5 Novembre 2015
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Les gouvernements pressent le pas en vue de protéger les sportifs propres, à un moment charnière pour le mouvement antidopage

Des représentants de l’AMA, de l’UNESCO, des gouvernements et des autorités publiques se sont réunis à Paris, la semaine dernière, pour la 5e Conférence des Parties de l’UNESCO.

La ratification de la Convention internationale contre le dopage dans le sport de l’UNESCO par les États membres s’est intensifiée cette année, avec cinq nouvelles ratifications en autant de mois, portant le nombre de pays qui y adhèrent à 183 sur 195 (soit un taux d’engagement de 98 %). Les représentants gouvernementaux ont maintenu cet élan la semaine dernière à Paris, alors qu’ils ont convenu de réviser le questionnaire ADLogic de l’UNESCO, rapport biennal que chaque État partie est tenu de présenter, afin de tenir compte des changements apportés au Code mondial antidopage (en 2009 et 2013) ainsi que de l’évolution du cadre de la lutte contre le dopage. Soutenu par le rôle élargi du bureau, le directeur général de l’UNESCO a accepté d’écrire aux pays non conformes afin d’encourager leur conformité.

« Avec les allégations fréquentes et généralisées de dopage dans le sport et les règles du Code mondial antidopage révisé désormais appliquées dans le monde entier, les gouvernements reconnaissent tous que nous avons franchi un certain tournant dans la lutte contre le dopage dans le sport », affirme le Rév. Dr Makhenkesi. A. Stofile, vice-président de l’AMA.

Ont été élus au bureau de la Conférence des Parties des représentants de l’Arabie saoudite (président), du Kenya, de la République de Corée, de la Colombie et de la Roumanie (vice-présidents) ainsi que du Royaume-Uni (rapporteur); les représentants saoudien et coréen siègent également au Conseil de fondation de l’AMA.

Les ministres ont débattu du Fonds de l’UNESCO pour l’élimination du dopage dans le sport – Fonds volontaire destiné à renforcer les capacités de lutte contre le dopage dans les régions qui en ont le plus besoin, en particulier les pays les moins avancés. Le Comité d’approbation s’est réuni juste avant la Conférence pour approuver 15 autres projets – 14 d’envergure nationale et un projet régional d’une valeur de 300 000 $ US, somme qui sera allouée pour appuyer les efforts antidopage. Les nouveaux élus du Comité d’approbation pour le prochain exercice fiscal représentent la Finlande, la Russie, les Bahamas, la Chine, l’Afrique du Sud et l’Oman. Les participants ont demandé que le projet de politique de l’UNESCO, visant à aider les gouvernements à mettre en œuvre la Convention, soit envoyé au Comité d’approbation du Fonds volontaire; le Comité se réunira au début de 2016.

L’AMA et l’UNESCO ont signé un nouveau protocole d’entente sur les secteurs clés auxquels les deux organisations collaboreront, notamment la surveillance de la Convention et du Code mondial antidopage (respectivement), ainsi que l’éducation sur la lutte contre le dopage et le rôle consultatif et de soutien continu de l’AMA auprès du Fonds volontaire de l’UNESCO. « Le protocole d’entente intervenu entre l’AMA et l’UNESCO fournira aux deux organisations un cadre rigoureux pour poursuivre leur collaboration et protéger les sportifs propres du monde entier », indique le directeur général de l’AMA, David Howman.