Liste des interdictions - Q&R

Liste des substances et méthodes interdites

  1. Qu'est-ce qui fait en sorte qu'une substance ou méthode est ajoutée à la Liste des Interdictions?
  2. Quel est le statut des préparations dérivées des plaquettes (PRP)?
  3. La plasmaphérèse est-elle interdite?
  4. La thérapie laser intravasculaire est-elle interdite?
  5. Quel est le statut de la méthylhéxaneamine?
  6. L'huile de géranium contient-elle de la méthylhéxaneamine?
  7. Quel est le statut du clenbutérol?
  8. Qu’est-ce qu’une substance spécifiée?
  9. Quel est le statut du colostrum?
  10. Quel est le statut de l'extrait de velours de bois de cerf vaporisié?
  11. Pourquoi le glycérol n'est-il plus interdit ?
  12. La dialyse est-elle une méthode interdite?
  13. Comment les substances sont-elles nommées et catégorisées dans la Liste des Interdictions?
  14. Quel est le statut du mannitol utilisé par inhalation?
  15. Les gouttes oculaires contenant du brinzolamide ou du dorzolamide sont-elles interdites?
  16. Quel est le statut des gouttes oculaires contenant des bêta-bloquants?
  17. Quel est le statut des injections ou perfusions intraveineuses reçues dans le cadre d'une procédure médicale?
  18. Pourquoi les injections ou perfusions intraveineuses sont-elles interdites?
  19. Pourquoi la pseudoéphédrine est-elle interdite si elle atteint des concentrations précises?
  20. Est-ce que toutes les substances qui ne sont pas mentionnées dans la Liste des Interdictions sont permises?
  21. Le cathétérisme est-il permis?
  22. Quelle est la différence entre une dose « délivrée » et une dose « mesurée » dans mon inhalateur pour l’asthme?
  23. Quel est le statut de la vitamine B12, étant donné qu'elle contient du cobalt?
  24. Les chambres hypoxiques sont-elles permises?
  25. Quel est le statut de l'higénamine?
  26. Quel est le statut de la supplémentation en oxygène?
  27. Puis-je être contrôlé positif à la phényléthylamine à la suite de la consommation d'aliments?
  28. Quel est le statut du traitement par cellules souches?
  29. Quel est le statut de l'Actovegin?
  30. Qu'est-ce que l'édition génomique?
  31. Pourquoi l'alcool n'est-il plus interdit?

Compléments alimentaires/nutritionnels

  1. La prise de suppléments est-elle sûre?
  2. Une société produisant des compléments alimentaires/nutritionnels peut-elle faire tester ceux-ci par l'AMA?
  3. Une société produisant des compléments alimentaires peut-elle faire approuver ses produits par l'AMA?

Liste des substances et méthodes interdites

1. Qu'est-ce qui fait en sorte qu'une substance ou méthode est ajoutée à la Liste des Interdictions? Haut

La Liste des interdictions de l’AMA peut inclure toute substance ou méthode qui remplit au moins deux des trois critères suivants :

  1. a le potentiel d’améliorer ou améliore effectivement la performance sportive;
  2. est un risque avéré ou potentiel pour la santé du sportif;
  3. elle est contraire à l’esprit sportif (voir la définition fournie dans le Code).

Les substances ou méthodes qui masquent l’effet ou empêchent la détection de substances interdites sont également interdites. En outre, une substance qui n’a pas été approuvée pour l’usage humain sera probablement interdite elle aussi.

La Liste des interdictions est revue chaque année en consultation avec des experts des domaines scientifique, médical et antidopage, de façon à ce qu’elle tienne compte des pratiques de dopage ainsi que des preuves médicales et scientifiques actuelles. La Liste des interdictions s’applique à partir du 1er janvier de chaque année et est publiée par l’AMA trois mois avant son entrée en vigueur. Cependant, dans des circonstances exceptionnelles, une substance peut être ajoutée à la Liste des interdictions à tout moment.

