24 Septembre 2017
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Le Comité exécutif de l'AMA met l'accent sur ses plans budgétaires à long terme, la supervision de la conformité et son siège mondial

                                            Le Comité a également approuvé la Liste des interdictions pour 2018

Paris (France), le 24 septembre 2017 – l’Agence mondiale antidopage (AMA) a tenu une réunion de son Comité exécutif aujourd’hui à Paris, en France. Ce Comité, qui compte 12 membres, est l’instance suprême chargée d'élaborer les politiques de l’AMA. Il est composé à parts égales de représentants du Mouvement olympique et des gouvernements.

Bien que le Comité exécutif ait approuvé la Liste des substances et méthodes interdites de 2018 (qui sera publiée d’ici le 1er octobre 2017) et qu’il ait reçu des rapports des présidents des comités permanents de l’AMA, la réunion d’une journée a porté principalement sur les finances, la future ville d’accueil du siège social mondial de l’AMA et la conformité des signataires au Code mondial antidopage (le Code).

Le président de l’AMA, Sir Craig Reedie, a déclaré en parlant de la réunion : « Je suis très satisfait des discussions vigoureuses que les membres du Comité exécutif ont eues aujourd’hui sur divers sujets en vue de renforcer le sport propre. D’importantes décisions ont été prises; nous avons avancé sur un certain nombre de points, qui seront intégrés au besoin à l’ordre du jour de la réunion du Conseil de fondation de l’AMA, en novembre. »

Finances

Le directeur général de l’AMA, Olivier Niggli, a ouvert la réunion en faisant un survol de divers sujets d’ordre opérationnel, puis les membres sont passés aux questions financières. M. Niggli a expliqué qu’à la suite de la réunion du Conseil de l’AMA en novembre 2016, qui a débouché sur l’approbation d’une série de recommandations visant à renforcer l’Agence, la direction a établi un budget sur quatre ans (2018-2021) qui précise les activités principales à améliorer sur le plan financier, soit la supervision de la conformité, les renseignements et enquêtes, le programme des lanceurs d’alerte, le renforcement des capacités des organisations antidopage (OAD), l’éducation et les recherches en sciences sociales, l’accréditation des laboratoires, les recherches scientifiques et le Système d’administration et de gestion antidopage (ADAMS). M. Niggli a expliqué que, selon le budget 2017 de l’AMA, qui s’élève à 29,7 millions de dollars américains, il faudrait une augmentation budgétaire de 8 %, 15 %, 15 % et 5 % pour les années 2018 à 2021 respectivement afin de pouvoir respecter les recommandations du Conseil. Le Comité a convenu de proposer au Conseil deux choix pour 2018, c’est-à-dire une hausse de 8 % ou de 5 %, et de recommander celle de 8 %. En ce qui concerne les années 2019 à 2021, les gouvernements ont demandé plus de temps pour discuter des moyens de répondre aux exigences budgétaires à long terme et de faire approuver le plan budgétaire à long terme à la réunion du Conseil de mai 2018.

M. Niggli a poursuivi en déclarant que, bien que le plan budgétaire sur quatre ans reflète le financement nécessaire pour améliorer les activités principales de l’AMA, l’Agence a besoin de beaucoup plus pour « changer la donne pour le sport propre ». L’AMA cherche donc à mettre en œuvre une stratégie de financement supplémentaire qui vise à solliciter des fonds auprès d’entreprises, de fondations et de donateurs privés. Cette volonté de l’AMA de rechercher du financement supplémentaire a été exposée dans une proposition remise au Comité par un groupe de spécialistes externes ayant de l’expérience en consultation en gestion, en biopharmaceutique et en collecte de fonds. Le Comité a accepté que la direction de l’AMA explore davantage cette ambitieuse stratégie.

« Pendant 17 ans, l’AMA a mené la charge contre le dopage dans le sport dans un environnement complexe et en perpétuel changement, a déclaré M. Niggli. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli avec des ressources limitées, mais selon nous, nous pouvons et devons faire beaucoup plus pour “changer la donne” et accroître la confiance dans le système antidopage. Le financement supplémentaire que nous espérons obtenir de donateurs classiques et de sources privées permettra d’augmenter considérablement l’ampleur, le rythme et le rayon d’action des activités principales de l’AMA. »

Siège social de l’AMA

La réunion a ensuite porté sur la question du siège social mondial de l’AMA, qui est hébergé gracieusement par Montréal International au nom des gouvernements du Canada et du Québec depuis  2001. Ce sujet a été abordé pour la première fois à la réunion du Conseil de mai 2017, lorsque Montréal International a annoncé que le Canada souhaitait renouveler son entente d’hébergement pour une autre période de 10 ans, sachant que l’entente actuelle arrivera à échéance le 31 décembre 2021. Le Conseil avait alors demandé à Montréal International de présenter une proposition détaillée et à la direction de l’AMA, d’évaluer le coût et l’incidence d’un appel d’offres ouvert visant à trouver un nouvel hôte potentiel.

