15 Janvier 2015
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Backstrom, l’AMA, le CIO et l’IIHF : Conclusion des procédures d’appel portées devant le TAS

Déclaration conjointe de Nicklas Backstrom, de l’AMA, du CIO et de l’IIHF

Les procédures d’appel concernant la participation de Nicklas Backstrom aux Jeux olympiques de Sotchi qui ont été portées devant le Tribunal arbitral du sport se sont conclues aujourd’hui.

Nicklas Backstrom faisait partie de l’équipe de hockey suédoise qui a participé aux Jeux olympiques d’hiver de Sotchi. M. Backstrom a consulté le médecin de son équipe olympique pour savoir s’il pouvait prendre un médicament contenant de la pseudoéphédrine (PSE) pendant les Jeux. Suivant les conseils du médecin, il a pris un médicament pour les sinus contenant de la PSE sur une base quotidienne. Un contrôle du dopage réalisé le 19 février 2014, après le match de quart de finale opposant la Suède à la Slovénie, a révélé que le taux de PSE dans l’échantillon fourni par M. Backstrom était supérieur à la limite de décision de 170 µg/mL fixée en vertu du Code mondial antidopage (Code de l’AMA). Le 14 mars 2014, la Commission disciplinaire du Comité international olympique (CIO) a conclu que M. Backstrom avait commis une violation des règles antidopage. Or, en raison des circonstances atténuantes, la Commission disciplinaire du CIO a décrété que M. Backstrom avait droit à la médaille d’argent remportée par l’équipe suédoise et au diplôme décerné lors du tournoi masculin de hockey sur glace. M. Backstrom a donc reçu son diplôme et sa médaille d’argent le 28 août 2014 à l’occasion d’une cérémonie célébrée à Gavle, en Suède.

Le 2 avril 2014, M. Backstrom a interjeté appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la décision de la Commission disciplinaire du CIO selon laquelle il aurait commis une violation des règles antidopage. Parallèlement aux procédures de M. Backstrom, l’AMA a quant à elle porté en appel devant le TAS la décision du comité de discipline de l’IIHF (dans le cadre des procédures visant à déterminer si d’autres sanctions devaient être imposées à M. Backstrom), prise le 9 octobre 2014, selon laquelle M. Backstrom n’avait commis aucune violation des règles antidopage.

Au terme d’un dialogue constructif et en vertu d’un accord entre les représentants du joueur et ceux du CIO, de l’AMA et de l’IIHF, M. Backstrom s’est désisté de son appel contre la décision du CIO selon laquelle il aurait violé les règles antidopage. Conséquemment, l’IIHF, l’AMA et M. Backstrom se sont tous entendus pour que l’appel de l’AMA contre la décision du comité de discipline de l’IIHF se solde par une réprimande à l’encontre de M. Backstrom. La réprimande correspond à la sanction minimale imposée en vertu du Code de l’AMA dans les cas comparables de violation des règles antidopage.

M. Backstrom, l’AMA, le CIO et l’IIHF sont heureux que cette affaire ait été résolue et tiennent à préciser que la légitimité de la remise de la médaille d’argent à l’olympien n’a jamais été visée par les procédures entamées devant le Tribunal arbitral du sport. 

L’AMA, le CIO et l’IIHF entendent saisir cette occasion pour souligner que rien n’indique que M. Backstrom avait l’intention d’améliorer sa performance sportive en prenant une substance interdite. Ils soulignent également que la substance en question (la PSE) entrait dans la composition d’un médicament pris pour des raisons médicales, que le médecin de l’équipe suédoise avait affirmé que la prise de ce médicament n’entraînerait pas un contrôle positif, et que M. Backstrom avait inscrit le nom du produit qu’il prenait sur le formulaire de contrôle du dopage au moment du contrôle.