2. Quel est le statut des préparations dérivées des plaquettes (PRP)? Haut

Les préparations dérivées des plaquettes (PRP) ne sont pas interdites. En dépit de la présence de certains facteurs de croissance, les PRP ont été retirées de la Liste des interdictions puisque les études récentes ne démontrent pas d’amélioration de la performance au-delà d’un effet thérapeutique potentiel.

Il est à noter que les facteurs de croissance individuels provenant de toute autre source demeurent interdits, comme il est précisé dans la section S.2.

3. La plasmaphérèse est-elle interdite? Haut

Le statut de la plasmaphérèse varie selon qu’il s’agit du donneur ou du receveur :

  • Pour le donneur de plasma, la plasmaphérèse est interdite en vertu de la section M1.1, car les érythrocytes (et autres composants sanguins) sont réintroduits dans son système circulatoire après la séparation du plasma ou des composants sanguins à l’extérieur de son corps.
  • Pour le receveur, qui reçoit le plasma d’un donneur différent, la plasmaphérèse n’est pas interdite en vertu des sections M1.1 et M1.3, parce que cette méthode n’implique pas la ré-administration de sang total ou d’érythrocytes, mais uniquement celle du plasma. La plasmaphérèse est interdite en vertu de la section M2.2 si le receveur n’a pas reçu légitimement de transfusion dans le cadre d’une hospitalisation et si le volume excède 100 ml par période de 12 heures.

4. La thérapie laser intravasculaire est-elle interdite? Haut

Oui, cette méthode est interdite en vertu de la section M1.3, car elle correspond à la définition suivante : « Toute manipulation intravasculaire de sang ou de composant(s) sanguin(s) par des méthodes physiques ou chimiques. »

5. Quel est le statut de la méthylhéxaneamine? Haut

La méthylhéxaneamine (MHA) porte de nombreux autres noms, notamment les suivants : diméthylamylamine, 1,3- diméthylamylamine, diméthylpentylamine, méthylhexamine, méthylhéxanamine, 1,3-diméthylpentylamine. Elle est interdite en compétition seulement à titre de stimulant spécifié dans la section 6.b.

Classée comme stimulant, la méthylhéxaneamine a été vendue en tant que médicament jusqu’au début des années 70, mais n’est plus utilisée à des fins médicales. Elle entre dans la composition de certains compléments alimentaires vendus aujourd’hui sur Internet, entre autres.

6. L'huile de géranium contient-elle de la méthylhéxaneamine? Haut

Des études ont clairement démontré que l’huile de géranium naturelle ne contient pas de méthylhéxaneamine. L’utilisation de cette huile ne peut être considérée comme étant la source de MHA, ou de ses métabolites apparentés, dans un échantillon d’urine prélevé aux fins d’antidopage. Les sportifs doivent toutefois être conscients que la méthylhéxaneamine a été commercialisée sous diverses appellations, dont « huile de géranium ». Ils doivent donc être extrêmement prudents en ce qui concerne l’utilisation de compléments qui renferment cet « ingrédient ».

Classée comme stimulant, la méthylhéxaneamine a été vendue en tant que médicament jusqu’au début des années 70, mais n’est plus utilisée à des fins médicales. Elle entre dans la composition de certains compléments alimentaires vendus aujourd’hui sur Internet, entre autres.

La méthylhéxaneamine est interdite en compétition seulement à titre de stimulant, conformément à la section S6.b.

7. Quel est le statut du clenbutérol? Haut

Le clenbutérol est un agent anabolisant interdit en tout temps (en compétition et hors compétition) qui ne comporte pas de niveau seuil.

À l’heure actuelle, et à la lumière des avis d’experts, l’AMA ne prévoit pas d’introduire de niveau seuil pour cette substance.

Il se peut que, dans certaines circonstances, la présence d’un faible niveau de clenbutérol dans l’échantillon d’un sportif puisse être le résultat d’une contamination alimentaire. Cependant, chaque cas est différent, et tous les aspects et facteurs contextuels relatifs au cas doivent être pris en compte pendant le processus de gestion des résultats. En vertu du Code mondial antidopage, les sportifs ont la possibilité d’expliquer comment une substance interdite a pénétré dans leur organisme pendant la phase de gestion des résultats et/ou d’audience de leur cas.

