15 Octobre 2015
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L’AMA incitera les gouvernements à agir pour protéger les sportifs propres lors de la Conférence des Parties de l’UNESCO

La conférence 2015, qui se tiendra à Paris, marquera le 10e anniversaire de la Convention internationale contre le dopage dans le sport de l’UNESCO

L’Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé aujourd’hui qu’elle incitera les gouvernements à intensifier leurs efforts pour contribuer à la protection des droits des sportifs propres lors de la Conférence des Parties de l’UNESCO, qui aura lieu au siège de cet organisme à Paris les 29 et 30 octobre.

Cette conférence coïncide avec le 10e anniversaire de l’adoption de la Convention internationale contre le dopage dans le sport de l’UNESCO. D’envergure mondiale et  rédigée en un temps record, cette convention a permis aux gouvernements de reconnaître officiellement le Code mondial antidopage et d’y adhérer. Considérée lors de sa création comme une véritable percée dans le domaine de l’antidopage, elle a maintenant été ratifiée par 183 des 195 États membres de l’UNESCO. Cinq pays l’ont d’ailleurs signée cette année, ce qui témoigne de l’engagement énergique des gouvernements à l’égard du sport propre.

« Les gouvernements ont un rôle crucial à jouer dans la protection des droits des sportifs propres, a déclaré David Howman, directeur général de l’AMA, parce qu’ils ont la possibilité d’agir dans des secteurs inaccessibles au Mouvement sportif, tels que l’introduction de pratiques administratives, de politiques, de règles et de lois qui contribuent à réduire le trafic et la distribution des substances interdites. »

« Avec l’adoption du Code mondial antidopage amélioré plus tôt cette année, et compte tenu des affaires de dopage largement médiatisées récemment, le moment est bien choisi pour que les gouvernements passent à l’action, c’est-à-dire qu’ils joignent le geste à la parole et accordent la priorité à la lutte contre le dopage. Cela aurait pour effet d’envoyer le bon message aux sportifs et aux amateurs de sport partout dans le monde, a ajouté M. Howman. Seule une action concertée, reposant sur l’appui du Mouvement sportif et des gouvernements à l’antidopage, parviendra à créer un terrain de jeu équitable. »

Des ministres représentant divers gouvernements et autorités publiques se joindront aux délégués de l’AMA, du Comité international olympique (CIO), du Comité international paralympique (CIP), du Conseil de l’Europe, d’INTERPOL, de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et d’autres autorités antidopage lors de la Conférence des Parties de l’UNESCO pour discuter des progrès accomplis dans la lutte contre le dopage dans le sport et des principaux défis à venir.

Cet événement fournira également aux représentants des pays une occasion unique d’adopter des mesures novatrices afin de renforcer les obligations de surveillance des États parties à la Convention et d’améliorer le modèle de gouvernance de la Conférence des Parties.

Adoptée le 19 octobre 2005, la Convention internationale contre le dopage dans le sport est l’instrument juridique par lequel les gouvernements formalisent leur engagement à l’égard de la lutte contre le dopage dans le sport. Comme de nombreux gouvernements ne peuvent être liés juridiquement par un document non gouvernemental tel que le Code mondial antidopage (Code), cette convention leur permet d’harmoniser leurs politiques nationales avec les dispositions du Code et de continuer ainsi d’uniformiser la législation du sport et la législation publique dans le cadre de la lutte contre le dopage dans le sport.