Rapport sur les données de contrôles 2016

Définitions

  1. Qu’est-ce qu’un résultat d’analyse anormal?
  2. Qu’est-ce qu’un résultat d’analyse atypique?
  3. Qu’est-ce qu’une organisation antidopage?
  4. Qu’est-ce qu’une autorité de contrôle?
  5. Qu’est-ce qu’ADAMS?
  6. Qu'est-ce que le Passeport biologique de l’athlète?

À propos du rapport

  1. En quoi consiste le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2016?
  2. Quelles données figurent dans le Rapport 2016?
  3. La mise en oeuvre du Code 2015 et du Standard international pour les contrôles et les enquêtes (SICE) par les OAD [par ex. le Document technique pour les analyses spécifiques par sport (DTASS)] a-t-elle eu une incidence sur les résultats?

Comparaison des rapports 2016 et 2015

  1. Quelles comparaisons peut-on faire entre les données de 2016 et celles de 2015?
  2. Les données ont-elles été recueillies différemment en 2016 par rapport à 2015?
  3. Y a-t-il des différences entre les données de 2016 et celles de 2015?

Liens avec les autres rapports de l'AMA

  1. En quoi le Rapport 2016 diffère-t-il des rapports sur les violations des règles antidopage (VRAD)?
  2. Comment expliquer qu’ADAMS lui-même ne reflète pas le nombre de violations des règles antidopage ou de sanctions pour dopage?

Résultats

  1. Combien compte-t-on d’autorités de contrôle (AC)?
  2. Quelles sont les disciplines et organisations sportives incluses dans les sports mentionnés?
  3. Les laboratoires doivent-ils analyser un nombre minimum d’échantillons?
  4. Pourquoi y a-t-il une différence si importante entre le nombre de résultats d’analyse anormaux en compétition et hors compétition?

Autres questions

  1. L’utilisation d’ADAMS est-elle obligatoire?
  2. Chaque échantillon/résultat du Rapport 2016 correspond-il à un sportif individuel?
  3. Combien d’autorités de contrôle ont-elles effectué des contrôles dans le cadre du programme du Passeport biologique de l’athlète?
  4. Pourquoi les données des échantillons prélevés dans le cadre du Passeport biologique de l’athlète sont-elles rapportées séparément des données des autres échantillons sanguins?

Définitions

1. Qu’est-ce qu’un résultat d’analyse anormal? Haut

Un résultat d’analyse anormal (RAA) est un rapport d’un laboratoire accrédité par l’AMA ou d’un autre laboratoire approuvé par l’AMA qui, en conformité avec le Standard international pour les laboratoires (SIL) et les documents techniques connexes, révèle la présence dans un échantillon d’une substance interdite ou d’un de ses métabolites ou marqueurs (y compris des quantités élevées de substances endogènes) ou l’usage d’une méthode interdite.

2. Qu’est-ce qu’un résultat d’analyse atypique? Haut

Un résultat d’analyse atypique (RA) est un rapport d’un laboratoire accrédité ou approuvé par l’AMA pour lequel une investigation supplémentaire est requise par le SIL ou les documents techniques connexes avant qu’un RAA ne puisse être établi.

3. Qu’est-ce qu’une organisation antidopage? Haut

Une organisation antidopage (OAD) est un signataire du Code mondial antidopage (le Code) qui est responsable de l’adoption de règles relatives à la création, à la mise en oeuvre ou à l’application de tout volet du processus de contrôle du dopage. Il s’agit par exemple du Comité international olympique (CIO), du Comité international paralympique (CIP), d’autres organisations responsables de grandes manifestations (OGM) qui effectuent des contrôles lors de manifestations relevant de leur responsabilité, des fédérations internationales (FI) et des organisations nationales antidopage (ONAD).

4. Qu’est-ce qu’une autorité de contrôle? Haut

Une autorité de contrôle est l’organisation qui a autorisé un prélèvement d’échantillon, que ce soit :

  • une OAD; ou
  • une autre organisation réalisant des contrôles en vertu de l’autorité, et conformément aux règles, de l’OAD (par ex., une fédération nationale qui est membre d’une fédération internationale).