L’AMA collabore étroitement avec des pays, des fédérations internationales et des organisations responsables de grandes manifestations sportives afin de réduire les risques de contamination par la viande. Comme la contamination alimentaire constitue un problème de santé publique, c’est principalement aux gouvernements de trouver des solutions à cet égard.

8. Qu’est-ce qu’une substance spécifiée? Haut

Soyons clairs, toutes les substances figurant dans la Liste des interdictions sont interdites. Leur sous-classification à titre de substance « spécifiée » ou « non spécifiée » n’est importante qu’à l’égard du processus de sanction.

Une « substance spécifiée » est une substance qui permet, sous des conditions définies, de justifier la réduction d’une sanction lorsque le contrôle du sportif quant à cette substance est positif.

La sous-classification à titre de substance « spécifiée » ou « non spécifiée » vise à reconnaître qu’il est possible qu’une substance se retrouve dans le corps d’un sportif par inadvertance, ce qui accorde au tribunal une certaine souplesse pour déterminer la sanction.

Les substances « spécifiées » ne sont pas nécessairement des agents dopants moins efficaces que les substances « non spécifiées ». Leur présence ne dégage pas non plus le sportif du principe de la responsabilité objective selon lequel chaque sportif est objectivement responsable des substances décelées dans son échantillon.

9. Quel est le statut du colostrum? Haut

Le colostrum n’est pas interdit en soi. Cependant, il renferme certaines quantités d’IGF-1 et d’autres facteurs de croissance interdits qui peuvent influencer les résultats des tests de dopage. Par conséquent, l’AMA ne recommande pas la prise de ce produit.

10. Quel est le statut de l'extrait de velours de bois de cerf vaporisié? Haut

L’extrait de velours de bois de cerf vaporisé peut contenir de l’IGF-1, une substance interdite qui figure dans la Liste des interdictions depuis de nombreuses années. De très petites quantités d’IGF-1 peuvent se trouver naturellement dans les produits d’origine animale (le colostrum et le velours de bois de cerf, par exemple).

Rien ne garantit que l’IGF-1 pris par voie orale n’influencera pas le niveau plasmatique de l’IGF-1, qui peut ensuite affecter les résultats des tests antidopage.

L’AMA recommande aux sportifs de faire preuve d’extrême vigilance à l’égard de ce complément, car il pourrait mener à des résultats positifs. Les sportifs qui utilisent ce type de produits le font à leurs propres risques.

Par ailleurs, comme les autres compléments, ces produits peuvent contenir des substances interdites qui ne sont pas indiquées sur leur étiquette.

 

11. Pourquoi le glycérol n'est-il plus interdit ? Haut

Le glycérol a été retiré de la Liste des interdictions le 1er janvier 2018. Cette décision fait suite à l’information publiée dans des articles scientifiques depuis 2012 portant sur la capacité du glycérol à influencer le volume plasmatique des sportifs et les paramètres du Passeport biologique de l’athlète (PBA). En effet, selon les données recueillies, l’ampleur des effets dérivés du glycérol serait considérée comme étant minimale.  

12. La dialyse est-elle une méthode interdite? Haut

La dialyse (aussi connue sous le nom d’hémodialyse) est un traitement médical pour les patients qui souffrent d’insuffisance rénale. Il s’agit d’une méthode interdite en vertu de la section M1.1, puisque le sang est prélevé d’un patient et filtré, avant d’être réintroduit dans son système circulatoire. Un patient qui a besoin d’un traitement de dialyse doit obtenir une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques.

