25 Février 2017
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L'AMA rencontre les organisations antidopage (OAD) pour faire le point sur le rapport d'enquête McLaren (Partie II)

L’Agence aide les OAD à décider s’il convient ou non de poursuivre pour violation des règles antidopage les sportifs mentionnés dans le Rapport et, le cas échéant, dans quelle mesure

Montréal (Canada), le 25 février 2017 –- Les 21 et 22 février 2017, des représentants de l’Agence mondiale antidopage (AMA) ont rencontré, à Lausanne, leurs homologues des Fédérations internationales (FI), du Comité International Olympique (CIO), du Comité international paralympique (CIP), de la Fédération internationale du sport universitaire (FISU) et des organisations qui chapeautent les FI [organisations antidopage (OAD)] pour discuter du suivi de la deuxième partie du Rapport de l’enquête McLaren, publiée le 9 décembre 2016.  

La deuxième partie du Rapport reconfirme les manipulations institutionnalisées des procédures de contrôle du dopage en Russie, manipulations qui ont d’abord été dévoilées dans le Rapport I publié le 18 juillet 2016, et mentionne un certain nombre de sportifs qui en auraient profité. Cette deuxième partie est accompagnée d’un site Web du dossier des preuves, qui contient les éléments de preuve non confidentiels ayant été examinés par l’équipe d’enquête.

L’objectif de la rencontre de Lausanne était d’aider les OAD à trouver tous les éléments disponibles sur le site Web du dossier des preuves afin de décider s’il convient ou non de poursuivre les sportifs mentionnés dans la deuxième partie du Rapport pour violation de leurs règles et règlements antidopage (VRAD) respectifs.

Après s’être réunis avec le professeur McLaren et son équipe la semaine précédente pour veiller à ce que l’AMA soit pleinement informée et apte à aider du mieux possible les OAD à gérer leurs résultats, les représentants de l’AMA ont parcouru la liste des sujets suivants avec les participants de la rencontre de Lausanne :

  • le site Web du dossier des preuves, afin de mieux comprendre les éléments de preuve;
  • la méthode de recherche approfondie dans ce site Web;
  • les VRAD pouvant donner lieu à des poursuites, telles que manipulation et utilisation;
  • les études de cas tirées du Rapport II;
  • les preuves additionnelles pouvant être obtenues par des enquêtes plus poussées.

Les représentants de l’AMA ont également souligné les points suivants :

  • L’Enquête McLaren a été lancée afin de déterminer s’il pouvait exister des preuves de manipulations institutionnalisées des procédures de contrôle du dopage en Russie et d’identifier tout sportif ayant pu bénéficier d’actes de falsification visant à dissimuler des résultats de contrôle du dopage positifs ou y prendre part. Voir le mandat.
  • L’enquête n’a jamais eu pour objet d’établir si des sportifs individuels avaient commis une VRAD.
  • L’enquête a confirmé l’existence d’un stratagème appliqué systématiquement à un éventail de disciplines sportives dans toutes les compétitions nationales et internationales tenues en Russie et à l’étranger, et qu’un nombre important de sportifs ont pu participer à des manipulations visant à dissimuler des résultats de contrôle du dopage positifs ou en avoir bénéficié.
  • Pour beaucoup des sportifs identifiés par l’Enquête McLaren, les seules preuves disponibles sont celles que le professeur McLaren a pu mettre au jour.
  • Malheureusement, le laboratoire de Moscou s’est débarrassé de bon nombre des échantillons, ce qui signifie qu’ils n’ont pu être soumis à de nouvelles analyses. De plus, les demandes de preuves additionnelles adressées par le professeur McLaren aux autorités russes sont restées sans réponse.
  • Tout cela signifie qu’il pourrait en définitive ne pas y avoir suffisamment de preuves pour imposer des sanctions pour d’éventuelles VRAD à certains des sportifs identifiés dans le rapport.

La communauté antidopage doit comprendre clairement ce à quoi elle peut parvenir, ou pas, sur la base des faits dévoilés par le professeur Richard McLaren.

Aux termes des obligations que leur impose le Code mondial antidopage, les OAD doivent maintenant :

  • examiner les preuves mises à leur disposition sur chaque sportif dans leur sport respectif ou qui relèvent de leur compétence;
  • associer les renseignements issus de l’enquête aux informations dont elles disposent et que l’équipe d’enquête ne pouvait connaître;
  • déterminer si les preuves sont suffisantes ou non pour poursuivre en raison d’une VRAD ou s’il convient d’approfondir l’enquête ou d’entreprendre des contrôles ciblés;
  • informer l’AMA du résultat de cet exercice, en l’occurrence leur décision de poursuivre ou non leurs sportifs respectifs pour des VRAD.

Il convient également de noter que par suite du Rapport McLaren, le CIO a demandé la réalisation de nouvelles analyses et entamé une analyse judiciaire de tous les échantillons d’urine prélevés auprès des sportifs russes ayant participé aux Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi 2014, soit plus de 250. Le CIO a déjà entrepris des procédures disciplinaires contre 28 sportifs russes présents à Sotchi, pour lesquels le Rapport McLaren indique qu’il y a eu manipulation. De plus, les constatations du Rapport McLaren ont aidé le CIO à cibler son programme de nouvelles analyses des échantillons prélevés aux Jeux Olympiques de 2008, 2010 et 2012, qui a conduit jusqu’à présent à des sanctions contre 38 sportifs russes.

L’AMA reconnaît que la conspiration de dopage russe dévoilée par l’Enquête McLaren a déstabilisé la plupart de ses partenaires dans la lutte contre le dopage et a été extrêmement éprouvante pour ceux qui en gèrent les résultats, en particulier pour les sports d’hiver actuellement en pleine saison. Aussi, depuis la publication de la deuxième partie du rapport, l’AMA fait tout son possible, pour aider les OAD à gérer leurs résultats.

                                                                                                                – FIN –                         

CONTACTS DE L’AMA POUR LES MÉDIAS

Ben Nichols, responsable principal, Relations médias et communication
Téléphone : + 1-514-904-8225
Courriel : media@wada-ama.org

Maggie Durand, coordonnatrice, Relations médias et communication
Téléphone : + 1-514-904-8225
Courriel : media@wada-ama.org