5. Qu’est-ce qu’ADAMS? Haut

ADAMS (acronyme anglais de Anti-Doping Administration and Management System, ou Système d’administration et de gestion antidopage) est un instrument de gestion en ligne, sous forme de banque de données, qui sert à la saisie, à la conservation, au partage et à la transmission de données, conçu pour aider l’AMA et ses partenaires dans leurs opérations antidopage en conformité avec la législation relative à la protection des données.

6. Qu'est-ce que le Passeport biologique de l’athlète? Haut

Le principe du Passeport biologique de l’athlète (PBA) est basé sur le suivi au fil du temps de variables biologiques sélectionnées (biomarqueurs de dopage) qui révèlent indirectement les effets du dopage, par opposition à la détection directe traditionnelle du dopage au moyen d’analyses.

À propos du rapport

1. En quoi consiste le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2016? Haut

Le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2016 (le Rapport 2016) présente une synthèse de tous les échantillons de contrôle du dopage analysés et rapportés par les 34 laboratoires accrédités par l’AMA en 2016. Les données comprennent tous les contrôles effectués dans le monde par les signataires du Code – analyses d’urine, de sang et analyses hématologiques relatives au PBA dans le cadre de contrôles en compétition et hors compétition, ainsi que les résultats de ces analyses, y compris les RAA et les RA.

Le Rapport 2016 offre un portrait complet des données de contrôles antidopage à l’échelle mondiale, qui permet aux organisations d’observer les tendances des programmes de contrôle du dopage par sport, organisation, substance et laboratoire, puis d’adapter en conséquence leurs stratégies antidopage.

Le Rapport 2016 représente le deuxième ensemble de données de contrôles antidopage depuis l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2015, du Code révisé.

2. Quelles données figurent dans le Rapport 2016? Haut

Le Rapport 2016 englobe toutes les analyses effectuées par les laboratoires accrédités par l’AMA et les laboratoires que l’AMA a approuvés pour effectuer des analyses hématologiques exclusivement aux fins du PBA (« laboratoires approuvés »).

Pour la première fois, les données sont compilées d’après la « date de prélèvement de l’échantillon » (et non la « date de réception » de l’échantillon par le laboratoire) grâce aux efforts déployés par les laboratoires pour incorporer la date de prélèvement dans leurs rapports dans ADAMS. Cette façon de faire devrait permettre aux autorités de contrôle de mieux faire correspondre les données ADAMS à leurs programmes de contrôle annuels. Ces données sont associées aux catégories de sports mentionnées.

Le Rapport 2016 comprend également des données qui n’ont pas été soumises individuellement dans ADAMS, mais qui ont été regroupées et intégrées seulement dans les tableaux des données globales sur les analyses. Ceci permet les comparaisons d’une année à l’autre des données globales. Ces données agrégées proviennent essentiellement de programmes de contrôle d’organismes professionnels et universitaires gérés par des organisations nord-américaines non signataires du Code (par ex., la National Collegiate Athletic Association (NCAA) ou les Ligues majeures), bien qu’ils aient recours aux services de laboratoires accrédités par l’AMA en Amérique du Nord. Ces organisations, dont les contrats comportent des clauses de confidentialité, ne permettent pas la soumission de données individuelles dans ADAMS.

3. La mise en oeuvre du Code 2015 et du Standard international pour les contrôles et les enquêtes (SICE) par les OAD [par ex. le Document technique pour les analyses spécifiques par sport (DTASS)] a-t-elle eu une incidence sur les résultats? Haut

Oui.

Le DTASS est un document technique obligatoire de niveau deux qui est entré en vigueur le 1er janvier 2015. Comme l’exige le Code 2015, les OAD doivent appliquer le DTASS.

Le DTASS a pour but de veiller à ce que les substances interdites relevant de son champ d’application, qui sont susceptibles de faire l’objet d’abus dans certains sports ou certaines disciplines, soient soumises à un niveau minimal d’analyse approprié et cohérent de la part de toutes les OAD. Le DTASS exige que les OAD définissent un niveau minimum d’analyse pour les trois groupes suivants de substances interdites : les agents stimulants de l’érythropoïèse, l’hormone de croissance et les facteurs de libération de l’hormone de croissance.

