10 Février 2016
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Déclaration de l’AMA au sujet des allégations de corruption et de dopage faites par des athlètes kényans

L’Agence mondiale antidopage (AMA) est profondément troublée par les reportages dans les médias faisant état de tentative de corruption de sportives kényanes en échange d’une réduction de leur suspension pour dopage. 

Le 27 novembre 2015, Joy Sakari et Francisca Koki Manunga ont été suspendues quatre ans pour violation des règles antidopage.  Selon l’agence Associated Press, les deux sportives se sont vu réclamer – et ont refusé de payer – un montant de 2,5 millions de shillings kényans [24 000 $ US] d’un dirigeant de la Fédération kényane d’athlétisme en échange d’une réduction de leur suspension. 

« L’AMA est extrêmement troublée par ces allégations d’extorsion et de corruption à l’échelle d’une fédération sportive nationale, qui constituent un sinistre rappel des conclusions de l’enquête récente menée par la Commission indépendante au sujet du dopage généralisé dans le milieu international de l’athlétisme, a déclaré M. David Howman, directeur général de l’AMA. 

« Il va de soi que l’AMA exigera des renseignements plus détaillés sur ces allégations auprès des parties concernées afin de déterminer si une enquête doit être menée par l’Agence ou par la Commission d’éthique de l’Association internationale des Fédérations d’athlétisme (IAAF) dans le cadre de son propre processus d’enquête.

« Les allégations qui ont été portées à notre connaissance cette semaine, a poursuivi M. Howman, illustrent également l’importance pour le Kenya de mettre en place le plus rapidement possible une organisation nationale antidopage (ONAD) solide, indépendante et pleinement fonctionnelle. Pour un pays d’une telle stature sur le plan sportif, il s’agit d’un pas crucial en vue de protéger efficacement les sportifs propres. »