17 Juin 2016
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L'AMA appuie la décision de l'IAAF de maintenir la suspension de la Fédération russe d'athlétisme

L’Agence mondiale antidopage (AMA) appuie pleinement la décision du Conseil de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF), prise aujourd’hui à Vienne, de maintenir la suspension de la Fédération russe d’athlétisme (ARAF). La suspension avait été imposée par l’IAAF le 13 novembre 2015 à la suite des conclusions de la Commission indépendante de l’AMA sur le dopage généralisé dans le sport en Russie.
 
Le Conseil de l’IAAF a approuvé à l’unanimité la recommandation du Groupe de travail de l’IAAF de maintenir la suspension de l’ARAF jusqu’à nouvel ordre. Cette recommandation s’explique par le défaut de l’ARAF de satisfaire aux critères de rétablissement établis par le Groupe de travail en raison, notamment, d’une « culture de tolérance (ou pire) envers le dopage » et l’incapacité de mettre en place une « infrastructure antidopage efficace, capable de détecter et de décourager le dopage ». L’AMA reconnaît que la suspension signifie, qu’en vertu des règles de l’IAAF, les athlètes russes seront exclus des compétitions internationales, dont les Championnats européens et les Jeux Olympiques de Rio 2016.
 
« L’AMA appuie pleinement la décision du Conseil de l’IAAF d’entériner la recommandation de son Groupe de travail, soit de maintenir la suspension des athlètes russes, a déclaré Sir Craig Reedie, président de l’AMA. L’Agence se réjouit des résultats ainsi que du processus que le Conseil de l’IAAF a suivi en nommant un Groupe de travail indépendant pour évaluer la conformité de l’ARAF.»  
 
« L’AMA attend maintenant les résultats de sa propre enquête, l’Enquête McLaren, lancée le 18 mai, qui se penchera sur les nouvelles allégations de dopage en Russie, a ajouté Sir Reedie. Le 15 juin, l’AMA a également publié une mise à jour du rapport sur les contrôles en Russie durant la période de non-conformité. Ce rapport souligne de graves défauts dans le programme de la Russie. Compte tenu de la décision prise aujourd’hui par l’IAAF, des allégations sur lesquelles l’équipe de M. McLaren fait actuellement enquête, en particulier les conclusions préliminaires selon lesquelles il y a suffisamment de preuves corroborées pour confirmer la manipulation des échantillons prélevés aux fins du contrôle antidopage, et du statut actuel des contrôles en Russie, il est clair que le gouvernement ainsi que les dirigeants du sport, les sportifs et le personnel d’encadrement de ce pays doivent opérer un important changement de culture. »   
 
Aujourd’hui, M. McLaren a fait une déclaration au sujet des « conclusions préliminaires » qui ont été transmises au Groupe de travail de l’IAAF selon lesquelles il y a suffisamment de preuves corroborées pour confirmer qu’une manipulation, obligatoire et dirigée par l’État, des résultats d’analyse avait lieu au laboratoire de Moscou depuis au moins 2011, y compris durant les Championnats du monde d’athlétisme (IAAF), en 2013.
 
Le rapport de l’Enquête McLaren sera remis au président de l’AMA d’ici le 15 juillet et publié intégralement dans les cinq jours suivants. Le président peut prolonger le mandat des responsables de l’Enquête s’il le juge nécessaire ou approprié.
 
L’AMA appuie sans réserve la recommandation de l’IAAF de permettre à tout athlète qui a apporté une contribution extraordinaire à la lutte contre le dopage dans le sport de faire une demande d’admissibilité aux compétitions internationales. L’IAAF a évoqué notamment le nom de Yuliya Stepanova, qui a joué un rôle déterminant en exposant le dopage généralisé dans le sport en Russie et dont les révélations ont conduit à la mise sur pied de la Commission indépendante de l’AMA. L’Agence réaffirme qu’elle soutient pleinement le retour de Mme Stepanova aux compétitions internationales.   
 
L’AMA ne fera aucun autre commentaire pour le moment.