Les résultats du Rapport 2016 montrent une augmentation notable des contrôles effectués par les OAD dans ces trois groupes par rapport à 2015 :

  • augmentation du nombre d’enregistrements de disciplines définies dans le DTASS;
  • augmentation de 32 % des contrôles de l’hormone de croissance [surtout en raison des analyses des biomarqueurs de l’hormone de croissance (hGh)];
  • augmentation de 29 % des contrôles des agents stimulant l’érythropoïèse (ASE) dans l’urine et de 7 % dans les prélèvements sanguins, y compris une hausse importante du nombre de RAA concernant les ASE rapportés via les analyses de sang; et
  • augmentation de 127 % du nombre total de contrôles des facteurs de libération de l’hormone de croissance.

Le Rapport 2016 indique également une augmentation importante du nombre d’autorités de contrôle ayant effectué des contrôles et du nombre de sports visés pour les trois groupes de substances interdites. Par rapport à 2015, le nombre de résultats d’analyse anormaux s’est accru dans les trois groupes, avec 21 résultats d’analyse anormaux supplémentaires enregistrés pour les agents stimulant l’érythropoïèse, deux pour l’hormone de croissance, deux pour les facteurs de libération de l’hormone de croissance et un pour les facteurs de libération de l’hormone de croissance.

Il apparaît donc, à la lumière de ce rapport, que le DTASS continue d’avoir une incidence sur les programmes antidopage, en favorisant une plus grande uniformité des contrôles de détection de ces puissantes substances parmi les différents sports et disciplines dans le monde, et en contribuant ainsi à la protection du sport propre.

Comparaison des rapports 2016 et 2015

1. Quelles comparaisons peut-on faire entre les données de 2016 et celles de 2015? Haut

D’après tous les résultats ADAMS et non-ADAMS rapportés par les laboratoires, le nombre total d’échantillons d’urine et de sang prélevés pour des contrôles antidopage a diminué de 0,9 %. Le nombre total d’échantillons d’urine a baissé, passant de 282 193 à 277 267, tandis que le nombre d’échantillons sanguins a augmenté, passant de 21 176 à 23 298 entre 2015 et 2016. Si on inclut les échantillons sanguins prélevés pour le Passeport biologique de l’athlète, environ 357 échantillons supplémentaires ont été analysés en 2016 (Rapport des laboratoires 2016 – Tableau 3) par rapport à 2015 (Rapport des laboratoires 2015 – Tableau 3).

En outre, on peut noter en 2016 une hausse des échantillons enregistrés dans environ 60 % des laboratoires accrédités par rapport à 2015.

En ce qui concerne les résultats d’analyse anormaux (RAA), il y a eu une augmentation notable du pourcentage de RAA rapportés : de 1,26 % (3 809 RAA pour 303 369 échantillons) en 2015 à 1,60 % (4 822 RAA pour 300 565 échantillons) en 2016.

De plus, le pourcentage de résultats d’analyse anormaux et atypiques combinés a augmenté, passant de 1,49 %, en 2015, à 1,81 %, en 2016. Cette augmentation est attribuable à la hausse du nombre de résultats d’analyse anormaux, car le nombre de résultats atypiques a enregistré une baisse prévisible à la suite des nouvelles lignes directrices sur la détection et la gestion des résultats pour la gonadotrophine chorionique humaine (hCG) et l’hormone lutéinisante (LH). De plus, on note une hausse des résultats d’analyse anormaux dans le cas des analyses par chromatographie gazeuse – combustion – spectrométrie de masse des rapports isotopiques (CG-C-SMRI) appliquée aux marqueurs du profil stéroïdien : de 3,2 % en 2015 (176 RAA pour 5 578 échantillons) à 3,6 % en 2016 (169 RAA pour 4 676 échantillons). On observe aussi une augmentation notable du nombre de RAA découlant de l’analyse des agents stimulant l’érythropoïèse dans les échantillons sanguins : de 0,03 % en 2015 (1 RAA pour 3 219 échantillons) à 0,64 % en 2016 (22 RAA pour 3 464 échantillons).