Les membres du Comité ont ensuite accueilli une délégation canadienne composée de M. Hubert Bolduc, président et chef de la direction de Montréal International, M. Marc Garneau, ministre des Transports, gouvernement du Canada, et Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales, gouvernement du Québec. Appuyée par une vidéo de M. Denis Coderre, maire de Montréal, la délégation a présenté sa proposition.

Après avoir remercié la délégation canadienne, les membres du Comité ont demandé au président, au directeur général et à la vice-présidente, Mme Linda Hofstad Helleland, de négocier un accord qui sera soumis au Conseil en novembre 2017.

Conformité

Le président du Comité de révision de la conformité (CRC), Jonathan Taylor, et la direction de l’AMA ont décrit les activités menées par l’AMA en matière de supervision de la conformité au Code. Ces activités comprennent notamment le soutien continu apporté aux OAD pour leur permettre de se conformer, de maintenir leur conformité ou de redevenir conformes au Code, ainsi que l’organisation d’audits pour surveiller la conformité des signataires au Code et l’élaboration d’un Standard international pour la conformité au Code des signataires.

Le Comité exécutif a ensuite écouté l’intervention de la direction de l’AMA, qui a fait le point sur les progrès de l’Agence antidopage de Russie (RUSADA) en ce qui concerne la Feuille de route vers la conformité au Code. L’AMA ne s’est jamais écartée de la Feuille de route, qui précise les critères de rétablissement auxquels RUSADA doit satisfaire avant que le CRC indépendant de l’AMA recommande au Conseil de l’AMA de déclarer que RUSADA respecte de nouveau le Code. Le Comité a exprimé son soutien sans réserve concernant le respect continu de la Feuille de route. Celle-ci a été acceptée par RUSADA, le ministère des Sports, le comité national olympique et la commission antidopage publique indépendante, qui ont tous participé à son élaboration. Le Conseil de l’AMA a déclaré RUSADA non conforme en novembre 2015, à la suite de révélations sur le dopage généralisé dans le sport en Russie par la Commission indépendante Pound de l’AMA. 

La direction de l’AMA a notamment mis l’accent sur les trois éléments clés suivants, qu’il reste encore à mettre en œuvre :

  1. Les autorités responsables de la lutte contre le dopage en Russie doivent accepter publiquement les résultats publiés de l’Enquête McLaren.
  2. Le gouvernement russe doit donner accès aux entités appropriées aux échantillons d’urine conservés au laboratoire à Moscou. L’accès à ces échantillons est interdit en raison d’une enquête fédérale.
  3. L’AMA doit auditer RUSADA la semaine du 25 septembre 2017.

Le CRC tiendra une réunion spéciale le 24 octobre 2017 avec l’équipe d’audit de l’AMA et l’un des deux experts indépendants de l’AMA en Russie. Le CRC fera ensuite une recommandation au Conseil en novembre 2017 concernant le rétablissement de la conformité de RUSADA.

« Depuis novembre 2015, l’AMA et ses partenaires travaillent très fort pour reconstruire un programme antidopage crédible et durable en Russie qui permette de protéger les sportifs propres dans leur pays et à l’international, a déclaré Olivier Niggli. En parallèle, depuis que le rapport de l’enquête indépendante McLaren a été publié en décembre 2016 (rapport qui a de nouveau confirmé les manipulations institutionnalisées des procédures de contrôle du dopage en Russie et permis d’identifier les sportifs qui en ont tiré profit), l’AMA soutient et surveille autant que possible les fédérations internationales (FI) et les autres organisations touchées afin de les aider à déterminer si elles peuvent faire valoir que les athlètes concernés ont commis des violations des règles antidopage (VRAD). Nous sommes résolus à poursuivre la mise en œuvre de la Feuille de route. »

Entre autres, le Comité a :

  • été informé de la progression du processus actuellement mené par l’Autorité de contrôle indépendante (ACI) en vue de nommer les membres du Conseil;
  • approuvé la recommandation de financement de 2,9 millions de dollars américains pour les propositions de recherches scientifiques de 2017.

– FIN –

 

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