13. Comment les substances sont-elles nommées et catégorisées dans la Liste des Interdictions? Haut

L’AMA nomme les substances conformément à la convention suivante :

  • Dans le cas des substances qui possèdent une dénomination commune internationale (DCI), selon la liste publiée par l’Organisation mondiale de la santé, cette dénomination est utilisée en premier.
  • Seulement si le nom courant d’une substance est mieux connu que sa DCI, ce nom apparaît entre parenthèses.
  • En l’absence de DCI, on utilise la nomenclature de l’International Union of Pure and Applied Chemistry (IUPAC) et, dans certains cas, le nom courant. À mesure que de nouvelles DCI sont générées, la Liste des interdictions est mise à jour. On peut conserver le nom précédent de l’IUPAC pendant un certain temps, si cela est jugé nécessaire.
  • Des exemples courants de substances et de méthodes sont fournis dans toutes les sections, mais ceux-ci ne sont pas exhaustifs.

14. Quel est le statut du mannitol utilisé par inhalation? Haut

L’utilisation du mannitol par inhalation est permise, par exemple, pour le test de provocation bronchique de l’asthme.

Le mannitol est interdit seulement s’il est administré par voie intraveineuse.

15. Les gouttes oculaires contenant du brinzolamide ou du dorzolamide sont-elles interdites? Haut

Le dorzolamide et le brinzolamide, deux inhibiteurs de l’anhydrase carbonique, ne sont pas interdits lorsqu’ils sont administrés de façon topique. Cette exception s’explique par le fait que ces substances n’ont pas d’effet diurétique à la suite d’une application topique.

16. Quel est le statut des gouttes oculaires contenant des bêta-bloquants? Haut

Les gouttes oculaires contenant des bêta-bloquants sont interdites dans certains sports en vertu de la section P1, parce que l’administration ophtalmique de bêta-bloquants donne lieu à des concentrations systémiques de la substance similaires à celles obtenues à la suite d’une administration par voie orale.

17. Quel est le statut des injections ou perfusions intraveineuses reçues dans le cadre d'une procédure médicale? Haut

Les injections et perfusions intraveineuses ne sont pas interdites si elles sont reçues légitimement dans le cadre d’une hospitalisation, d’une procédure chirurgicale ou d’examens cliniques ou si leur volume n’excède pas 100 ml par période de 12 heures. Sinon, il est nécessaire d’obtenir une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques.

18. Pourquoi les injections ou perfusions intraveineuses sont-elles interdites? Haut

Le but de la section M2.2 est d’interdire l’hémodilution, l’hyperhydratation et l’administration de substances interdites au moyen d’une perfusion intraveineuse. Une perfusion intraveineuse s’entend de l’administration de fluides dans une veine à l’aide d’une aiguille ou d’un dispositif similaire.

Dans certains contextes (hospitalisation, procédure chirurgicale ou examens cliniques), il peut ne pas être nécessaire d’obtenir une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques pour justifier l’utilisation médicale légitime des perfusions intraveineuses. Dans d’autres situations, comme un trauma avec ou sans perte de sang, une déshydratation grave ou des vomissements réfractaires, le sportif doit recevoir les soins appropriés et demander une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques avec effet rétroactif dès que possible.

L’utilisation d’une simple seringue pour les injections est une méthode permise si la substance injectée n'est pas interdite et si son volume n’excède pas 100 ml par période de 12 heures.

19. Pourquoi la pseudoéphédrine est-elle interdite si elle atteint des concentrations précises? Haut

La pseudoéphédrine est un stimulant spécifié interdit en compétition seulement à un seuil urinaire de 150 µg/ml. Cette décision s’appuie sur les résultats d’études sur les excrétions contrôlées ainsi que sur la documentation scientifique indiquant que seules les doses élevées de pseudoéphédrine améliorent la performance sportive.

