27 Septembre 2017
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L'AMA incite les gouvernements à renouveler leur engagement en faveur du sport propre à la sixième Conférence des Parties de l'UNESCO

Le président et le directeur général de l’Agence mondiale antidopage (AMA), Sir Craig Reedie et Olivier Niggli, étaient à Paris, en France, cette semaine, afin de participer à la 6e Conférence des Parties de l’UNESCO (la Conférence), les 25 et 26 septembre. Cet événement constitue une session statutaire qui a lieu tous les deux ans. Y sont abordés les défis relatifs à la conformité des États parties aux dispositions de la Convention internationale contre le dopage dans le sport de l’UNESCO (la Convention).

La Convention, qui a été adoptée en 2005, est l’instrument juridique par lequel les États parties (gouvernements) officialisent leur engagement envers le Code mondial antidopage (le Code). Avec une adhésion de 99 % à l’échelle mondiale, la Convention arrive au deuxième rang dans l’histoire de l’UNESCO pour le rythme de ratification après l’adoption.

Dans son discours publié la veille de la Conférence, le président de l’AMA, Sir Craig Reedie, a remercié l’UNESCO pour sa collaboration et a invité les États parties à renouveler leur serment au sport propre. « Au cours des 15 dernières années, dit-il, l’AMA, l’UNESCO, les gouvernements et le Mouvement sportif ont bâti un solide système antidopage d’envergure mondiale. Le Code et la Convention sont des instruments robustes et complémentaires. La Convention se concentre sur ce que peuvent faire les gouvernements, tandis que le Code met l’accent sur les règles et la manière de les faire appliquer. Qu’importe notre réussite, nous devons tous en faire plus. L’AMA va de l’avant et les États parties sont encouragés à s’orienter dans la même direction. »

Sir Craig Reedie conclut son allocution en disant ce qui suit : « Vous êtes tous des représentants de vos pays respectifs et, surtout, de vos sportifs. Les discussions que vous aurez au cours des deux prochains jours, et les décisions que vous prendrez, façonneront leur avenir. Cette assemblée représente une occasion déterminante de renforcer la Convention. Je vous demande de garder vos sportifs actuels et futurs au premier rang de vos préoccupations durant vos délibérations. Ils nous rendent fiers jour après jour grâce à leur excellence et à leur persévérance… et nous leur devons de faire de notre mieux pour protéger leur droit à un sport propre. »

Au deuxième jour de l’événement, qui s’est déroulé sur le thème « Le sport propre – Une responsabilité partagée », Olivier Niggli a réitéré l’importance d’une collaboration accrue entre l’AMA et l’UNESCO afin de « démontrer par nos actions que nous sommes concertés et déterminés – aux côtés de l’ensemble de la communauté antidopage – à prévenir, à décourager et à détecter le dopage dans le sport ainsi qu’à rehausser la confiance des sportifs à l’égard du système antidopage ». En particulier, M. Niggli a lancé un appel aux États parties afin qu’ils en fassent davantage dans les domaines de l’éducation, du partage d’information et de l’élaboration d’un régime de conséquences. Ces sujets ont tous fait l’objet de résolutions adoptées qui ont été mises de l’avant par les États parties du Japon, du Chili et du Danemark, respectivement.

M. Niggli a ensuite présenté aux délégués les priorités 2017 de l’AMA, qui visent à bâtir une « Agence adaptée pour l’avenir », et dont les détails sont accessibles dans le Rapport annuel 2016.

Pour clore sa présentation, M. Niggli a fait le point sur l’avancement de l’enquête indépendante McLaren de l’AMA (qui a révélé les manipulations institutionnalisées du système antidopage de Russie) ainsi que sur les progrès de la Feuille de route vers la conformité au Code de RUSADA. Sur ce dernier sujet, M. Niggli a été très clair : « Depuis novembre 2015, lorsque RUSADA a pour la première fois été déclarée non conforme au Code par suite de la Commission Pound indépendante de l’AMA, l’Agence et ses partenaires ont travaillé de façon diligente afin de rebâtir un système antidopage crédible et durable en Russie ». M. Niggli a en outre insisté sur le fait que « l’AMA est inébranlable dans sa volonté de voir la Feuille de route respectée », précisant au passage que « les autorités russes savent exactement ce qu’il faut faire pour y arriver ».

À propos de la Conférence

La Conférence a la responsabilité générale de mettre en œuvre la Convention. Ses objectifs sont les suivants :

Outre les États parties et les autres États membres de l’UNESCO, l’AMA est invitée à la Conférence en tant qu’organisation consultative. Le Comité international olympique (CIO), le Comité international paralympique (CIP), le Conseil de l’Europe, le Comité intergouvernemental pour l’éducation physique et le sport (CIGEPS) et d’autres organisations sportives intergouvernementales sont également invités à titre d’observateurs.

Lisez le discours de Sir Craig Reedie dans son intégralité ici.

crédit © UNESCO/Christelle ALIX