On constate une hausse du nombre de RAA liés à presque toutes les catégories de substances interdites (S1, S2, S3, S5, S6, S7, M2 et plus particulièrement S4 - modulateurs hormonaux et métaboliques).

On observe également une augmentation relative de la proportion globale d’échantillons sanguins analysés non liés au Passeport : 6,98 % (21 176 sur 303 369) en 2015 contre 7,75 % (23 298 sur 300 565) en 2016.

Par ailleurs, les analyses visant l’hormone de croissance, les agents stimulant l’érythropoïèse et les facteurs de libération de l’hormone de croissance – trois substances interdites importantes – continuent de s’accroître de façon notable, comme le préconise le DTASS. [Voir la réponse à la question précédente pour plus de détails.]

2. Les données ont-elles été recueillies différemment en 2016 par rapport à 2015? Haut

Oui. Les données du Rapport 2016 ont été compilées d’après la date de prélèvement de l’échantillon plutôt que la date de réception de l’échantillon par le laboratoire, afin de prendre en considération les échantillons prélevés entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2016.

Pour le reste, ADAMS a de nouveau été utilisé pour recueillir les données de 2016, comme c’est le cas depuis 2012. Nous avons ainsi agrégé (présenté de façon globale) les données provenant principalement des ligues professionnelles et des universités nord-américaines. Depuis 2012, les laboratoires ont commencé à rapporter les résultats négatifs en plus des résultats d’analyse anormaux et atypiques soumis. Ceci a permis de compiler toutes les données – résultats négatifs et résultats d’analyse anormaux et atypiques – à partir d’ADAMS. Les détails et la structure des données dans ADAMS expliquent pourquoi les rapports de 2012 à 2015, par opposition aux rapports antérieurs à 2012, offrent un aperçu beaucoup plus complet des données antidopage.

Par exemple, l’utilisation d’ADAMS a permis aux rapports de distinguer les données de contrôles par discipline, autorité de contrôle et contrôle en compétition ou hors compétition. Cela offre aux partenaires un portrait beaucoup plus complet des données liées à la lutte pour la protection du sport sans dopage dans le monde.

3. Y a-t-il des différences entre les données de 2016 et celles de 2015? Haut

Oui.

Résultats d’analyse anormaux par classe de médicaments et disciplines sportives

Pour la première fois, le Rapport 2016 fait état du nombre d’échantillons analysés selon la méthode chromatographie gazeuse – combustion – spectrométrie de masse des rapports isotopiques (CG-C-SMRI) pour la 19-norandrostérone et la boldénone, conformément au document technique SMRI. En 2016, ADAMS a continué de permettre l’enregistrement des analyses des facteurs de libération de l’hormone de croissance, des facteurs de libération de la gonadotrophine (GnRH), de l’insuline, du facteur de croissance insulinomimétique de type I (IGF-I) et des biomarqueurs de l’hormone de croissance (hGH) de façon standardisée. L’AMA a encouragé les OAD à effectuer plus de contrôles conformément au DTASS, et le Rapport 2016 présente le nombre de ces contrôles.

Catégorisation des disciplines sportives

Les sports continuent d’être compilés selon huit grandes catégories :

  1. ASOIF (Association des fédérations internationales des sports olympiques d’été)
  2. AIOWF (Association des fédérations internationales des sports olympiques d’hiver)
  3. ARISF (Association des fédérations sportives internationales reconnues par le CIO)
  4. AIMS (Alliance des membres indépendants reconnus du sport)
  5. CIP (Comité international paralympique)
  6. Sports handicaps
  7. Autres sports – Signataires du Code
  8. Autres sports

Les données sur les sports sont en outre fondées sur les disciplines relevant de l’autorité des fédérations internationales (FI) associées et en fonction de la structure établie par les codes « sport-discipline » dans ADAMS (déterminés par les FI).

