4 Mai 2016
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Lord Sebastian Coe aux WADA Talks Live

  • L’entrevue sur scène avec le président de l’IAAF a été l’un des moments forts du Symposium de l’AMA pour les organisations antidopage (OAD), en mars.
  • Durant cette entrevue, Lord Coe a indiqué que d’ici un an, son sport sera « très, très différent de ce qu’il est aujourd’hui ».
  • Il a admis que le rapport de la Commission indépendante de l’AMA sur le dopage généralisé dans le sport en Russie représente « le plus gros défi » de sa carrière.
  • Selon lui, le défi le plus important de l’IAAF consiste à interpeller la prochaine génération de vedettes potentielles en athlétisme.

À l’occasion de cette toute première édition des WADA Talks Live, nous nous sommes entretenus avec Lord Sebastian Coe, double médaillé d’or olympique et actuel président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF), dans une entrevue sur scène unique qui s’est tenue devant la communauté antidopage internationale au Symposium de l’AMA pour les OAD, en mars. Durant l’entrevue, Lord Coe a parlé de son illustre carrière, livré ses réflexions sur l’antidopage et fait le point sur les mesures de réforme du mouvement antidopage qu’applique actuellement l’IAAF.


Sur sa propre carrière sportive et sa connaissance du dopage chez les sportifs à l’époque, Lord Coe a dit ce qui suit : « Je savais que le dopage était un problème. Déjà, j’en parlais et écrivais à ce propos à la fin des années 1970. En ce qui me concerne, on peut donc parler d’une croisade de 40 ans. » Il a également admis que le rapport de la Commission indépendante sur le dopage généralisé dans le sport en Russie représente « le plus gros défi » de sa carrière. En outre, il a évoqué sa décision personnelle de participer à la conférence de presse au cours de laquelle on a annoncé les résultats de la deuxième partie du rapport de la Commission, en janvier, ainsi que sa réaction à l’appui donné par Richard Pound, président fondateur de l’AMA, à sa présidence : « Je suis très reconnaissant à Dick de ses observations. La raison pour laquelle j’ai souhaité être à Munich, c’est simplement que je ne voulais pas qu’on puisse penser que notre sport ne saurait pas faire face à l’énormité des accusations et aux conclusions subséquentes du rapport. Contrairement à la croyance populaire, je n’ai jamais voulu faire taire les médias de quelque façon que ce soit – la liberté de presse est l’un des droits les plus fondamentaux de ce monde. C’est le message que j’ai voulu envoyer. »

En ce qui concerne l’avenir, Lord Coe a reconnu être confronté à un double défi : « Il faut renouveler la confiance à l’égard de l’IAAF et du sport, tout en créant des systèmes sûrs et fiables pour les sportifs propres. Car si nous arrêtons de nous soucier des sportifs, nous perdons notre raison d’être. »

Enfin, au sujet de l’héritage qu’il souhaiterait léguer à l’IAAF, Lord Coe s’est exprimé en ces mots : « L’antidopage n’est pas notre problème le plus important. [Notre problème le plus important], c’est de susciter l’enthousiasme des jeunes pour notre sport. Nous n’avons pas suffisamment déployé d’efforts en ce sens, et il est très important que nous rajustions le tir. Nous ne devons pas laisser la nouvelle génération nous échapper. »

Dans le cadre des WADA Talks, Ben Nichols, responsable principal, Relations médias et communication, de l’AMA s’entretient avec des acteurs importants de la communauté des athlètes, du monde du sport et des gouvernements, ainsi qu’avec d’autres partenaires du mouvement pour un sport propre.

Pour regarder l’entrevue WADA Talks avec Sebastian Coe et d’autres vidéos de la collection de l’Agence, consultez la liste de lecture WADA Talks sur la chaîne YouTube de l’AMA.