Compte tenu de la grande disponibilité de la pseudoéphédrine, surtout comme composant des traitements à ingrédients multiples contre le rhume et la grippe, les sportifs et leur personnel de soutien doivent prendre note de ce qui suit :

  • Les sportifs doivent cesser la prise de médicaments contenant de la pseudoéphédrine au moins 24 heures avant une compétition. Pour les applications thérapeutiques pendant les périodes en compétition, les sportifs peuvent envisager d’utiliser un médicament de rechange permis, après avoir consulté un médecin, ou de demander une autorisation d’usage de la pseudoéphédrine à des fins thérapeutiques.
  • Certaines personnes peuvent atteindre le seuil urinaire établi de 150 µg/m dans les 6 à 20 heures suivant la prise de certaines formules thérapeutiques à effet prolongé. (Il s’agit d’une situation rare, mais possible).
  • Le seuil de 150 µg/ml a été établi en fonction de la prise de doses thérapeutiques de pseudoéphédrine, soit une dose quotidienne maximale consommée de l’une des façons suivantes :
    • quatre doses quotidiennes (une toutes les quatre à six heures) de 60 mg prises par voie orale (ou deux x 30 mg) de préparation à libération immédiate (c.-à-d., comprimé, capsule ou liquide) ou
    • deux doses quotidiennes (une toutes les 12 heures) de 120 mg de préparation à effet prolongé
    • une dose quotidienne de 240 mg de préparation à effet prolongé.
  • À titre d’exemple, une seule dose quotidienne de trois comprimés de 60 mg constituerait une dose suprathérapeutique qui pourrait donner lieu à un résultat d’analyse anormal.

20. Est-ce que toutes les substances qui ne sont pas mentionnées dans la Liste des Interdictions sont permises? Haut

Ce n’est pas parce qu’une substance ne figure pas dans la Liste des interdictions qu’elle n’est pas interdite, car la plupart des catégories incluent seulement certains exemples courants et ne sont pas exhaustives.

De plus, la section S0 (substances non approuvées) inclut les substances dopantes qui ne figurent pas dans les autres sections de la Liste des interdictions et qui ne sont pas approuvées pour une utilisation thérapeutique chez l’humain par une autorité gouvernementale réglementaire de la santé. Cela comprend les médicaments en développement préclinique ou clinique, les médicaments qui ne sont plus disponibles, les médicaments à façon et les médicaments vétérinaires. Un médicament à façon s’entend d’un analogue synthétique d’une substance interdite ou restreinte par la loi, conçu pour contourner les lois antidopage. 

La plupart des substances interdites entrent dans l’une des catégories de S1 à S9. Par conséquent, très rarement, une substance est ajoutée à la section S0 après une évaluation au cas par cas.

21. Le cathétérisme est-il permis? Haut

Le cathétérisme peut être nécessaire pour des raisons médicales. Cette méthode est seulement interdite si elle vise à altérer ou à tenter d’altérer l’intégrité d’un échantillon ou du prélèvement d’un échantillon.

22. Quelle est la différence entre une dose « délivrée » et une dose « mesurée » dans mon inhalateur pour l’asthme? Haut

PEU IMPORTE l’appareil utilisé pour administrer les bêta-2 agonistes, la quantité de médicament peut être exprimée de deux façons :

  1. Dose mesurée – quantité de substance médicamenteuse contenue dans l’appareil (inhalateur)
  2. Dose délivrée – quantité de médicament disponible pour les poumons; délivrée par l’inhalateur

La Liste des interdictions indique « dose délivrée » pour le formotérol et « dose mesurée » pour le salbutamol et le salmétérol afin de refléter les pratiques d’étiquetage les plus courantes dans le monde.

Les règles d’étiquetage des inhalateurs pour l’asthme peuvent varier d’un pays à l’autre – pour déterminer la dose délivrée d’un produit dans un pays en particulier, il faut lire les documents médicaux fournis avec l’inhalateur et son étiquette. À noter qu’il existe de nombreux types d’inhalateurs différents, tels que l’aérosol-doseur (ou « pompe ») et les modèles de marque Diskus, Turbuhaler, Ellipta, Aerolizer et Genuair, par exemple.

