21 Septembre 2016
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Le Comité exécutif de l’AMA uni dans sa volonté de renforcer l’Agence comme chef de file du sport propre

Le Comité a également approuvé la Liste des interdictions et les projets de recherche scientifique pour 2017

Montréal (Canada), le 21 septembre 2016 – Aujourd’hui, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a tenu sa réunion du Comité exécutif à Lausanne en Suisse. Gracieusement accueillis par l’Association des comités nationaux olympiques (ACNO), les membres du Comité ont abordé une foule de sujets, allant des conclusions du groupe de réflexion multilatéral de l’AMA, qui s’est réuni hier, aux récentes cyberattaques dont l’Agence a fait l’objet, en passant par les approbations annuelles habituelles de la Liste des substances et méthodes interdites (la « Liste des interdictions ») et des projets de recherche.

« L’AMA est très encouragée par le niveau d’engagement et de solidarité que les membres du Comité exécutif ont manifesté autour de la table aujourd’hui, déclare Sir Craig Reedie, président de l’AMA, qui fait écho à l’optimisme exprimé à l’issue du groupe de réflexion multilatéral d’hier. Les membres des gouvernements et du Mouvement sportif ont parlé d’une même voix, soulignant que l’indépendance de l’AMA devait être renforcée et soutenue publiquement dans l’intérêt des sportifs propres. »

Olivier Niggli, directeur général de l’AMA, a présenté au Comité un rapport complet l’informant, entre autres, du consensus obtenu lors du groupe de réflexion. M. Niggli a avisé les membres que les commentaires reçus, et ceux qui ressortiront des futurs groupes de réflexion et d’autres canaux, seront pris en compte au même titre que ceux issus de la réunion du Conseil de fondation de l’Agence, qui se tiendra le 20 novembre 2016. « À la suite de la réunion de novembre, une feuille de route sera établie afin de renforcer les principales activités antidopage et d’orienter l’avenir du système, affirme M. Niggli. Les pouvoirs d’enquête de l’AMA, acquis en 2015, ont été déterminants pour exposer la manipulation des procédures de contrôle du dopage par l’État russe. Nous sommes plus qu’ouverts à tirer des leçons de cette expérience et à aller de l’avant dans l’optique de renforcer l’Agence et le système antidopage à l’échelle mondiale. Nous nous concentrons particulièrement à consolider notre équipe d’enquête, à imposer des conséquences en cas de non-conformité et à passer en revue le modèle de gouvernance et de financement de l’AMA. Toutes les propositions constructives visant à renforcer le sport propre sont les bienvenues. »

Voici certains des sujets abordés par le Comité :

  • Le rapport final de l’Enquête indépendante McLaren mettra davantage l’accent sur l’identification des sportifs individuels ayant pu bénéficier du système de manipulation par l’État russe. Il a été mentionné que M. McLaren a toujours l’intention de déposer son rapport d’ici la fin d’octobre.
  • L’élaboration d’une politique et d’un programme de dénonciation global va de bon train, et le tout devrait être présenté au Comité exécutif et au Conseil de fondation en novembre. L’Agence a le souci de créer un programme fournissant davantage de sécurité aux personnes qui se manifestent pour offrir de précieux renseignements.
  • Des réunions techniques auront lieu plus tard cette semaine en lien avec l’autorité de contrôle indépendante, une idée que le CIO a émise à la fin de 2015.
  • Le rapport de l’observateur indépendant pour les Jeux olympiques de Rio 2016 est en passe d’être achevé et sera soumis sous peu au CIO pour examen factuel, puis sera rendu public par l’AMA peu après. Un rapport similaire sera produit pour les Jeux paralympiques de Rio 2016, qui se sont terminés le 18 septembre.
  • Un processus d’élection a été mis en place pour pourvoir le poste de vice-président du conseil de l’Agence, malheureusement rendu vacant par le décès du Rév. Dr Makhenkesi Stofile le 15 août 2016. Après un moment de silence en hommage à cet homme remarquable et figure marquante du monde du sport, le Comité a convenu que ce poste demeurerait vacant jusqu’à la réunion du Conseil de fondation, le 20 novembre. Il a également nommé les présidents suivants pour les comités permanents de l’Agence, qui se voient confier un mandat de trois ans débutant le 1er janvier 2017 (les trois premiers sont déjà en poste) :
  1. Comité des sportifs : Beckie Scott
  2. Comité Éducation : Edwin Moses
  3. Comité Finance : Francesco Ricci Bitti
  4. Comité Santé, médecine et recherche : Ugur Erdener
  • Les comptes audités de 2015, les contributions gouvernementales pour 2016, le fonds de recherche spécial (qui a atteint un montant final de 11 678 450 dollars US de la part des gouvernements et du CIO), ainsi que le fonds spécial pour les enquêtes (les reçus et les engagements des gouvernements se chiffrent à 645 359 $ US, et une contrepartie équivalente du CIO est attendue). 
  • Les signataires non conformes, particulièrement en ce qui concerne RUSADA et les critères dont cette agence aurait besoin pour se conformer à nouveau. 
  • Le Comité a également été informé du consensus obtenu lors du groupe de réflexion portant sur la nécessité d’un suivi centralisé de la conformité au Code mondial antidopage (le « Code ») par l’AMA, avec des pouvoirs de sanction proportionnés et calibrés. Il serait notamment question d’un financement accru pour assurer la tenue d’audits périodiques et la capacité de l’AMA d’imposer des amendes aux organisations non conformes. 
  • L’approbation de la Liste des interdictions de 2017, qui sera publiée le 1er octobre et entrera en vigueur le 1er janvier 2017. Il a été convenu de faire le maximum pour veiller à ce que les changements apportés à la Liste soient clairement communiqués aux partenaires par l’entremise de divers canaux.
  • La récente couverture médiatique à propos de la cyberattaque qui, en particulier, a déclenché des rumeurs voulant que les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) aient augmenté de 48 % entre 2014 et 2016. La présidente du Comité Santé, médecine et recherche, Valérie Fourneyron, a profité de l’occasion pour préciser qu’effectivement, cela est attribuable à la décision du Conseil de fondation de l’AMA, en mai 2016, de renforcer l’obligation des organisations antidopage (OAD) d’enregistrer l’ensemble des AUT dans le Système d’administration et de gestion antidopage (ADAMS) de l’AMA, sans compter l’effet des Jeux olympiques et paralympiques de Rio 2016.
  • Le rôle important des laboratoires a été évoqué, et il a été convenu que leur participation directe aux discussions globales concernant l’amélioration du système devrait être accrue.