7 Août 2015
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La Commission indépendante de l’AMA lancera de toute urgence une enquête sur les allégations de dopage dans l’athlétisme international

Post-scriptum aux médias : 7 août 2015

Comme l’AMA l’indique dans sa déclaration du 7 août, sa Commission indépendante inclura de toute urgence les nouvelles allégations de dopage à son enquête.

L’urgence se justifie d’autant plus que les représentants de certains médias contactent des athlètes pour leur demander de rendre publiques les informations les concernant qui se trouvent dans la base de données ayant fait l’objet d’une fuite. Non seulement la divulgation de données de cette nature risque d’être mal interprétée, mais elle pourrait aussi impliquer que les athlètes qui ne souhaitent pas publier leurs données sont d’une certaine façon coupables de dopage.

Au-delà de cette clarification, l’AMA juge approprié de laisser la Commission effectuer son travail en toute indépendance et sans ingérence de sa part. Par conséquent, nous ne ferons aucun autre commentaire pour le moment.

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L’Agence s’est engagée à protéger la confidentialité des sportifs

L’agence mondiale antidopage (AMA) a confirmé aujourd’hui que sa Commission indépendante lancerait de toute urgence son enquête sur les allégations de dopage généralisé dans l’athlétisme international. Celles-ci proviennent du documentaire « Dopage – Top secret : Le monde obscur de l’athlétisme », diffusé par la chaîne de télévision allemande ARD le 1er août.

Il est en effet allégué dans ce documentaire que la chaîne ARD et le Sunday Times ont mis la main sur une base de données appartenant à l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) qui renferme les résultats de plus de 12 000 tests sanguins pratiqués sur quelque 5 000 athlètes entre 2001 et 2012.

« L’AMA s’est engagée à protéger la confidentialité des sportifs, a déclaré le président de l’AMA, Sir Craig Reedie. Par conséquent, elle a demandé à sa Commission indépendante de commencer son enquête de toute urgence. Nous sommes convaincus que l’IAAF, qui a assuré officiellement la Commission de son entière collaboration dans le cadre de ses enquêtes, a pris le même engagement. L’AMA déplore la façon dont ces données ont été obtenues, ont fait l’objet d’une fuite aux médias et ont été analysées. Insinuer l’existence de dopage pour un athlète dont les données se trouvent dans cette base est, à tout le moins, irresponsable et potentiellement diffamatoire. Je demande à tout athlète (ou organisation antidopage) qui s’inquiète du fait que ses droits sont compromis ou contestés de façon inappropriée de faire part de ses préoccupations à la Commission, qui a l’intention de commencer son travail immédiatement. »

« Une partie des informations de la base de données est antérieure à l’instauration, en 2009, du Passeport biologique de l’Athlète (PBA), a précisé David Howman, directeur général de l’AMA.  Ces données ne peuvent absolument pas être considérées comme indiquant l’existence de dopage, d’un point de vue juridique ou autre. De plus, les résultats d’analyses atypiques qui peuvent remonter à 2009-2012 ne révèlent pas nécessairement un cas de dopage. La force du PBA réside dans sa capacité à surveiller, au fil du temps, des variables hématologiques sélectionnées qui révèlent indirectement les effets du dopage. Les règles de l’AMA qui régissent le PBA visent à assurer un examen complet et juste des profils du PBA et exigent l’opinion unanime de trois experts. » 

Le documentaire de décembre 2014 d’ARD « Dopage confidentiel : comment la Russie fabrique ses vainqueurs » a mené à la formation de la Commission indépendante, dirigée par le président fondateur de l’AMA, Dick Pound. La Commission a pour mandat de mener une enquête sur le bien-fondé des allégations de dopage, les manœuvres frauduleuses dans le contexte du prélèvement des échantillons et de la gestion des résultats, et les autres méthodes de gestion inefficace des procédures antidopage. Sont visés dans cette affaire la Russie, l’IAAF, des athlètes, entraîneurs, soigneurs, médecins et autres membres du personnel d’encadrement des sportifs, ainsi que le laboratoire accrédité établi à Moscou et l’Agence antidopage de Russie (RUSADA). 

La Commission indépendante doit remettre son rapport au président de l’AMA d’ici la fin de l’année, sauf si celui-ci juge nécessaire de prolonger son mandat.

Pour contacter la Commission, allez à la page Signaler un acte de dopage sur le site Web de l’AMA.