Les données sur les sports permettent de distinguer les sports du programme olympique qui sont issus de disciplines sportives universitaires, c’est-à-dire les disciplines susceptibles de ne pas être sous l’autorité de la FI pertinente. Cette formule permet de fournir des données plus précises que par le passé sur les FI concernées. Le Rapport 2016 comprend plus d’échantillons attribués à des disciplines spécifiques que le rapport 2015, ce qui laisse entendre que les autorités de contrôle utilisent les disciplines définies dans le DTASS dans leurs procédures de prélèvement des échantillons et leur documentation.

Par exemple, les données pour « Rugby Union » (sport de l’ASOIF) n’englobent que des données provenant des disciplines du rugby à 15 et du rugby à 7, lesquelles sont régies par World Rugby. Les autres disciplines du rugby, dont « Rugby League » (rugby à 13), le rugby de plage et le touch football, sont répertoriées sous « Autres sports ». En outre, les tableaux des autorités de contrôle du Rapport des autorités de contrôle présentent de façon distincte les autorités de contrôle qui contribuent aux données du rugby à 15 et du rugby à 7 (par ex., World Rugby, des ONAD, etc.). Les OAD qui utilisent ADAMS peuvent également classer les contrôles effectués au sein de leur propre organisation.

Par ailleurs, les données pour l’« Athlétisme » (sport de l’ASOIF) englobent une augmentation du nombre de disciplines définies dans le DTASS attribuées aux échantillons. En 2015, près de 36 % des échantillons recueillis en athlétisme (10 848 pour 30 308 échantillons) avaient été enregistrés dans ADAMS sous une discipline définie dans le DTASS. En 2016, ce pourcentage a plus que doublé, 73 % des échantillons recueillis en athlétisme (22 947 pour 31 433 échantillons) ayant été enregistrés dans ADAMS sous une discipline définie dans le DTASS.

Hormone de croissance (GH)

Les résultats des contrôles des biomarqueurs de l’hormone de croissance (hGH) effectués en 2016 sont inclus dans le rapport. C’est la deuxième année que ces contrôles sont réalisés. Les nouvelles lignes directrices concernant ces contrôles, publiées en 2015, établissent une approche harmonisée, notamment au sujet des limites de décision touchant l’interprétation et la divulgation des résultats. ADAMS a permis de compiler les résultats des contrôles de façon standardisée.

Liens avec les autres rapports de l'AMA

1. En quoi le Rapport 2016 diffère-t-il des rapports sur les violations des règles antidopage (VRAD)? Haut

Le Rapport 2016 fait état des résultats des analyses effectuées par les laboratoires accrédités par l’AMA sur les échantillons d’urine et de sang en 2016, résultats enregistrés dans ADAMS. Il ne fournit pas de statistiques sur le nombre de résultats d’analyse anormaux (RAA) et des résultats atypiques (RA) qui ont donné lieu à des violations des règles antidopage.

Les données du Rapport 2016 ne correspondent pas nécessairement au nombre de violations des règles antidopage rapportées par les OAD parce que tous les résultats soumis sont encore assujettis au processus complet de gestion des résultats mené par les OAD. Ce processus consiste notamment à lier les résultats à de possibles autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) – une OAD pouvant approuver l’usage d’une substance interdite pour des raisons médicales justifiées – ou études longitudinales, et à s’assurer que le prélèvement et l’analyse des échantillons sont effectués conformément aux standards internationaux pertinents.

Autrement dit, une RAA ou une RA n’entraîne pas forcément une violation des règles antidopage.

Le Rapport sur les VRAD 2015, publié en avril 2017, illustre l’incidence du dopage dans le sport à l’échelle mondiale pendant l’année 2015. Il présente les cas analytiques et non analytiques de violations des règles antidopage (autrement dit, les sanctions). Le rapport détaille les sanctions par sport, autorité de contrôle et nationalité.

La raison pour laquelle le Rapport sur les VRAD publié en 2017 comprend les statistiques de 2015, alors que le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2016 fait état des résultats de 2016, est la suivante : dans les cas de violation, le processus de gestion des résultats peut prendre beaucoup de temps à mener à terme, depuis les premiers signes de violation potentielle jusqu’à la fermeture du cas. Il faut du temps pour résoudre les cas avant de pouvoir les rédiger et les publier adéquatement.