Les nébuliseurs ne sont pas des dispositifs interdits. Par contre, la quantité de bêta-2 agonistes administrée par nébulisation peut dépasser les doses maximales permises de salbutamol, de salmétérol ou de formotérol par inhalation. Par conséquent, la dose peut être interdite.

23. Quel est le statut de la vitamine B12, étant donné qu'elle contient du cobalt? Haut

La vitamine B12 n’est pas interdite, car le cobalt qu’elle contient n’a pas les mêmes effets que le cobalt élémentaire et les sels de cobalt. De plus, la quantité de cobalt naturellement présente dans les aliments n’est pas importante et ne suffirait pas à agir comme agent dopant. Néanmoins, si un complément alimentaire contient du cobalt (par exemple, du cobalt inorganique ou des sels de cobalt), il serait alors considéré comme étant interdit.

24. Les chambres hypoxiques sont-elles permises? Haut

Les chambres hypoxiques reproduisent de façon artificielle des conditions d’hypoxie. Elles ne sont pas interdites par l’AMA, mais certaines autorités sportives en condamnent l’utilisation pendant les compétitions, en vertu des règles de leur sport. Les sportifs doivent vérifier les règles qui s’appliquent aux chambres hypoxiques auprès des autorités sportives régissant les événements auxquels ils participent.

25. Quel est le statut de l'higénamine? Haut

L’higénamine est interdite en vertu de la section S3 en tant que bêta-2 agoniste non sélectif. Selon la documentation, l’higénamine est un composant de la plante Tinospora crispa, qui peut faire partie de certains compléments alimentaires.

26. Quel est le statut de la supplémentation en oxygène? Haut

La supplémentation en oxygène administrée par inhalation, mais pas par voie intraveineuse, est autorisée. Cependant, certaines autorités sportives peuvent l’interdire dans leurs règlements. Les sportifs doivent vérifier les règles qui s’appliquent à l’oxygène supplémentaire auprès des autorités sportives régissant les événements auxquels ils participent.

27. Puis-je être contrôlé positif à la phényléthylamine à la suite de la consommation d'aliments? Haut

La consommation normale d’aliments n’entraîne pas des niveaux suffisamment élevés de phényléthylamine pour donner lieu à un résultat d’analyse anormal.

28. Quel est le statut du traitement par cellules souches? Haut

Les cellules souches non transformées utilisées seules (sans facteur de croissance ou d’autres hormones ajoutées) pour traiter des blessures ne sont pas interdites pourvu qu’elles permettent un retour à la normale et non une amélioration du fonctionnement de la région touchée.

29. Quel est le statut de l'Actovegin? Haut

L’Actovegin est composé de sérum de veau déprotéinisé. Selon le fabricant, il contient des peptides, des acides aminés, des acides nucléiques, mais pas de cellules ni de protéines. Une analyse indépendante du produit n’a révélé la présence d’aucune substance interdite parmi les suivantes : facteur de croissance, protéines en général et stéroïdes. Par conséquent, compte tenu de ces données, l’Actovegin n’est pas interdit sauf si un volume supérieur à 100 ml par période de 12 heures est administré par injection ou perfusion intraveineuse.

30. Qu'est-ce que l'édition génomique? Haut

L’édition génomique est un type de génie génétique dans lequel certains sites précis de l’ADN sont modifiés. Elle a connu des progrès fulgurants au cours des dernières années et constitue une technique de thérapie génique prometteuse pour le traitement de maladies génétiques ou de cancers, par exemple. À l’heure actuelle, seuls quelques essais cliniques de phase précoce sont en cours à l’échelle mondiale. Cette situation a incité l’AMA à évaluer les mésusages possibles de l’édition génomique à des fins de dopage. Ces technologies ont donc été incluses dans la définition de « dopage génétique » de la Liste des interdictions 2018. Malgré les affirmations sensationnelles et non fondées sur le plan scientifique parfois avancées dans les médias, l’AMA n’a actuellement connaissance d’aucun sportif ayant recours au dopage génétique. Nous voulons toutefois prendre de l’avance et exprimer clairement que si des techniques comme celle de l’édition génique sont utilisées pour améliorer la performance au-delà d’un retour à un état normal, elles sont alors interdites.

