre d’échantillons de sang analysés par les laboratoires, les contrôles effectués et les sports concernés. Ces données se sont avérées particulièrement utiles dans le cadre du programme du PBA.

3. En quoi ce rapport diffère-t-il du Rapport sur les violations des règles antidopage (VRAD) publié en juin 2015? Haut

Le Rapport sur les données de contrôles antidopage fait état des résultats des analyses effectuées par les laboratoires accrédités par l’AMA sur les échantillons d’urine et de sang en 2014, résultats enregistrés dans ADAMS. Il ne fournit pas de statistiques sur le nombre de violations des règles antidopage.

Le Rapport sur les violations des règles antidopage publié par l’AMA en juin 2015 illustre l’incidence du dopage dans le sport mondial en 2013. Il présente les preuves analytiques et non analytiques de violations des règles antidopage (autrement dit, les sanctions). Le rapport détaille les sanctions par sport, autorité de contrôle et nationalité.

La raison pour laquelle le Rapport sur les VRAD comprend les statistiques de 2013 alors que le Rapport sur les données de contrôles antidopage fait état des résultats de 2014 est la suivante : dans les cas de violation (que le Rapport sur les VRAD présente), le processus de gestion des résultats peut prendre beaucoup de temps à mener à terme, depuis les premiers signes de violation potentielle jusqu’à la fermeture du cas. Il faut du temps pour résoudre des cas avant de pouvoir les rédiger et publier adéquatement.

Le Rapport sur les violations des règles antidopage 2013 et le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2014 fournissent des données très pertinentes qui aideront les organisations antidopage (OAD) à mieux comprendre l’incidence mondiale du dopage et à adapter leurs stratégies afin de continuer à protéger les sportifs propres.

De plus amples renseignements au sujet du Rapport sur les VRAD se trouvent dans le document de questions et réponses.

4. Quelles comparaisons peut-on faire entre les données de 2013 et celles de 2014? Haut

D’après tous les résultats ADAMS et non-ADAMS rapportés par les laboratoires, le nombre total d’échantillons prélevés pour des contrôles antidopage a augmenté. Si chaque échantillon d’urine, échantillon sanguin et échantillon sanguin prélevé dans le cadre du PBA est considéré comme un échantillon distinct, cela représente environ 15 000 échantillons de plus qui ont été analysés en 2014 par rapport à 2013. En outre, on a noté, en 2014, une hausse des échantillons enregistrés dans ADAMS par plus de la moitié des laboratoires accrédités.

Le pourcentage de 2014 (1,11 %) pour les résultats d’analyse anormaux* est inférieur à celui de 2013 (1,31 %).

En outre, le nombre de résultats d’analyse anormaux et atypiques a diminué, passant de 2,21 % en 2013 à 1,36 % en 2014. Cette diminution peut être attribuée en partie à la baisse du nombre de résultats d’analyse anormaux enregistrés comme conséquence prévue du modèle adaptatif du Passeport biologique de l’Athlète (PBA).

La mise en place et l’utilisation du module stéroïdien du PBA et les analyses par spectrométrie de masse de rapport isotopique (SMRI) contribueront vraisemblablement à une baisse du nombre de résultats d’analyse atypiques dans l’avenir.

*Résultat d’analyse anormal – définition du Code 2009 (version en vigueur en 2014) – Rapport d’un laboratoire accrédité par l’AMA ou d’un autre laboratoire approuvé par l’AMA qui, en conformité avec le Standard international pour les laboratoires et les documents techniques connexes, révèle la présence dans un échantillon d’une substance interdite ou d’un de ses métabolites ou marqueurs (y compris des quantités élevées de substances endogènes) ou l’usage d’une méthode interdite.

**Résultat d’analyse atypique – définition du Code 2009 – Rapport d’un laboratoire ou d’une autre entité approuvée par l’AMA pour lequel une investigation supplémentaire est requise par le Standard international pour les laboratoires ou les documents techniques connexes avant qu’un résultat d’analyse anormal ne puisse être établi.

