Rapport sur les données de contrôles 2015

DÉFINITIONS

  1. Qu’est-ce qu’un résultat d’analyse anormal?
  2. Qu’est-ce qu’un résultat d’analyse atypique?
  3. Qu’est-ce qu’une organisation antidopage?
  4. Qu’est-ce qu’une autorité de contrôle?
  5. Qu’est-ce qu’ADAMS?
  6. Qu'est-ce que le Passeport biologique de l’athlète (PBA)?

À PROPOS DU RAPPORT

  1. En quoi consiste le Rapport sur les données de contrôle antidopage 2015?
  2. Quelles données figurent dans le Rapport 2015?
  3. La mise en œuvre du Code 2015 et du Standard international pour les contrôles et les enquêtes (SICE) par les organisations antidopage (OAD) [p. ex. le Document technique pour les analyses spécifiques par sport (DTASS)] a-t-elle eu une incidence sur les résultats?

COMPARAISON DES RAPPORTS 2015 ET 2014

  1. Quelles comparaisons peut-on faire entre les données de 2015 et celles de 2014?
  2. Par rapport à 2014, les données ont- elles été recueillies différemment en 2015?
  3. Existe-t-il des différences entre les données de 2015 et celles de 2014?

LIEN AVEC LES AUTRES RAPPORTS DE L’AMA

  1. En quoi le Rapport 2015 diffère-t-il des rapports sur les violations des règles antidopage (VRAD)?
  2. Comment expliquer qu’ADAMS lui-même ne reflète pas le nombre de violations des règles antidopage ou de sanctions pour dopage?

LES DONNÉES

  1. Combien compte-t-on d’autorités de contrôle?
  2. Quelles sont les disciplines et organisations sportives incluses dans les sports mentionnés?
  3. Les laboratoires doivent-ils analyser un nombre minimum d’échantillons?
  4. Pourquoi existe-t-il une différence si importante entre le nombre de résultats d’analyse anormaux en compétition et hors compétition?

AUTRES QUESTIONS

  1. L’utilisation d’ADAMS est-elle obligatoire?
  2. Chaque échantillon/résultat du Rapport 2015 correspond-il à un sportif individuel?
  3. Combien d’autorités de contrôle ont effectué des contrôles dans le cadre du programme du PBA?
  4. Pourquoi les données des échantillons prélevés dans le cadre du PBA sont-elles rapportées séparément des données des autres échantillons sanguins?

DÉFINITIONS

1. Qu’est-ce qu’un résultat d’analyse anormal? Haut

Un résultat d’analyse anormal (RAA) est un rapport d’un laboratoire accrédité par l’AMA ou d’un autre laboratoire approuvé par l’AMA qui, en conformité avec le Standard international pour les laboratoires et les Documents techniques connexes, révèle la présence dans un échantillon d’une substance interdite ou d’un de ses métabolites ou marqueurs (y compris des quantités élevées de substances endogènes) ou l’usage d’une méthode interdite.

2. Qu’est-ce qu’un résultat d’analyse atypique? Haut

Un résultat d’analyse atypique (RA) est un rapport d’un laboratoire accrédité ou approuvé par l’AMA pour lequel une investigation supplémentaire est requise par le Standard international pour les laboratoires ou les Documents techniques connexes avant qu’un résultat d’analyse anormal ne puisse être établi.

3. Qu’est-ce qu’une organisation antidopage? Haut

Une organisation antidopage (OAD) est un signataire du Code mondial antidopage (le Code) qui est responsable de l’adoption de règles relatives à la création, à la mise en œuvre ou à l’application de tout volet du processus de contrôle du dopage. Il s’agit, par exemple, du Comité International Olympique (CIO), du Comité International Paralympique (CIP), d’autres organisations responsables de grandes manifestations (OGM) qui effectuent des contrôles lors de manifestations relevant de leur responsabilité, de l’AMA, des fédérations internationales (FI) et des organisations nationales antidopage (ONAD).

4. Qu’est-ce qu’une autorité de contrôle? Haut

Une autorité de contrôle (AC) est l’organisation qui a autorisé un prélèvement d’échantillon, que ce soit :

  • une OAD; ou
  • une autre organisation réalisant des contrôles en vertu de l’autorité, et, conformément aux règles de l’OAD (par ex., une fédération nationale qui est membre d’une fédération internationale).