31. Pourquoi l'alcool n'est-il plus interdit? Haut

Après un examen attentif et un processus exhaustif de consultation, il a été convenu d’exclure l’alcool de la Liste des interdictions à compter du 1er janvier 2018. Ce changement ne vise pas à compromettre l’intégrité ou la sécurité de tout sport dans lequel la consommation d’alcool représente une préoccupation, mais plutôt à appuyer un moyen différent d’appliquer l’interdiction de consommer de l’alcool dans ces sports. Les fédérations internationales (FI) concernées par ce changement ont été informées suffisamment à l’avance pour mettre à jour leurs règles et instaurer des protocoles pour déceler la consommation d’alcool et imposer des sanctions appropriées aux sportifs qui ne respectent pas les règles de leur sport. Le contrôle du processus accordera aux FI une plus grande souplesse dans l’application des règles et des seuils, de la façon qu’elles jugent à propos. Les organisations nationales antidopage ne sont plus obligées de mener des tests, mais elles peuvent assister les FI et les fédérations nationales s’il y a lieu.

Compléments alimentaires/nutritionnels

1. La prise de suppléments est-elle sûre? Haut

Une extrême prudence est recommandée en matière d'utilisation de compléments.

L'utilisation de compléments alimentaires par des sportifs est une préoccupation importante, parce que dans de nombreux pays, la production et l'étiquetage de compléments ne suivent pas de règles strictes. Ceci peut mener à l'utilisation d'un complément contenant une substance non déclarée qui est interdite par les règles antidopage. Un nombre important de contrôles positifs ont été attribués au mésusage de compléments. Justifier l’obtention d’un résultat d’analyse anormal par l’utilisation d’un complément alimentaire mal étiqueté n'est pas une défense adéquate dans une audience liée à un contrôle positif.

Il faut soupeser le pour et le contre entre les risques de la prise de compléments et ses avantages potentiels. De plus, les sportifs doivent comprendre les répercussions négatives d’une violation des règles antidopage découlant de la prise d’un complément contaminé.

L’utilisation de compléments qui ont été soumis à l’un des mécanismes d’évaluation de la qualité disponibles peut aider à réduire les risques de dopage par inadvertance, mais ne les élimine pas.

2. Une société produisant des compléments alimentaires/nutritionnels peut-elle faire tester ceux-ci par l'AMA? Haut

L'AMA n'est pas impliquée dans l'analyse de compléments alimentaires/nutritionnels.

Le Code d'éthique des Laboratoires, qui fait partie du Standard international pour les laboratoires (section 4.4. de l'annexe B), stipule que les laboratoires accrédités par l'AMA ne doivent pas effectuer d'analyses de matériel ou de préparations commerciales (tels que des compléments alimentaires) sauf en cas de demande expresse d'une organisation antidopage dans le cadre de l'examen d'un cas de dopage. Le laboratoire ne doit pas fournir de résultats, de documentation ou de conseils suggérant de quelque manière que ce soit l'approbation d'un produit ou d'un service.

3. Une société produisant des compléments alimentaires peut-elle faire approuver ses produits par l'AMA? Haut

L’AMA n’est aucunement impliquée dans les procédures d’homologation des compléments alimentaires et par conséquent, n'approuve ni n’appuie aucun fabricant de tels produits ni les produits eux-mêmes. L’AMA ne contrôle pas la qualité ni les données de l’industrie des compléments. Certaines sociétés de cette industrie peuvent par contre, de temps à autre, prétendre que leurs produits ont été approuvés ou homologués par l’AMA.

Lorsqu’une société souhaite faire la promotion de ses produits auprès de la communauté sportive, il incombe au fabricant de s’assurer que l’utilisation de ses produits n'entraîne aucune violation des règles antidopage. Certains tiers effectuent des tests sur les compléments. Cette pratique peut réduire les risques de contamination, mais ne les élimine pas.