12 Mai 2016
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Communiqué du Conseil de fondation : le 12 mai 2016

L’AMA est pressée d’imposer des conséquences plus sévères dans les cas de non-conformité et d’entreprendre de nouvelles enquêtes

Le Conseil de fondation déclare l’organisation nationale antidopage du Kenya non conforme

Montréal, le 12 mai 2016 – Pendant la réunion du Conseil de fondation de l’Agence mondiale antidopage (AMA) qui a eu lieu aujourd’hui, des membres du Conseil ont pressé l’Agence d’imposer des conséquences plus sévères dans les cas de non-conformité et d’entreprendre de nouvelles enquêtes. Le Conseil s’est aussi attaqué à d’autres dossiers, notamment la proposition du Comité International Olympique (CIO) d’établir une autorité de contrôle indépendante et le besoin d’un financement accru compte tenu des exigences croissantes auxquelles est confrontée l’AMA.

« L’AMA a entendu le message des membres de son Conseil de fondation aujourd’hui, a déclaré Sir Craig Reedie, en particulier des membres de son Comité des sportifs, qui ont demandé que les conséquences pour les cas de non-conformité soient plus sévères et que de nouvelles enquêtes soient menées. Nous sommes tout à fait conscients, a-t-il poursuivi, que dans le climat actuel marqué par de nouvelles allégations de dopage, nous avons du travail à faire pour accroître la confiance des athlètes dans le sport propre. Nous savons qu’il y a urgence, à l’approche des Jeux de Rio, et je peux vous assurer que nous prenons cette responsabilité très au sérieux. »

Selon le processus de conformité amélioré, en vertu du Code de 2015, le Conseil de fondation a déclaré l’Agence antidopage du Kenya (ADAK) non conforme avec effet immédiat. Les autorités kényanes s’étaient vu imposer une série d’échéances pour la présentation d’un projet de loi, d’une politique et de règles pour ADAK. Cependant, à la suite d’une réunion qui s’est tenue le 2 mai, le Comité indépendant de révision de la conformité de l’AMA a confirmé que les problèmes en suspens n’avaient toujours pas été réglés, d’où sa recommandation de non-conformité au Conseil. Comme dans tous les cas de non-conformité, l’AMA soumettra le dossier à l’examen de ses partenaires, soit le CIO et l’UNESCO, qui prendront les mesures appropriées.

La Commission polonaise contre le dopage dans le sport [l’organisation nationale antidopage (ONAD) de Pologne] a été ajoutée à la liste de surveillance de l’AMA. On lui a donné jusqu’au 12 août pour adopter des règles conformes au Code et jusqu’au 12 septembre pour résoudre le problème du processus de gestion des résultats, sous peine d’être immédiatement déclarée non conforme. Entretemps, l’ONAD d’Andorre a été retirée de la liste des signataires du Code non conformes.

Le Conseil a été informé de la situation qui prévaut actuellement en Russie en matière de contrôles et il en est ressorti que le programme comporte des limites. Cette mise à jour a suscité une certaine inquiétude parmi les membres, qui se demandent si les sportifs peuvent ou non être assurés que les Russes font l’objet de contrôles adéquats en vue des Jeux de Rio. Lorsqu’on lui a demandé son avis, Sir Reedie a répondu : « RUSADA a de toute évidence encore beaucoup de pain sur la planche, mais deux experts de l’AMA sont sur place et j’ai la certitude que les problèmes auxquels nous faisons face en ce moment seront réglés sans tarder. »

Le Conseil a aussi discuté d’éventuelles nouvelles enquêtes de la Commission indépendante de l’AMA. Ce sujet a été soulevé à maintes reprises par le Comité des sportifs de l’AMA et d’autres partenaires, qui réclament de nouvelles investigations.

« L’AMA est consciente, a affirmé Sir Reedie, que les sportifs du monde ont été alarmés par les conclusions de la Commission et qu’ils sont inquiets à l’idée que d’autres pays et d’autres sports puissent connaître des problèmes semblables.

« Bien que la Commission indépendante ait été très efficace, a-t-il ajouté, il est bon de mentionner que les enquêtes prennent de multiples formes et que la collecte de la majeure partie des données et renseignements sur le dopage n’exige pas nécessairement la mise sur pied d’une enquête indépendante, comme celle de la Commission. Notre réaction aux récentes allégations soulevées à l'émission 60 Minutes sur les ondes de CBS au sujet de Sotchi, que nous cherchons à éclaircir, en constitue un bon exemple. Il existe de nombreuses autres façons de recueillir des informations et des renseignements, que ce soit au moyen de notre programme de conformité renforcé, du Passeport biologique de l’athlète ou du programme de lanceurs d’alerte amélioré de l’AMA. Dans l’éventualité où une enquête indépendante serait jugée nécessaire, nous pourrons prélever des sommes dans le fonds d’enquête que nous aurons établi, une mesure que je me suis engagé à prendre durant la réunion précédente du Conseil de fondation. »

Pendant la réunion du Conseil, un article est paru dans le New York Times révélant que, selon le directeur du laboratoire antidopage national à l’époque, M. Grigory Rodchenkov, des dizaines de sportifs russes présents aux Jeux de Sotchi, dont au moins 15 médaillés, faisaient partie d’un programme de dopage dirigé par l’État. « Vous pouvez être certains, a dit Sir Reedie, que l’AMA examinera immédiatement ces allégations additionnelles. » 

Le Conseil a aussi convenu de poursuivre la discussion concernant la proposition du CIO d’établir une autorité de contrôle indépendante, présentée pour la première fois par le président du CIO, Thomas Bach, en novembre 2015. Le Conseil a accepté que le groupe de travail technique qui, au cours des derniers mois, a examiné les aspects techniques et financiers d’une telle autorité, soit élargi pour inclure deux nouveaux membres provenant d’ONAD désignées ainsi qu’un représentant supplémentaire des sports d’équipe. Ce groupe a le mandat de préparer un plan d’affaires préliminaire précisant comment serait constituée et gérée cette autorité et quel serait le budget nécessaire. En parallèle, un groupe directeur en matière de politiques, formé de cinq représentants du domaine du sport et de cinq représentants de gouvernements, présidé par Mme Valérie Fourneyron, sera créé d’ici le 1er septembre 2016. Un compte rendu sur l’avancement de ce dossier sera présenté à la prochaine réunion du Conseil de fondation.

Le Conseil de fondation a aussi approuvé la tenue d’une cinquième Conférence mondiale sur le dopage dans le sport en 2019. La quatrième édition de l’événement s’était déroulée en novembre 2013 à Johannesburg, en Afrique en Sud.

- FIN -

À PROPOS DE L’AMA

L’Agence mondiale antidopage (AMA) est l’organisation internationale indépendante créée en 1999 pour promouvoir, coordonner et superviser la lutte contre le dopage dans le sport sous toutes ses formes. Elle est composée et financée à parts égales par le Mouvement sportif et les gouvernements. Ses activités principales comprennent la recherche scientifique, l'éducation, le développement antidopage et la supervision de la conformité au Code mondial antidopage – le premier document harmonisant les règles liées au dopage dans tous les sports et dans tous les pays.

Contacts médias

Catherine MacLean, directrice, Communications
Téléphone : + 1-514-904-8827
Courriel : catherine.maclean@wada-ama.org
https://www.wada-ama.org/fr