Ensemble, le Rapport 2016 et le Rapport sur les VRAD 2016, qui sera publié en 2018, fourniront des données très pertinentes qui aideront les OAD à mieux comprendre les tendances mondiales en matière de dopage et à adapter leurs stratégies afin de continuer à protéger le sport propre.

2. Comment expliquer qu’ADAMS lui-même ne reflète pas le nombre de violations des règles antidopage ou de sanctions pour dopage? Haut

ADAMS ne peut pas encore présenter le portrait complet et exact du nombre de violations des règles antidopage ou de sanctions pour dopage parce que les OAD n’utilisent pas toutes ADAMS.

ADAMS peut enregistrer les violations des règles antidopage et les sanctions imposées par les organisations responsables de la gestion des résultats, ainsi que les informations liées aux prélèvements d’échantillons et aux profils des sportifs, le tout dans une seule plateforme sûre et conforme au Code mondial antidopage. Ces informations sur les violations des règles antidopage ne figurent pas dans le Rapport 2016 parce qu’elles ont été compilées à partir d’informations fournies par les laboratoires accrédités par l’AMA, et non par les OAD elles-mêmes.

Les OAD peuvent accéder gratuitement à toutes ces fonctions. Quand les OAD auront entièrement adopté ADAMS, la communauté sportive disposera d’un moyen plus transparent de suivre les résultats – du prélèvement de l’échantillon à la sanction éventuelle – tout en préservant la confidentialité des sportifs. Cela permettra également d’analyser les données, en reliant notamment les RAA à des AUT et à des cas sanctionnés.

Résultats

1. Combien compte-t-on d’autorités de contrôle (AC)? Haut

Les données du Rapport 2016 proviennent de 413 AC différentes, soit un peu plus que les 403 AC de 2015, dont un certain nombre de fédérations nationales (FN) effectuant des contrôles. Les FN ne sont pas signataires du Code et ne peuvent donc pas autoriser des contrôles elles-mêmes, mais certaines ONAD et FI disposent de règles leur permettant d’autoriser des FN à effectuer des contrôles. Les contrôles attribués aux FN peuvent donc, dans certains cas, faire partie du programme d’une ONAD ou d’une FI.

Les organisations nationales antidopage (ONAD) continuent d’effectuer une grande partie des contrôles à l’échelle mondiale. De fait, elles ont été les autorités de contrôle responsables de 63 % des échantillons analysés en 2016. Les fédérations internationales (FI) ont été responsables de 20 % des échantillons analysés (comprenant les contrôles effectués par les organisations membres de AIMS, de l’ARISF, l’AIOWF et l’ASOIF).

2. Quelles sont les disciplines et organisations sportives incluses dans les sports mentionnés? Haut

Les sports et les disciplines mentionnés dans le Rapport 2016 sont rapportés par les laboratoires tels qu’ils ont été désignés sur le formulaire de contrôle du dopage (FCD) au moment du prélèvement de l’échantillon. Les codes de sport (noms) dans ADAMS permettent aux laboratoires de rapporter les données sur les sports de façon plus harmonisée. Le Rapport 2016 par sport montre une amélioration en ce qui a trait aux données rapportées pour les disciplines définies dans chaque sport.

L’AMA, en consultation avec les FI concernées, a procédé à une révision des codes de sport et de disciplines afin de s’assurer que les données soient entrées et soumises dans ADAMS avec plus de précision. Les FI sont encouragées à signaler les corrections ou les mises à jour en matière de sports et de disciplines relevant de leur autorité à l’équipe ADAMS.

Si certaines fédérations sportives nationales ou confédérations sportives continentales effectuent des contrôles en vertu de l’autorité de leur FI, d’autres effectuent des contrôles de façon indépendante. Dans ce dernier cas, les résultats des contrôles n’apparaissent pas dans les statistiques des FI, mais dans ceux des confédérations, pour autant qu’elles aient été désignées comme autorités de contrôle.

3. Les laboratoires doivent-ils analyser un nombre minimum d’échantillons? Haut

Oui.

