20 Septembre 2016
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L’AMA tient son premier d’une série de groupes de réflexion

Les participants en appellent au renforcement de l’AMA, ainsi qu’à une indépendance et à des pouvoirs de sanction accrus

Montréal (Canada), le 20 septembre 2016 – L’Agence mondiale antidopage (AMA) a tenu aujourd’hui le premier d’une série de groupes de réflexion multilatéraux à Lausanne, en Suisse. Sous le thème « Addressing challenges to the current anti-doping system » (Relever les défis du système antidopage actuel), les participants ont échangé dans un esprit de collaboration et convenu que l’AMA devrait disposer des moyens appropriés pour capitaliser sur ses succès .Parmi les sujets abordés, les participants sont parvenus à un consensus concernant les points suivants:

1. Un suivi centralisé de la conformité au Code mondial antidopage (le « Code ») par l’AMA, avec des pouvoirs de sanction proportionnés et calibrés. Il serait notamment question d’un financement plus important pour assurer la tenue d’audits périodiques et la capacité de l’AMA d’imposer des amendes aux organisations non conformes.

2. Des enquêtes approfondies de l’AMA s’appuyant sur davantage de financementet une coopération plus étroite avec les forces de l’ordre et les gouvernements.

3. Une politique et un programme de dénonciation étendus offrant plus de garanties aux personnes qui se manifestent pour fournir de précieux renseignements.

4. Un processus amélioré de contrôle du dopage par les organisations antidopage à l’échelle mondiale, avec une formation améliorée des agents de contrôle du dopage et des audits obligatoires.

5. Un processus plus rigoureux de surveillance des laboratoires accrédités par l’AMA, et des exigences plus contraignantes pour l’autonomie des laboratoires.

6. La reconnaissance par le Mouvement sportif et les gouvernements que l’AMA est l’organe de réglementation qui gouverne l’ensemble des activités antidopage et qu’elle a besoin de contributions supplémentaires de leur part pour soutenir son champ d’action élargi.

7. L’adhésion des gouvernements à l’engagement législatif découlant de la Convention internationale de l’UNESCO contre le dopage dans le sport.

8. Des discussions approfondies visant à renforcer le modèle de gouvernance de l’AMA.

« Je suis très encouragé  par les discussions et les idées qui ont été mises de l’avant aujourd’hui ainsi que par l’esprit de collaboration qui régnait dans le cadre de ce premier groupe de réflexion afin de renforcer l’AMA et le système antidopage, déclare Sir Craig Reedie, président de l’AMA. Tout le monde autour de la table s’est entendu pour dire que l’AMA a accompli beaucoup de choses au cours de ses 17 ans d’existence, à commencer par l’engagement des gouvernements envers la Convention internationale de l’UNESCO et le renforcement du Code, et que le temps était venu de procurer à l’AMA toutes les ressources dont elle a besoin pour pouvoir diriger et surveiller fermement et en toute indépendance le mouvement en faveur du sport propre. Il a été particulièrement encourageant d’entendre les représentants du CIO confirmer que le Mouvement olympique n’a pas l’intention de diminuer le rôle de l’AMA, mais plutôt la volonté de renforcer son indépendance et ses pouvoirs réglementaires. Tous les commentaires exprimés aujourd’hui, de même que ceux qui seront formulés lors des prochains groupes de réflexion et par l’entremise d’autres canaux, seront pris en compte comme il se doit. » 

« Aujourd’hui, affirme Olivier Niggli, directeur général de l’AMA, les participants ont convenu que, pour protéger véritablement les sportifs propres, il faut que les gouvernements du monde, les organisations nationales antidopage (ONAD), le Mouvement sportif, les sportifs et les autres partenaires unissent leurs forces afin de déterminer les mesures nécessaires pour renforcer notre action commune et, une fois que ces mesures feront consensus, de veiller à ce que l’AMA dispose des pouvoirs et des ressources dont elle a besoin pour réussir. En tant que chefs de file du sport propre, nous devons faire tout en notre pouvoir pour nous assurer que l’AMA et le système antidopage sont forts, indépendants et capables de défendre les intérêts des sportifs sans compromis. »

« L’AMA et le mouvement antidopage, souligne Beckie Scott, présidente du Comité des sportifs de l’AMA, ont traversé une période mouvementée depuis que la Commission indépendante Pound a révélé le dopage généralisé dans le sport en Russie et que l’Enquête indépendante McLaren a braqué les projecteurs sur le dopage systématique dans ce pays. On se doit de saluer tout ce que l’AMA a accompli en 17 ans avec des ressources somme toute modestes, notamment depuis qu’elle a acquis des pouvoirs d’enquête en vertu du Code de 2015. L’Agence a réalisé des percées fulgurantes dans le monde du dopage. Il m’apparaît évident, à moi et aux autres intervenants réunis aujourd’hui, que nous devons continuer de faire avancer l’AMA en élargissant son mandat et en renforçant son autonomie afin de prévenir, de décourager et de détecter les tricheurs.»

Ce groupe de réflexion était animé par Andy Parkinson, chef de la direction de British Rowing et ancien chef de la direction de l’Agence antidopage du Royaume-Uni. Les participants à ce groupe de réflexion ont été mis au défi à la lumière des interventions des panélistes et des conférenciers externes, y compris des sportifs, des personnalités du monde du sport, des universitaires, des scientifiques et des représentants des forces de l’ordre. 

Outre les membres du Comité exécutif (ou leurs délégués) et l’équipe de direction de l’AMA, ce premier groupe de réflexion en Europe a réuni des sportifs, des experts indépendants ainsi que des représentants du CIO, du Comité international paralympique (CIP), de l’Association des Fédérations internationales des sports olympiques d’été (ASOIF), de l’Association des Fédérations internationales des sports olympiques d’hiver (AIOWF), du Conseil de l’Europe, des agences nationales antidopage du Japon, des Pays-Bas, de la Norvège et du Royaume-Uni, de l’Institut des organisations nationales antidopage (INADO), de laboratoires accrédités par l’AMA et de fournisseurs privés de services de prélèvement d’échantillons.

Il est à noter que l’AMA prévoit organiser d’autres groupes de réflexion en 2017, faisant intervenir un éventail encore plus varié de partenaires, dans d’autres régions du monde.