5. Qu’est-ce qu’ADAMS? Haut

ADAMS (acronyme anglais de Anti-Doping Administration & Management System, ou système d’administration et de gestion antidopage) est un outil de gestion de bases de données en ligne,  qui sert à la saisie, à la conservation, au partage et à la transmission de données, conçu pour aider l’AMA et ses partenaires dans leurs opérations antidopage, en conformité avec la législation relative à la protection des données.

6. Qu'est-ce que le Passeport biologique de l’athlète (PBA)? Haut

Le principe fondamental du Passeport biologique de l’athlète (PBA) est la surveillance dans le temps de variables sélectionnées (biomarqueurs de dopage) qui révèlent indirectement les effets du dopage, par opposition à la détection directe traditionnelle du dopage au moyen de contrôles antidopage analytiques.

À PROPOS DU RAPPORT

1. En quoi consiste le Rapport sur les données de contrôle antidopage 2015? Haut

Le Rapport sur les données de contrôle antidopage 2015 (le Rapport 2015) présente une synthèse de tous les échantillons de contrôle du dopage analysés et rapportés par les 35 laboratoires accrédités par l’AMA en 2015. Les données comprennent tous les contrôles effectués dans le monde par les signataires du Code – analyses d’urine, de sang et analyses hématologiques relatives au PBA dans le cadre de contrôles en compétition et hors compétition, ainsi que les résultats de ces analyses, y compris les RAA et les RA.

Le Rapport 2015 offre un portrait complet des données de contrôles antidopage à l’échelle mondiale, qui permettra aux organisations d’observer les tendances des programmes de contrôle du dopage par sport, organisation, substance et laboratoire, puis d’adapter en conséquence leurs stratégies antidopage.

Le Rapport 2015 représente le premier ensemble mondial de données de contrôles antidopage depuis l’entrée en vigueur le 1er janvier 2015 du Code révisé. Il s’agit de la quatrième année où l’AMA présente ce type de rapport d’après les données d’ADAMS.

2. Quelles données figurent dans le Rapport 2015? Haut

Le Rapport 2015 englobe toutes les analyses effectuées par les 35 laboratoires accrédités par l’AMA ou que l’AMA a approuvés pour effectuer des analyses hématologiques exclusivement aux fins du PBA (« laboratoires approuvés »).

Les données sont compilées d’après la « date de réception » par le laboratoire, puisque c’est la seule date qui est systématiquement mise à la disposition des laboratoires et donc à enregistrer dans ADAMS. Ces données sont associées aux catégories de sports mentionnées.

Le Rapport 2015 comprend également des données qui n’ont pas été soumises individuellement dans ADAMS mais qui ont été regroupées et intégrées seulement dans les tableaux des données globales sur les analyses. Ceci a permis les comparaisons d’une année à l’autre des données globales. Ces données agrégées proviennent essentiellement de programmes de contrôle d’organismes professionnels et universitaires menés par des organisations nord-américaines non signataires du Code (p. ex., la NCAA ou les Ligues majeures), bien qu’ils aient recours aux services des laboratoires accrédités par l’AMA en Amérique du Nord. Ces organisations, dont les contrats comportent des clauses de confidentialité, ne permettent pas la soumission de données individuelles dans ADAMS.

Enfin, le Rapport 2015 comprend des données sanguines plus détaillées (dont le nombre d’échantillons de sang analysés par les laboratoires), les contrôles effectués et les sports concernés. Ces données se sont avérées particulièrement utiles dans le cadre du programme du PBA.

3. La mise en œuvre du Code 2015 et du Standard international pour les contrôles et les enquêtes (SICE) par les organisations antidopage (OAD) [p. ex. le Document technique pour les analyses spécifiques par sport (DTASS)] a-t-elle eu une incidence sur les résultats? Haut

Oui.

Le DTASS est un Document technique obligatoire de niveau deux qui est entré en vigueur le 1er janvier 2015. Comme l’exige le Code 2015, les OAD doivent appliquer le DTASS.

Le DTASS a pour but de veiller à ce que les substances interdites relevant de son champ d’application, susceptibles de faire l’objet d’abus dans certains sports ou certaines disciplines, soient soumises à un niveau minimal d’analyse approprié et cohérent de la part de toutes les OAD. Le DTASS exige que les OAD définissent un niveau minimal d’analyse pour les trois groupes suivants de substances interdites : les agents stimulants de l’érythropoïèse, l’hormone de croissance et les facteurs de libération de l’hormone de croissance.