Le Standard international pour les laboratoires (SIL) exige qu’un laboratoire accrédité par l’AMA analyse un minimum de 3 000 échantillons par année (urine, sang et Passeport). Tout laboratoire accrédité n’ayant pas atteint ce chiffre fait l’objet d’une supervision attentive de la part de l’AMA. Dans certains cas, les suspensions peuvent expliquer la baisse du nombre total d’échantillons analysés.

4. Pourquoi y a-t-il une différence si importante entre le nombre de résultats d’analyse anormaux en compétition et hors compétition? Haut

Généralement, plus d’échantillons sont prélevés en compétition que hors compétition. Le Rapport 2016 révèle que, dans ADAMS, 124 820 échantillons ont été prélevés au total en compétition (soit 54,4 %), tandis que 104 694 l’ont été hors compétition (soit 45,6 %).

De plus, par sa nature même, le menu d’analyses en compétition comprend plus de catégories, donc plus de substances interdites susceptibles d’être détectées, que le menu d’analyses hors compétition. C’est le cas en particulier des substances comme les stimulants, les cannabinoïdes et les glucocorticoïdes, qui sont généralement rapportées en plus grand nombre du fait qu’elles ne sont interdites qu’en compétition.

Autres questions

1. L’utilisation d’ADAMS est-elle obligatoire? Haut

Le 12 mai 2016, le Conseil de fondation de l’AMA a décidé d'obliger les OAD à entrer tous les formulaires de contrôle du dopage (FCD) et toutes les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) dans ADAMS au plus tard 15 jours ouvrables après les prélèvements d’échantillons ou la réception des décisions concernant les AUT. Cette exigence est entrée en vigueur le 1er juin 2016.

2. Chaque échantillon/résultat du Rapport 2016 correspond-il à un sportif individuel? Haut

Non.

Un sportif peut être associé à de multiples échantillons. Plusieurs échantillons peuvent être prélevés sur un sportif durant la même phase de prélèvement. Dans le Rapport 2016, les résultats d’analyse anormaux et atypiques peuvent aussi correspondre à de multiples résultats provenant d’un même sportif ou à plusieurs mesures issues du même sportif, par exemple au moyen des modules hématologique et stéroïdien du Passeport de l’athlète, sur une certaine période.

3. Combien d’autorités de contrôle ont-elles effectué des contrôles dans le cadre du programme du Passeport biologique de l’athlète? Haut

Quatre-vingt-cinq (85) autorités de contrôle ont contribué aux données du Passeport rapportées dans ADAMS en 2016, en comparaison avec 76 en 2015. Le nombre de FI effectuant des analyses hématologiques dans le cadre du Passeport est passé de 24 en 2015 à 25 en 2016, et le nombre d’ONAD a continué d’augmenter, passant de 40 en 2015 à 46 en 2016. En outre, tous les laboratoires accrédités par l’AMA qui réalisent des analyses hématologiques dans le cadre du Passeport ont effectué des analyses et rapporté leurs résultats de Passeports dans ADAMS. En 2016, trois laboratoires approuvés par l’AMA et exclusivement chargés d’effectuer des analyses hématologiques dans le cadre du Passeport ont effectué des analyses et rapporté leurs résultats dans ADAMS. Le nombre total d’échantillons sanguins prélevés et analysés dans le cadre du Passeport est passé de 25 012 en 2015 à 28 173 en 2016 (augmentation de 13 %).

4. Pourquoi les données des échantillons prélevés dans le cadre du Passeport biologique de l’athlète sont-elles rapportées séparément des données des autres échantillons sanguins? Haut

Les échantillons sanguins sont prélevés en tant qu’échantillons A et B habituels dans le but de rapporter des résultats d’analyse anormaux (pour l’hormone de croissance, l’EPO, etc.) alors que les échantillons prélevés dans le cadre du Passeport sont recueillis comme échantillons uniques afin de mesurer des variables sanguines précises d’un athlète et de comparer dans le temps les données antérieures de l’athlète. Cela permet d’établir le profil biologique d’un athlète et constitue donc une méthode indirecte pouvant indiquer la présence de dopage ou contribuer aux contrôles ciblés traditionnels.