5. Combien compte-t-on d’autorités de contrôle? Haut

Les données du Rapport sur les données de contrôles antidopage 2014 dans ADAMS proviennent de 385 différentes autorités de contrôle*, soit un peu plus de la moitié des 643 autorités de contrôle de 2013. Cela s’explique principalement par le plus petit nombre de fédérations nationales (FN) désignées comme autorités de contrôle. Les FN ne sont pas signataires du Code mondial antidopage et ne peuvent autoriser les contrôles indépendants, mais certaines organisations nationales antidopage (ONAD) et fédérations sportives internationales (FI) disposent de règles leur permettant de désigner des autorités de contrôle chargées d’effectuer des contrôles. Les contrôles attribués aux FN peuvent dans certains cas faire partie du programme d’une ONAD ou d’une FI.

*Autorité de contrôle – Définition du Standard international pour les laboratoires – Organisation qui a autorisé un prélèvement d’échantillon, que ce soit (1) une organisation antidopage (par ex. le Comité International Olympique ou une autre organisation responsable de grandes manifestations, l’AMA, une fédération internationale ou une organisation nationale antidopage); ou (2) une autre organisation réalisant des contrôles en vertu de l’autorité, et conformément aux règles, de l’organisation antidopage (par ex. une fédération nationale qui est membre d’une fédération internationale).

6. Quelles sont les disciplines et organisations sportives incluses dans les sports mentionnés? Haut

Les sports et les disciplines mentionnés sont rapportés par les laboratoires tels qu’ils ont été désignés sur le formulaire de contrôle du dopage (FCD) au moment du prélèvement de l’échantillon. Les codes de sport (noms) dans ADAMS permettent aux laboratoires de rapporter les données sur les sports de façon plus harmonisée. Dans le passé, la description générique de certains sports variait d’un pays à l’autre (par ex., le football et le soccer, le hockey sur gazon et le hockey sur glace). L’utilisation d’ADAMS par les organisations antidopage (OAD) lors de la saisie d’informations du FCD permet non seulement d’assurer une plus grande uniformité des informations liées aux sports et disciplines, mais également une transmission efficace de toutes les informations obligatoires du FCD, ce qui réduit davantage les incohérences.

L’AMA, en consultation avec les fédérations internationales (FI) concernées, a procédé à une révision des codes de sport et de disciplines afin de s’assurer que les données sont entrées et soumises dans ADAMS avec plus de précision. Les FI sont encouragées à signaler les corrections ou les mises à jour sur les sports et les disciplines relevant de leur autorité à l’équipe ADAMS.

Si certaines fédérations sportives nationales ou confédérations sportives continentales effectuent des contrôles en vertu de l’autorité de leur FI, d’autres effectuent des contrôles de façon indépendante. Dans ce dernier cas, les résultats des contrôles n’apparaissent pas dans les rapports de données (statistiques) des FI, mais dans ceux des confédérations, pour autant qu’elles aient été désignées comme autorité de contrôle (AC).

7. Pourquoi y a-t-il des différences dans le nombre d’échantillons analysés par les laboratoires et dans le nombre de résultats d’analyse anormaux et atypiques? Haut

Le nombre d’échantillons analysés par un laboratoire dépend principalement du développement du programme national antidopage dans la région ou le pays concerné. Le nombre de manifestations sportives internationales organisées dans la région, ainsi que les programmes antidopage des ligues professionnelles et des organisations sportives non signataires du Code influencent également ce nombre.

Le pourcentage de résultats d’analyse anormaux et atypiques provenant des laboratoires peut être attribué à de nombreux facteurs, parmi lesquels l’étendue des contrôles inopinés réalisés au sein du programme national antidopage en question, les types de sports dont les échantillons sont analysés par le laboratoire, ainsi que la liste des substances interdites en vigueur dans des organisations sportives et des ligues professionnelles non signataires du Code.

8. Les laboratoires doivent-ils analyser un nombre minimum d’échantillons? Haut

Le Standard international pour les laboratoires (SIL) exige qu’un laboratoire accrédité par l’AMA analyse un minimum de 3 000 échantillons par année (urine et sang). Tout laboratoire accrédité n’ayant pas atteint ce chiffre fait l’objet d’une surveillance attentive de la part de l’AMA.