Les constatations du Rapport 2015 montrent une augmentation significative des contrôles effectués par les OAD dans ces trois groupes par rapport à 2014 :

  • Hausse de 82 % des contrôles de l’hormone de croissance;
  • Hausse de 14,5 % des contrôles des ASE dans l’urine et de 84 % dans les prélèvements sanguins;
  • Hausse de 91,7 % des contrôles des facteurs de libération de l’hormone de croissance.

Le Rapport 2015 indique également une augmentation importante du nombre d’AC ayant effectué des contrôles et du nombre de sports visés pour les trois groupes de substances interdites. Par rapport à 2014, le nombre de résultats d’analyse anormaux a augmenté dans deux des trois groupes, avec trois RAA supplémentaires enregistrés pour l’hormone de croissance et huit pour les facteurs de libération de l’hormone de croissance.

Il est donc évident, à la lumière de ce rapport, que le DTASS a eu une incidence sur les programmes antidopage en favorisant une plus grande uniformité des contrôles de dépistage de ces puissantes substances au sein des différents sports et disciplines à l’échelle mondiale, et en contribuant ainsi à la protection des sportifs propres.

COMPARAISON DES RAPPORTS 2015 ET 2014

1. Quelles comparaisons peut-on faire entre les données de 2015 et celles de 2014? Haut

D’après tous les résultats ADAMS et non ADAMS rapportés par les laboratoires, le nombre total d’échantillons prélevés pour des contrôles antidopage a augmenté de 7,1 %. Si l’on considère chaque résultat d’analyse d’urine, de sang ou de sang prélevé pour le PBA comme un « échantillon » distinct, environ 22 000 échantillons supplémentaires ont été analysés en 2015 (Rapport des laboratoires 2015 – Tableau 3) par rapport à 2014 (Rapport des laboratoires 2014 – Tableau 3).

En outre, on a noté, en 2015, une hausse des échantillons enregistrés par environ deux tiers des laboratoires accrédités.

Par ailleurs, on remarque une augmentation relative du pourcentage de RAA rapportés pour l’ensemble des échantillons analysés. Ce pourcentage est passé de 1,11 % (3 153 RAA pour 283 304 échantillons), en 2014, à 1,26 % (3 809 RAA pour 303 369 échantillons) en 2015.

En outre, le pourcentage de résultats d’analyse anormaux et atypiques combinés a augmenté, passant de 1,36 % en 2014 à 1,49 %, en 2015. Cette augmentation peut être partiellement attribuable à la hausse du nombre de RA qui avait été prévue à la suite des nouvelles lignes directrices visant la divulgation et la gestion des résultats pour la gonadotrophine chorionique humaine (hCG) et l’hormone lutéinisante (LH). De plus, on note une hausse des RAA dans le cas des analyses par chromatographie gazeuse – combustion – spectrométrie de masse des rapports isotopiques (CG-C-SMRI) : de 2,9 % en 2014 (147 RAA pour 5 001 échantillons) à 3,2 % en 2015 (176 RAA pour 5 578 échantillons).

On constate une hausse du nombre de résultats d’analyse anormaux liés à plusieurs catégories de substances interdites, notamment le clenbutérol et divers modulateurs sélectifs des récepteurs des androgènes (MSRA) et facteurs de libération de l’hormone de croissance (GHRF).

On observe également une augmentation relative de la proportion globale d’échantillons sanguins analysés : de 4,78 % (13 553 sur 283 304) en 2014 à 6,98 % (21 176 sur 303 369) en 2015.

Enfin, il y a eu une augmentation considérable des analyses visant les principales substances interdites – hormone de croissance (GH), agents stimulants de l’érythropoïèse (ASE) et facteurs de libération de l’hormone de croissance (GHRF) –, comme le préconise le DTASS. [Voir la réponse à la question précédente pour plus de détails.]

2. Par rapport à 2014, les données ont- elles été recueillies différemment en 2015? Haut

Non.

Nous avons utilisé la même méthode, soit ADAMS, pour recueillir les données de 2015, comme ce fut le cas depuis 2012. Comme dans le passé, nous avons cumulé  les données des ligues professionnelles des États-Unis. Depuis 2012, les laboratoires ont commencé à rapporter les résultats négatifs en plus des résultats d’analyse anormaux et atypiques soumis. Ceci a permis de compiler toutes les données – résultats négatifs et résultats d’analyse anormaux et atypiques  à partir d’ADAMS. Les détails et la structure des données dans ADAMS expliquent la raison pour laquelle les rapports de 2012 à 2015, offrent un aperçu beaucoup plus complet des données antidopage, comparativement aux rapports antérieurs à 2012.

