16 Septembre 2016
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Déclaration de l'AMA concernant la troisième fuite de données par le groupe de cyberespions Fancy Bear

L’Agence mondiale antidopage (AMA) confirme qu’encore aujourd’hui, le groupe de cyberespions Fancy Bear a publié sur son site Web un bloc de données confidentielles sur certains sportifs, qu’il a obtenu illégalement à partir d’un compte créé pour les Jeux olympiques de Rio 2016 dans le Système d’administration et de gestion antidopage (ADAMS) de l’AMA. Cette fois-ci, onze sportifs étaient visés, soit trois d’Australie, un du Danemark, deux d’Allemagne, un d’Espagne et quatre du Royaume-Uni. Ceux-ci évoluent dans la boxe, le cyclisme, l’aviron, le tir, la natation et le tennis.

Encore une fois, les données subtilisées concernent les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) confidentielles accordées par les fédérations sportives internationales (FI) et les organisations nationales antidopage (ONAD). 

Lors des premières fuites de données attribuables à ce groupe, commentées par l’AMA plus tôt cette semaine, les cyberespions avaient prévenu qu’ils divulgueraient plus de données petit à petit; par conséquent, malgré le fait que ces événements soient profondément déstabilisants pour toutes les parties concernées, ils ne sont pas imprévus et il faut s’attendre à une récidive.

Dans cette optique, nos partenaires doivent savoir que l’AMA consulte présentement et prend des mesures fondées sur les renseignements et les conseils qu’elle reçoit des plus hauts niveaux des forces de l’ordre internationales ainsi que des meilleurs experts en sécurité informatique afin de s’assurer que le système ADAMS dans son ensemble reste sécurisé.

L’Agence est également en communication avec les ONAD et les FI concernées dont les sportifs ont été touchés par cette dernière divulgation de données, de manière à ce qu’elles puissent leur offrir tout le soutien nécessaire.  

Nous profitons de l’occasion pour clarifier certaines informations erronées qui circulent dans les médias en ce qui concerne l’objectif des AUT. En bref, certains sportifs peuvent avoir des maladies ou des troubles de santé qui exigent une substance ou une méthode particulière figurant sur la Liste des substances et méthodes interdites (la « Liste ») de l’AMA. Dans ces cas particuliers, ceux-ci peuvent se voir accorder une AUT, ce qui les autorise à prendre une telle substance ou à utiliser une telle méthode. Les AUT sont accordées uniquement par les FI, les ONAD et les organisateurs de grandes manifestations (OGM) au terme d’un processus d’examen rigoureux, qui est défini dans le Standard international pour l'autorisation d'usage à des fins thérapeutiques (SIAUT), ainsi que d’une évaluation par trois médecins spécialisés en médecine du sport  ou qui ont une autre spécialité pertinente. Les AUT ainsi accordées sont assujetties à une évaluation supplémentaire par les organisations anti-dopage (OAD) concernées et l’AMA. Il est très malheureux que les AUT de ces sportifs fassent l’objet de débats publics sur la base d’informations médicales fragmentaires et confidentielles. Les sportifs ne devraient pas avoir à justifier leurs AUT publiquement. Le programme en place est rigoureux et fait partie intégrante du sport d’élite. De plus, il est très largement accepté par les sportifs, les médecins et l’ensemble des partenaires du mouvement antidopage. 

Veuillez noter que l’AMA s’est engagée à communiquer des mises à jour au fur et à mesure que la situation évolue.