25 Octobre 2015
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Déclaration de l'AMA sur la criminalisation du dopage dans le sport

L’Agence mondiale antidopage (AMA) a relevé récemment dans les médias des commentaires selon lesquels le dopage dans le sport devrait constituer une infraction criminelle pour les sportifs.

L’AMA ne souhaite pas s’ingérer dans le droit souverain des gouvernements d’édicter des lois pour leurs citoyens. Elle estime cependant que le processus de sanction des athlètes, qui inclut un droit d’appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), est bien établi et accepté par tous les gouvernements du monde. De plus, les sanctions dans les cas de violation des règles antidopage par un sportif, qui prévoient maintenant une suspension plus longue, soit quatre ans, ont été acceptées par le Mouvement sportif et les gouvernements partout dans le monde. Par conséquent, l’AMA ne croit pas que le dopage devrait constituer une infraction criminelle pour les athlètes.

L’AMA et ses partenaires de la communauté antidopage encouragent toutefois les gouvernements à adopter des lois pénalisant ceux qui s’adonnent au trafic et à la distribution de substances interdites, c’est-à-dire les personnes qui mettent ces substances entre les mains des sportifs. C’est d’ailleurs un engagement que les gouvernements ont pris en ratifiant la Convention internationale de l’UNESCO contre le dopage dans le sport.

L’AMA reconnaît que les pays qui ont adopté des lois criminalisant le dopage réussissent à attraper des membres du personnel d’encadrement des athlètes qui sont en possession de substances interdites ou qui en font le trafic. Il semble que devant la menace d’emprisonnement, ces personnes sont plus susceptibles de collaborer avec les autorités antidopage. C’est le cas notamment en Italie où un grand nombre de nationaux figurent sur la liste des membres du personnel d’encadrement ayant un « statut disqualifiant » en vertu de la règle d’« association interdite » du Code, liste publiée pour la première fois par l’AMA en septembre.