Par exemple, l’utilisation d’ADAMS a permis de distinguer, dans les rapports, les données de contrôles par discipline, autorité de contrôle et contrôle en compétition ou hors compétition. Cela offre aux partenaires un portrait beaucoup plus complet des données liées à la lutte mondiale pour la protection des sportifs propres.

3. Existe-t-il des différences entre les données de 2015 et celles de 2014? Haut

Oui.

Résultats d’analyse anormaux par classe de médicaments et disciplines sportives

Pour la première fois, le Rapport 2015 présente le nombre d’échantillons analysés en vue de dépister les facteurs de libération de l’hormone de croissance (GHRF), les facteurs de libération de la gonadotrophine (GnRH), l’insuline, le facteur de croissance insulinomimétique de type I (IGF-I) et les biomarqueurs de l’hormone de croissance humaine (hGH). En 2015, on a permis l’enregistrement de ces analyses dans ADAMS si elles étaient menées selon une procédure standardisée. L’AMA encourage les OAD à effectuer plus de contrôles globaux conformément au DTASS, et le Rapport 2015 précise le nombre de ces contrôles.

Catégorisation des disciplines sportives

Les sports continuent d’être compilés selon huit grandes catégories :

  1.  ASOIF (Association des fédérations internationales des sports olympiques d’été)
  2. AIOWF (Association des fédérations internationales des sports olympiques d’hiver)
  3. ARISF (Association des fédérations sportives internationales reconnues par le CIO)
  4. AIMS (Alliance des membres indépendants de SportAccord)
  5. CIP (Comité international paralympique)
  6. Sports pour athlètes ayant un handicap
  7. Autres sports – Signataires du Code
  8. Autres sports

Les données sur les sports sont fondées sur les disciplines des fédérations internationales (FI) associées et en fonction de la structure établie par les codes « sport-discipline » dans ADAMS (déterminés par les FI).

De plus, les données sur les sports permettent de distinguer les sports du programme olympique qui sont issus de disciplines sportives universitaires, c’est-à-dire les disciplines susceptibles de ne pas être régies par la FI pertinente; cette formule permet de fournir des données plus précises qu’avant sur les FI concernées. Le Rapport 2015 comprend plus d’échantillons attribués à des disciplines spécifiques que le Rapport 2014, ce qui laisse entendre que les AC utilisent les disciplines définies dans le DTASS dans leurs procédures de prélèvement des échantillons et leurs dossiers.

Par exemple, les données pour l’« Union de rugby » (Sports de l’ASOIF) n’englobent que des données provenant des disciplines de l’Union de rugby et du rugby à 7, lesquelles sont régies par World Rugby. Les autres disciplines du rugby, dont la Ligue de rugby, le rugby de plage et le touch football, sont répertoriées sous « Autres sports ». En outre, les tableaux des AC du Rapport des autorités de contrôle (AC) présentent de façon distincte les autorités de contrôle qui contribuent aux données de l’Union de rugby et du rugby à 7 (p. ex., World Rugby, les ONAD, etc.). Les OAD qui utilisent ADAMS peuvent également classer les contrôles effectués au sein de leur propre organisation.

Hormone de croissance (GH)

Les résultats des nouveaux contrôles des biomarqueurs de l’hGH effectués en 2015 sont inclus dans le rapport. Les nouvelles lignes directrices concernant ces contrôles, publiées en 2015, établissent une approche harmonisée, notamment au sujet des limites de décision touchant l’interprétation et la divulgation des résultats. ADAMS a permis de compiler les résultats des contrôles menés selon une procédure standardisée.

LIEN AVEC LES AUTRES RAPPORTS DE L’AMA

1. En quoi le Rapport 2015 diffère-t-il des rapports sur les violations des règles antidopage (VRAD)? Haut

Le Rapport 2015 fait état des résultats des analyses effectuées par les laboratoires accrédités par l’AMA sur les échantillons d’urine et de sang en 2015, résultats enregistrés dans ADAMS. Il ne fournit pas de statistiques sur le nombre de RAA et de RA qui ont donné lieu à des violations des règles antidopage.

Il se peut que les données du Rapport 2015 ne correspondent pas au nombre de violations des règles antidopage rapportées par les OAD parce que tous les résultats soumis sont encore assujettis au processus complet de gestion des résultats mené par les OAD. Ce processus consiste notamment à mettre les résultats en correspondance avec les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) – où une OAD peut approuver l’usage d’une substance interdite pour des raisons médicales justifiées – et avec les études longitudinales, et à s’assurer que le prélèvement et l’analyse des échantillons sont effectués conformément aux standards internationaux pertinents.

