24 Octobre 2018
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Le groupe de travail de l’AMA sur la gouvernance annoncera ses recommandations au Conseil de fondation

Le groupe de travail sur la gouvernance de l’Agence mondiale antidopage (AMA) a tenu sa dernière réunion à Lausanne, en Suisse, le 22 octobre dernier et fera un certain nombre de recommandations au Conseil de fondation de l’AMA (le Conseil) sur le renforcement de la structure et des processus de gouvernance de l’Agence à la prochaine réunion du Conseil le 15 Novembre à Bakou, en Azerbaïdjan.

Ce groupe, composé de représentants des sportifs, d’organisations nationales antidopage (ONAD), du Mouvement sportif et des gouvernements, ainsi que d’experts indépendants en gouvernance, a été constitué l’an dernier avec l’approbation du Conseil pour étudier la manière de renforcer la structure de gouvernance de l’AMA.

Les propositions formulées par le groupe de travail incluent notamment :

  • Un président et un vice-président indépendants, ainsi qu’une rémunération modeste versée au président;
  • L’ajout de deux sièges indépendants – avec tous les droits de vote – au Comité exécutif. Les nominations pour ces postes pourraient être proposées par le Mouvement sportif et les gouvernements, mais les candidats ne devraient avoir aucun lien avec l’un des groupes, conformément aux critères rigoureux qui seront approuvés par le Comité des nominations;
  • Une limite de trois mandats de trois ans (neuf ans en tout) pour tous les membres du Conseil de fondation, du Comité exécutif et des comités permanents, sans possibilité de se retirer pour un mandat et de réoccuper un siège par la suite;
  • Création d’un Comité des nominations pour s’assurer que les bonnes personnes en terme de compétences et d’indépendance occupent les postes de gouvernance haut placés au sein de l’AMA;
  • Création d’un Conseil d’éthique indépendant pour assurer la conformité aux normes de conduite requises par une bonne gouvernance;
  • Au moins un siège chacun pour les sportifs et les ONAD dans tous les comités permanents.

Pour ce qui est de la représentation additionnelle des sportifs au Comité exécutif, le groupe de travail n’a pas pu parvenir à un consensus. Ses membres ont toutefois convenu que la voix des sportifs devrait être renforcée au-delà des moyens existants lorsqu’il existera un mécanisme de représentation suffisant. Une fois que les athlètes pourront confirmer exactement le processus et les moyens par lesquels ils sont représentés, ainsi que le processus de sélection de leurs représentants, une discussion ouverte devrait avoir lieu pour déterminer à quels niveaux existants et/ou nouveaux au sein de l’AMA la représentation des sportifs pourrait être renforcée.

« L’ensemble du processus de révision de la gouvernance a été exhaustif et a clairement démontré la volonté de l’AMA de s’adapter et de s’assurer qu’elle dispose des bons processus, a déclaré le Dr Ulrich Haas, président indépendant du groupe de travail. Nous avons eu d’excellentes discussions et la réunion finale de cette semaine n’a pas fait exception. Avoir autant d’experts aux points de vue variés dans la salle, qui nous ont fait profiter de leur expérience et de leurs domaines d’expertise particuliers, a été extrêmement bénéfique. Je peux dire que tous les partenaires ont été engagés et bien représentés, et qu’ils ont eu de nombreuses occasions de faire part de leurs opinions au groupe.

« Un thème récurrent de l’ensemble de ce processus est qu’une plus grande indépendance au sein du Comité exécutif de l’AMA était un résultat souhaitable et bénéfique pour le futur de l’Agence. L’AMA a été créée il y a près de 20 ans, notamment pour assurer la cohérence et la standardisation des politiques et des règlements antidopage au sein des organisations sportives et des gouvernements du monde. Dans un monde en constante évolution, son rôle s’est depuis élargi et développé. La structure de gouvernance doit donc également évoluer et continuer d’être examinée.

« Ces recommandations et les discussions qui les ont précédées sont la preuve que les différents partenaires du mouvement antidopage peuvent travailler ensemble dans un esprit de coopération et de respect mutuel. Cela marque le début d’un processus continu de révision de la gouvernance au sein de l’AMA. Il est encourageant de constater que toutes les recommandations ont été acceptées à l’unanimité par le groupe, sans exception.

« Je suis impatient de présenter les conclusions et les recommandations du groupe de travail au Conseil de fondation le mois prochain, et je remercie les membres du groupe pour leurs contributions constructives à ce processus important. »

Les membres du groupe de travail sur la gouvernance de l’AMA sont les suivants :

Président indépendantDr Ulrich Haas

Représentants des sportifs – Kirsty Coventry (Commission des athlètes du CIO, Zimbabwe) et Adam Pengilly (Comité des sportifs de l’AMA, Royaume-Uni)

ONAD – Patrick Goh (Singapour) et Andrea Gotzmann (Allemagne)

Gouvernements – Juge Lex Mpati (Afrique du Sud), Marcos Diaz (République dominicaine), Toshiei Mizuochi (Japon), Philippe Muyters (Belgique) et David Howman (Nouvelle-Zélande)

Mouvement sportif – Pr Didier Cossin (expert en gouvernance, Suisse), Romano Subiotto, c.r., (expert en droit du sport, Belgique), Danka Bartekova (Commission des athlètes du CIO, Slovaquie), Richard Budgett (CIO) et Andrew Ryan (ASOIF)

Experts indépendants – Huw Roberts (Royaume-Uni) et Akaash Maharaj (Canada)