9. Pourquoi y a-t-il une différence si importante entre le nombre de résultats d’analyse anormaux en compétition et hors compétition? Haut

De par sa nature, le menu d’analyse en compétition comprend plus de catégories de substances interdites susceptibles d’être détectées que le menu d’analyse hors compétition, plus particulièrement des substances comme les stimulants, les cannabinoïdes et les glucocorticostéroïdes (appelés « glucocorticoïdes » dans la Liste 2015 des substances et méthodes interdites), qui sont généralement rapportées en plus grand nombre.

10. Le rapport comprend des données non soumises dans ADAMS. En quoi consistent ces données? Haut

Ces données ne proviennent pas d’ADAMS, mais essentiellement de programmes de contrôle de groupes professionnels et universitaires qui ont recours aux services des laboratoires nord-américains accrédités par l’AMA. Ces partenaires ou autorités de contrôle ne sont pas signataires du Code et ne permettent pas aux laboratoires accrédités par l’AMA de soumettre leurs résultats individuels dans ADAMS. Toutefois, les laboratoires peuvent présenter ces résultats globalement et intégrés à l’ensemble des données, comme ce fut le cas dans le passé.

11. Le nombre de résultats d’analyse anormaux et atypiques reflète-t-il le nombre de sanctions (violations des règles antidopage)? Haut

Non.

Ce rapport reflète le nombre de résultats d’analyse anormaux et atypiques rapportés par les laboratoires. Il se peut que ce nombre ne corresponde pas au nombre de violations des règles antidopage rapportées par les organisations antidopage (OAD) parce que tous les résultats soumis sont encore assujettis au processus complet de gestion des résultats mené par les OAD. Ce processus consiste notamment à mettre les résultats en correspondance avec les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) (où une OAD peut approuver l’usage d’une substance interdite pour des raisons médicales justifiées) et avec les études longitudinales, et à s’assurer que le prélèvement et l’analyse des échantillons sont effectués conformément aux standards internationaux pertinents.

12. Comment expliquer qu’ADAMS ne reflète pas le nombre de violations des règles antidopage ou de sanctions pour dopage? Haut

ADAMS ne peut pas encore présenter le portrait complet du nombre de violations des règles antidopage ou de sanctions pour dopage parce que ce ne sont pas toutes les OAD qui utilisent ADAMS.

ADAMS peut enregistrer les violations des règles antidopage et les sanctions fournies par les organisations responsables de la gestion des résultats, ainsi que les informations liées aux prélèvements d’échantillons et aux profils des sportifs, le tout dans une seule plateforme sécuritaire et conforme au Code mondial antidopage. Ces informations sur les violations des règles antidopage ne figurent pas dans le rapport parce qu’elles ont été compilées à partir d’informations fournies par les laboratoires accrédités par l’AMA et non par les OAD elles-mêmes.

Les OAD peuvent accéder gratuitement à toutes ces fonctions. Quand l’ensemble des OAD aura adopté ADAMS, la communauté sportive disposera d’un moyen plus transparent de suivre les résultats – du prélèvement de l’échantillon à la sanction éventuelle – tout en préservant la confidentialité des sportifs. Cela permettra également d’analyser les données, en reliant notamment les résultats d’analyses anormaux à des AUT et à des cas sanctionnés.

Le Rapport sur les données de contrôles antidopage ne fait pas état des sanctions, mais le Rapport sur les violations des règles antidopage 2013, publié en juin 2015, les indique.

13. L’utilisation d’ADAMS est-elle obligatoire? Haut

Si l’utilisation d’ADAMS par les OAD n’est pas obligatoire actuellement, certains éléments le sont, notamment le rapport des résultats des contrôles de sportifs inscrits dans des groupes cibles et le programme du Passeport biologique de l’Athlète (PBA). Le Code mondial antidopage 2015, entré en vigueur le 1er janvier 2015, renforce ces exigences en rendant l’utilisation d’ADAMS (ou tout autre système approuvé par l’AMA) obligatoire pour toutes les OAD. Cette mesure assurera une plus grande disponibilité des données antidopage.