Autrement dit, les RAA ou les RA n’entraînent pas tous des violations des règles antidopage.

Par ailleurs, le Rapport sur les VRAD 2014, publié en avril 2016, illustre l’incidence du dopage dans le sport à l’échelle mondiale en 2014. Il présente les preuves analytiques et non analytiques de violations des règles antidopage (autrement dit, les sanctions). Le Rapport détaille les sanctions par sport, AC et nationalité.

La raison pour laquelle le Rapport sur les VRAD publié en 2016 comprend les statistiques de 2014, alors que le Rapport sur les données de contrôles antidopage 2015 fait état des résultats de 2015, est la suivante : dans les cas de violation, le processus de gestion des résultats peut prendre beaucoup de temps à mener à terme, depuis les premiers signes de violation potentielle jusqu’à la fermeture du dossier. Il faut du temps pour résoudre des cas avant de pouvoir les rédiger et les publier adéquatement.

Ensemble, le Rapport 2015 et le Rapport sur les VRAD 2015, qui sera publié l’an prochain, fourniront des données très pertinentes qui aideront les OAD à mieux comprendre les tendances mondiales de dopage et à adapter leurs stratégies afin de continuer à protéger les sportifs propres.

2. Comment expliquer qu’ADAMS lui-même ne reflète pas le nombre de violations des règles antidopage ou de sanctions pour dopage? Haut

ADAMS ne peut pas encore présenter le portrait complet et exact du nombre de violations des règles antidopage ou de sanctions pour dopage parce que, pour le moment, toutes les OAD n’utilisent pas ADAMS.

ADAMS peut enregistrer les violations des règles antidopage et les sanctions fournies par les organisations responsables de la gestion des résultats, ainsi que les informations liées aux prélèvements d’échantillons et aux profils des sportifs, le tout dans une seule plateforme sécuritaire et conforme au Code mondial antidopage. Ces informations sur les violations des règles antidopage ne figurent pas dans le Rapport 2015 parce qu’elles ont été compilées à partir d’informations fournies par les laboratoires accrédités par l’AMA, et non par les OAD elles-mêmes.

Les OAD peuvent accéder gratuitement à toutes ces fonctions. Quand les OAD auront entièrement adopté ADAMS, la communauté sportive disposera d’un moyen plus transparent de suivre les résultats – du prélèvement de l’échantillon à la sanction éventuelle – tout en préservant la confidentialité des sportifs. Cela permettra également d’analyser les données, en reliant notamment les RAA à des AUT et à des cas sanctionnés.

LES DONNÉES

1. Combien compte-t-on d’autorités de contrôle? Haut

Les données du Rapport 2015 proviennent de 403 autorités de contrôle différentes, soit un peu plus que les 385 AC en 2014, dont un petit nombre de fédérations nationales (FN) additionnelles effectuant des contrôles. Les FN ne sont pas signataires du Code et ne peuvent donc pas autoriser les contrôles indépendants mais certaines ONAD et FI disposent de dispositions leur permettant de désigner des autorités de contrôle chargées d’effectuer des contrôles. Les contrôles attribués aux FN peuvent, dans certains cas, faire partie du programme d’une ONAD ou d’une FI.

Les ONAD sont toujours responsables d’une large part des efforts de lutte contre le dopage à l’échelle mondiale. De fait, elles ont été l’AC pour 68 % des échantillons analysés en 2015. Par ailleurs, les FI ont été responsables de 17,4 % des échantillons analysés (y compris les contrôles effectués par les organisations membres de l’AIMS, l’ARISF, l’AOIWF et l’ASOIF).

2. Quelles sont les disciplines et organisations sportives incluses dans les sports mentionnés? Haut

Les sports et les disciplines mentionnés dans le Rapport 2015 sont rapportés par les laboratoires tels qu’ils ont été désignés sur le formulaire de contrôle du dopage (FCD) au moment du prélèvement de l’échantillon. Les codes de sport (noms) dans ADAMS permettent aux laboratoires de rapporter les données sur les sports de façon plus harmonisée. Le Rapport 2015 par sport montre une amélioration en ce qui a trait aux données rapportées pour les disciplines définies dans chaque sport.

L’AMA, en consultation avec les FI concernées, a procédé à une révision des codes de sport et de disciplines afin de s’assurer que les données sont entrées et soumises dans ADAMS avec plus de précision. Les FI sont encouragées à signaler les corrections ou les mises à jour sur les sports et les disciplines relevant de leur autorité à l’équipe ADAMS.

