10 Juillet 2016
Bookmark and Share

Déclaration de l'AMA au sujet des allégations de dopage dans le Sunday Times concernant des athlètes britanniques et kényans

L’Agence confirme qu’elle examinera les preuves et prendra les mesures nécessaires

L’Agence mondiale antidopage (AMA) confirme qu’elle examinera toutes les preuves et prendra les mesures nécessaires suite à la publication aujourd’hui de l’article du Sunday Times qui affirme que des sportifs britanniques s’entraînant en altitude au Kenya profitent de cette situation pour prendre des substances interdites fournies par des médecins kényans. L’article contient une séquence vidéo clandestine dans laquelle on affirme que des médecins kényans fournissent des substances interdites à des athlètes britanniques, kényans et d’autres nationalités.

L’AMA a été en contact avec l’Agence antidopage du Royaume-Uni (UKAD) et est satisfaite des mesures qu’elle prend pour lancer une enquête rapidement afin de rassembler des preuves et d’obtenir d’autres informations.

« L’AMA est reconnaissante envers le Sunday Times d’avoir porté ces faits à l’attention d’UKAD, a déclaré Olivier Niggli, directeur général de l’AMA. UKAD enquête activement sur le dossier des athlètes britanniques et j’ai communiqué avec sa présidente, Nicole Sapstead, afin d’offrir à son organisme le soutien de l’AMA au fur et à mesure de l’évolution de la situation. Je suis convaincu qu’UKAD traite le dossier avec l’urgence et la rigueur voulus, a-t-il dit. L’AMA examinera en temps et lieu les preuves rassemblées par UKAD et prendra les mesures qui s’imposent pour préserver le sport propre. »

« Plus globalement, a indiqué M. Niggli, cet article fait partie d’une série de reportages qui remettent en question la capacité du Kenya à lutter efficacement contre le dopage, laissant entendre qu’il existerait une culture du dopage dans le pays. Une fois que l’AMA aura eu l’occasion de revoir les preuves rassemblées lors de l’enquête d’UKAD, nous serons mieux placés pour déterminer ce qui doit être fait en réaction à ces allégations. Il faudrait à tout le moins que le gouvernement kényan fournisse rapidement à l’Agence antidopage du Kenya (ADAK) les ressources humaines nécessaires, dans l’intérêt de la protection du sport propre. »

Le 12 mai 2016, le Conseil de fondation de l’AMA a déclaré ADAK non conforme, avec effet immédiat.  Les autorités kényanes s’étaient vu imposer une série d’échéances pour la présentation d’un projet de loi, d’une politique et de règles pour ADAK. Cependant, à la suite d’une réunion qui s’est tenue le 2 mai dernier, le Comité indépendant de révision de la conformité de l’AMA a confirmé que les problèmes en suspens n’avaient toujours pas été réglés, d’où sa recommandation de non-conformité au Conseil. Comme dans tous les cas de non-conformité, l’AMA a soumis le dossier à l’examen de ses partenaires, à savoir le Comité International Olympique (CIO) et l’UNESCO, pour qu’ils prennent les mesures appropriées.