L’AMA encourage fortement toutes les OAD à profiter des avantages d’ADAMS afin de produire des rapports plus complets. Il est important de noter que les OAD doivent entrer dans ADAMS les formulaires de contrôle du dopage contenant les données sur les sportifs et les prélèvements d’échantillons, et ce, afin de renforcer la capacité d’évaluer la situation de la lutte contre le dopage.

14. Chaque donnée du rapport correspond-elle à un sportif individuel? Haut

Non. Un résultat ne correspond pas nécessairement à un sportif, car plusieurs échantillons peuvent être prélevés sur un sportif durant la même phase de prélèvement. Les résultats d’analyse anormaux et atypiques peuvent aussi correspondre à de multiples résultats provenant d’un même sportif ou à plusieurs mesures issues du même sportif, par exemple dans les cas d’études longitudinales de la testostérone (c'est-à-dire la mesure du niveau de testostérone d’un sportif sur une certaine période au moyen du module stéroïdien).

15. Par rapport à 2013, les données ont-elles été recueillies différemment en 2014? Haut

Non. Nous avons utilisé la même méthode, soit ADAMS, pour recueillir les données de 2014, comme ce fut le cas en 2012 et 2013. Toutefois, le rapport de 2014 est plus détaillé et contient les résultats d’analyse anormaux enregistrés dans chaque catégorie de substances par sport et discipline. Comme dans le passé, nous avons agrégé (présenté de façon globale) les données des organisations non signataires du Code (par ex., les ligues professionnelles américaines). Depuis 2012, les laboratoires ont commencé à rapporter les résultats négatifs en plus des résultats d’analyse anormaux et atypiques soumis initialement dans le passé. Ceci a permis de colliger toutes les données – résultats négatifs et résultats d’analyse anormaux et atypiques – dans ADAMS. Cette méthode de rendu des rapports dans ADAMS explique pourquoi les rapports de 2012 à 2014, par opposition aux rapports antérieurs à 2012, offrent un aperçu beaucoup plus complet des données antidopage.

En outre, l’utilisation d’ADAMS permet au Rapport sur les données de contrôles antidopage 2014 de classifier les données sur les contrôles en différentes catégories, soit les disciplines, les autorités de contrôle et les contrôles en compétition et hors compétition. Ceci offre aux partenaires un portrait beaucoup plus complet des données liées à la lutte mondiale pour la protection des sportifs propres.

16. Est-ce qu’il y a des différences entre les données de 2014 et celles de 2013? Haut

Oui.

Résultats d’analyse anormaux par classe de médicaments et disciplines sportives

Pour la première fois, le Rapport sur les données de contrôles antidopage comprend le nombre de substances rapportées dans chaque catégorie de substances interdites pour chaque sport ou discipline et fait maintenant la distinction entre les différents types de substances qui contribuent au nombre total de résultats d’analyse anormaux enregistrés par sport ou discipline (voir le tableau 36 – 41 du Rapport des sports et disciplines).

Catégorisation des disciplines sportives

Les sports sont maintenant compilés selon huit grandes catégories : ASOIF (Association des fédérations internationales des sports olympiques d'été), AIOWF (Association des fédérations internationales des sports olympiques d'hiver), ARISF (Association des fédérations sportives internationales reconnues par le CIO), AIMS (Alliance des membres indépendants de SportAccord), Comité international paralympique (CIP), Sports pour athlètes ayant un handicap, Autres sports – Signataires du Code et Autres sports.

Ainsi, les données sur les sports sont présentées séparément des données sur les disciplines des fédérations internationales (FI) associées, et ce, en fonction de la structure établie par les codes « sport-discipline » dans ADAMS (ces codes ont été déterminés par les FI). De plus, les données sur les sports comprennent les sports du programme olympique issus de disciplines sportives universitaires, c’est-à-dire les disciplines susceptibles de ne pas être régies par la fédération internationale pertinente . Cette formule permet de fournir des données plus précises que par le passé sur les fédérations internationales concernées.

