5 Mai 2015
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L’AMA et la FMSI unissent leurs efforts pour protéger les sportifs propres

L’Agence mondiale antidopage (AMA) et la Fédération italienne de médecine sportive (FMSI) ont tenu, du 3 au 5 mai à Rome, un important symposium scientifique consacré à la protection des sportifs propres.

L’AMA a convié les meilleurs experts au monde dans les domaines de l’hématologie et du profil urinaire stéroïdien afin de discuter du statut actuel et du développement du programme du Passeport biologique de l’Athlète (PBA). Cet outil joue un rôle de plus en plus prépondérant pour les organisations antidopage du monde, comme l’a récemment souligné le Symposium de l’AMA pour les organisations antidopage (OAD).

Le rassemblement de trois jours, principalement axé sur les progrès réalisés à ce jour et les défis continus qui se posent dans l’application des modules hématologique et stéroïdien du PBA, comptait parmi ses participants certains hauts représentants de l’AMA, dont le Dr Alan Vernec, directeur médical, le Dr Osquel Barroso, directeur adjoint, Science, et les Drs Pierre-Édouard Sottas et Reid Aikin, responsables du programme du PBA.

« Depuis toujours, la FMSI prône exactement les mêmes valeurs que l’AMA : sport propre, santé et intégrité dans le sport à tous les niveaux », déclarait le Dr Maurizio Casasco, président de la FMSI. « Nous réaffirmons notre engagement à honorer ces valeurs et sommes ravis d’avoir accueilli cet événement. Il a permis de souligner les récentes avancées de la recherche scientifique dans le cadre d’un projet parmi les plus importants à l’AMA : le programme du PBA, dont l’objectif est d’élaborer des stratégies de plus en plus sophistiquées pour lutter contre le dopage. »

« La protection des droits des sportifs propres exige à la fois une réflexion créative et une recherche solide, deux composantes qui, à leur tour, permettent de mettre sur pied des programmes antidopage efficaces », déclarait le Dr Alan Vernec, directeur médical à l’AMA. « L’exercice de réunir à Rome les médecins et scientifiques les plus chevronnés du monde afin d’examiner l’empreinte biologique de différentes formes de dopage, ainsi que les moyens de développer encore plus ce programme important, a été hautement productif. »  

Les représentants ont aussi discuté du module endocrinien, notamment des recherches en cours à ce chapitre et des prochaines étapes de développement et de mise en place de ce module.

En outre, les participants se sont entendus pour renforcer davantage le programme du PBA au moyen de recherches ciblées, soulignant du même chef la nécessité d’identifier d’autres biomarqueurs du dopage.

Il a été convenu de tenir un symposium éducatif sur le PBA plus tard cette année afin de mieux informer et outiller les spécialistes, et d’organiser plus d’événements semblables dans les années à venir.

Plus de 400 cas de dopage sanguin ont fait l’objet de sanctions depuis la mise en place du PBA en 2009, mais il faudra un peu plus d’exploration pour déterminer clairement le pouvoir de dissuasion de cet outil. À ce titre, le fait qu’un nombre croissant d’échantillons soient entreposés à des fins d’analyse des années après leur prélèvement devrait contribuer à dissuader les sportifs de se doper.