Si certaines fédérations sportives nationales ou confédérations sportives continentales effectuent des contrôles en vertu de l’autorité de leur FI, d’autres effectuent des contrôles de façon indépendante. Dans ce dernier cas, les résultats des contrôles n’apparaissent pas dans les rapports de données (statistiques) des FI, mais dans ceux des confédérations, pour autant qu’elles aient été désignées comme AC.

3. Les laboratoires doivent-ils analyser un nombre minimum d’échantillons? Haut

Oui.

Le Standard international pour les laboratoires (SIL) exige qu’un laboratoire accrédité par l’AMA analyse un minimum de 3 000 échantillons par année (urine, sang et PBA). Tout laboratoire accrédité n’ayant pas atteint ce chiffre fait l’objet d’une surveillance attentive de la part de l’AMA.

4. Pourquoi existe-t-il une différence si importante entre le nombre de résultats d’analyse anormaux en compétition et hors compétition? Haut

Généralement, on prélève plus d’échantillons en compétition que hors compétition. Le Rapport 2015 révèle que 133 296 échantillons ont été prélevés au total en compétition (soit 58,1 %), tandis que 96 105 l’ont été hors compétition (soit 41,9 %).

De plus, par sa nature même, le menu d’analyse en compétition comprend plus de catégories de substances interdites susceptibles d’être détectées que le menu d’analyse hors compétition, plus particulièrement des substances comme les stimulants, les cannabinoïdes et les glucocorticoïdes, qui sont généralement rapportées en plus grand nombre.

AUTRES QUESTIONS

1. L’utilisation d’ADAMS est-elle obligatoire? Haut

Oui.

Le 12 mai 2016, le Conseil de fondation de l’AMA a décidé d'obliger les OAD à entrer tous les formulaires de contrôle du dopage (FCD) et toutes les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) dans ADAMS au plus tard 15 jours ouvrables après les prélèvements d’échantillons ou la réception des décisions concernant les AUT. Cette exigence est entrée en vigueur le 1er juin 2016.

2. Chaque échantillon/résultat du Rapport 2015 correspond-il à un sportif individuel? Haut

Non.

Un échantillon/résultat ne correspond pas nécessairement à un sportif, car plusieurs échantillons peuvent être prélevés sur un sportif durant la même phase de prélèvement. Dans le Rapport 2015, les résultats d’analyse anormaux et atypiques peuvent aussi correspondre à de multiples résultats provenant d’un même sportif ou à plusieurs mesures issues du même sportif, par exemple les modules hématologiques et stéroïdiens du PBA, sur une certaine période.

3. Combien d’autorités de contrôle ont effectué des contrôles dans le cadre du programme du PBA? Haut

Soixante-seize (76) autorités de contrôle ont contribué aux données du PBA rapportées dans ADAMS en 2015, par comparaison à quatre-vingt-onze (91) en 2014. Cela reflète les efforts visant à placer les contrôles effectués par les FN sous l’égide des ONAD pertinentes. Le nombre de FI effectuant des analyses hématologiques dans le cadre du PBA est passé de 20, en 2014, à 24, en 2015, et le nombre d’ONAD, de 37, en 2014, à 40, en 2015. En outre, tous les laboratoires accrédités par l’AMA qui réalisent des analyses hématologiques dans le cadre du PBA ont effectué des analyses et rapporté leurs résultats du PBA dans ADAMS. En 2015, trois laboratoires approuvés par l’AMA et exclusivement chargés d’effectuer des analyses hématologiques dans le cadre du PBA ont effectué des analyses et rapporté leurs résultats dans ADAMS. Le nombre total d’échantillons sanguins prélevés et analysés dans le cadre du PBA est passé de 22 584, en 2014, à 25 012, en 2015 (augmentation de 9 %).

4. Pourquoi les données des échantillons prélevés dans le cadre du PBA sont-elles rapportées séparément des données des autres échantillons sanguins? Haut

Les échantillons sanguins peuvent être prélevés en tant qu’échantillons A et B habituels dans le but de rapporter des résultats d’analyse anormaux (hGH, EPO, etc.), alors que les échantillons prélevés dans le cadre du PBA sont recueillis comme échantillons uniques afin de mesurer des variables sanguines précises d’un athlète et de comparer dans le temps les données antérieures de l’athlète. Cela permet d’établir le profil biologique d’un athlète et constitue une méthode indirecte de détection du dopage.