Par exemple, les données pour le « rugby » (Sports de l’ASOIF) n’englobent que des données provenant du rugby à 15 et du rugby à 7, lesquelles sont régies par World Rugby. Les autres disciplines du rugby, dont la Ligue de rugby, le rugby de plage et le touch football, sont répertoriées sous « Autres sports ». En outre, les tableaux des autorités de contrôle du Rapport des autorités de contrôle présentent de façon distincte les autorités de contrôle qui contribuent aux données du rugby à 15 et du rugby à 7 (par ex., World Rugby, les ONAD, etc.). Les OAD qui utilisent ADAMS peuvent également classer les contrôles effectués au sein de leur propre organisation.

De plus, toutes les données sur les sports enregistrées dans ADAMS en 2014 ont été compilées et détaillées dans le Rapport des sports et disciplines. Les données de contrôles antidopage des rapports des années antérieures étaient regroupées dans la catégorie Autres sports et, dans le rapport 2014, elles figurent comme des données sur des sports individuels.

EPO dans le sang

En 2014, ADAMS a permis d’enregistrer les données de contrôle sanguin pour les agents stimulants de l’érythropoïèse, et les contrôles sanguins pour la détection de l’EPO (y compris le CERA) ont donc pu être compilés puisqu’ADAMS permet désormais aux laboratoires de rapporter ces analyses de manière harmonisée. Au cours des dernières années, l’AMA a incité les OAD à réaliser plus de contrôles sanguins, et le rapport de 2014 inclut le nombre de tests sanguins réalisés. Ceci permettra à la communauté antidopage de comparer les données des analyses sanguines de 2010 (année où les données hématologiques ont été compilées pour la première fois) à celles des années subséquentes.

Hormone de croissance humaine (hGH)

Des limites de décision révisées pour la détection de l’hGH ont été établies au début de 2014 et, par conséquent, les OAD ont recommencé les analyses de l’hGH dans le cadre de leurs plans de répartition des contrôles. En outre, l’AMA a encouragé les OAD à continuer de prélever des échantillons destinés aux analyses de l’hGH et il se peut donc que les laboratoires aient rapporté des résultats pour les échantillons reçus au début de 2014, mais ne les aient analysés qu’après l’établissement des limites de décision révisées.

17. Combien d’autorités de contrôle ont effectué des contrôles dans le cadre du programme du PBA? Haut

Quatre-vingt-onze (91) autorités de contrôle ont contribué aux données du PBA rapportées dans ADAMS en 2014, par comparaison à quatre-vingt-quinze (95) en 2013. En outre, tous les laboratoires accrédités par l’AMA qui réalisent des analyses sanguines dans le cadre du PBA ont effectué des analyses et rapporté leurs résultats du PBA dans ADAMS. En 2014, trois laboratoires approuvés par l’AMA exclusivement chargés d’effectuer des analyses hématologiques dans le cadre du PBA ont effectué des analyses et ont rapporté leurs résultats dans ADAMS. Le nombre total d’échantillons sanguins analysés et prélevés dans le cadre du PBA a légèrement diminué en 2014.

 

18. Le nombre d’échantillons du PBA reflète-t-il le nombre de sportifs soumis à des contrôles dans le cadre du PBA? Haut

Non. Le nombre d’échantillons analysés ne correspond pas au nombre de sportifs soumis à des contrôles. En fait, le programme du PBA vise à englober de multiples résultats provenant d’un même sportif ou des mesures issues du même sportif dans les cas d’études longitudinales.

19. Pourquoi les données des échantillons prélevés dans le cadre du PBA sont-elles rapportées séparément des données des autres échantillons sanguins? Haut

Les échantillons sanguins peuvent être prélevés en tant qu’échantillons A et B habituels dans le but de rapporter des résultats d’analyse anormaux (hGH, EPO, etc.), alors que les échantillons prélevés dans le cadre du PBA sont recueillis comme échantillons uniques afin de mesurer des variables sanguines précises d’un athlète et de comparer dans le temps les données antérieures de l’athlète. Ceci permet d’établir le profil biologique d’un athlète et constitue une méthode indirecte de détection du dopage.