28 Janvier 2015
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2e Conférence internationale sur l'industrie pharmaceutique et le dopage dans le sport

Les représentants des milieux pharmaceutique et de l’antidopage se sont réunis à Tokyo aujourd’hui dans le cadre de la Deuxième Conférence internationale sur l’industrie pharmaceutique et la lutte contre le dopage. L’événement s’articulait autour du thème : Les nouvelles avancées pour le sport propre et la société.
Tenue à Meiji-Kinen-kan (Tokyo), la Conférence a été organisée à la suite du premier rassemblement novateur du genre à Paris en novembre 2012. Elle a réuni des représentants d’importantes organisations pharmaceutiques, du sport et de l’antidopage, qui ont exploré de nouveaux moyens pour protéger les droits des sportifs propres et réduire l’abus de médicaments homologués et non homologués.
 
Ce rassemblement, qui constituait la plus récente mesure collaborative entre les deux sphères d’expertise, avait pour but de renforcer la coopération et le partage d’informations pour éradiquer le dopage au sein du sport et de la société en général.
 
La Conférence était organisée conjointement par l’Agence mondiale antidopage (AMA), le ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie (MEXT) du Japon, l’Agence antidopage du Japon (JADA), l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), et appuyée par la Fédération internationale de l’industrie du médicament (FIIM), la Fédération des associations de fabricants de produits pharmaceutiques du Japon (FPMAJ) et l’Association des fabricants de produits pharmaceutiques du Japon (JPMA).
 
Le ministre d’État de l'Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie (MEXT) du Japon, M. Hideki Niwa, a accueilli quelque 300 participants à ce rassemblement, auquel prenaient aussi part la directrice, Division de l’éthique, de la jeunesse et des sports à l’UNESCO, Mme Angela Melo, le vice-président de la FIIM et président de la FPMAJ, M. Masafumi Nogimori, le président de l’AMA, Sir Craig Reedie, et le président de JADA, le professeur Hidenori Suzuki.
 
Le président de l’AMA, Sir Craig Reedie, a déclaré ce qui suit : « Cette Conférence constitue le premier événement d’envergure depuis l’entrée en vigueur du Code mondial antidopage, le 1er janvier dernier. Elle est considérée comme déterminante, compte tenu des rapports de plus en plus étroits qui se nouent entre la communauté antidopage et l’industrie pharmaceutique.
 
« Alors que nous amorçons un nouveau chapitre dans la lutte contre le dopage, l’une des grandes priorités de l’AMA est de former des partenariats avec les compagnies pharmaceutiques afin de permettre à celles-ci de transmettre à l’AMA des informations sur ses produits en développement qui présentent des risques de mésusage au sein du sport, et réciproquement à l’AMA de transmettre à ces firmes des informations sur les substances dont les sportifs abusent. De telles alliances bénéficieront aux deux parties. Ainsi, les discussions tenues aujourd’hui étaient déterminantes pour nos efforts de protéger les sportifs propres. »
 
Les avantages de ces partenariats demeurent l’identification précoce de médicaments en développement au potentiel dopant et la mise au point en temps opportun de méthodes pour détecter de telles substances. Cette approche a porté ses fruits au cours des dernières années et a permis de sanctionner nombre de sportifs qui avaient pris des substances interdites en développement ou carrément obsolètes.
 
M. Hideki Niwa, ministre de l'Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie (MEXT) du Japon, et membre du Comité exécutif de l’AMA, a déclaré : « À titre d’hôte conjoint de cette conférence avec l’AMA, l’UNESCO et JADA, je me réjouis que tous les participants du monde entier et du Japon soient réunis à Tokyo. La lutte contre le dopage étant un enjeu autant pour le monde du sport que pour les pouvoirs publics, deux acteurs également actifs dans le processus, c’est un plaisir de constater que les partenaires ont répondu à notre appel.
 
« La Conférence a témoigné de notre engagement envers les activités antidopage et de l’importance qu’il faut accorder à l’établissement de partenariats. Elle a marqué une étape essentielle dans la collaboration des spécialistes des différents domaines en vue de protéger les valeurs du sport et la santé publique.
 
« Comme Tokyo sera l’hôte des Jeux olympiques en 2020, j’espère que le programme PLAY TRUE 2020, Sport for Tomorrow permettra d’étendre ce type de relations à l’échelle nationale et internationale. »
 
Le professeur Hidenori Suzuki, M.D., président de JADA, a déclaré : « JADA est honorée d’accueillir à Tokyo tous les participants du monde entier et du Japon à cette conférence majeure, qui constitue une occasion parfaite de souligner le but commun des spécialistes des différents domaines de l’industrie pharmaceutique et de la communauté antidopage : protéger la santé publique.
 
« Dans le sillage de notre entente de principe avec la FPMAJ et l’AMA signée en juin 2013, ce rassemblement montre que nous sommes conscients, comme vous tous, de l’importance d’étendre les partenariats dans le but de prévenir l’abus des médicaments et de partager les informations, le cas échéant, dans le cadre d’un engagement conjoint.
 
« En vue des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo en 2020, nous avons le plaisir de lancer le programme à long terme du gouvernement, sous le nom de PLAY TRUE 2020, Sport for Tomorrow. J’espère que ce rassemblement à Tokyo nous permettra de renforcer la collaboration avec tous les partenaires concernés. »
 
Mme Angela Melo, directrice, Division de l’éthique, de la jeunesse et des sports à l’UNESCO, a déclaré : « En tant que co-organisatrice, l’UNESCO est très heureuse de participer à cette deuxième rencontre internationale. Cette édition 2015, à Tokyo, revêt une importance particulière pour nos efforts de coordination des activités et des ressources préconisés par la Convention internationale contre le dopage dans le sport.
 
« À la lumière de la cinquième Conférence des États parties qui aura lieu à Paris, en novembre 2015, c’est aussi l’occasion pour l’UNESCO de présenter sa vision aux partenaires réunis à Tokyo, dans le but de faire avancer son objectif d’un partenariat multilatéral fructueux et concret.
 
« Dans la continuité de l’édition 2012 de la Conférence, à Paris, qui a instauré l’engagement formel de l’industrie pharmaceutique aux côtés des gouvernements, de l’AMA et de l’UNESCO, l’édition 2015 représente une occasion tout aussi importante de faire de la protection des sportifs et du besoin d’un mécanisme de partage de l’information l’un des principaux défis de la promotion de l’intégrité dans le sport. L’unanimité de tous les participants sur ces valeurs sociales immanentes prouve qu’elles demeurent un bien commun et universel.
 
« Avec ses partenaires, l’UNESCO réaffirme sa conviction que les compétitions et les pratiques sportives doivent être préservées et que les soupçons de dopage doivent être dissipés, et elle continue de contribuer à ce que les efforts entrepris à Tokyo se concrétisent en résultats visibles. Pour cela, le partenariat avec l’industrie pharmaceutique, les gouvernements et le Mouvement sportif doit poser les fondations d’une approche qui combine pragmatisme et collaboration. Nous devons donc parvenir à des solutions dans cette perspective de convergence d’intérêts non discordants. »
 
M. Masafumi Nogimori, vice-président de la FIIM et président de la FPMAJ, a déclaré : « La réussite de la coopération entre l’AMA et l’industrie pharmaceutique mérite d’être soulignée. C’est un partenariat concret dans lequel l’industrie pharmaceutique investit des ressources considérables, notamment pour le partage de l’information, afin de prévenir l’usage des substances interdites améliorant la performance. Les plus grandes sociétés pharmaceutiques mondiales axées sur la recherche fournissent très tôt à l’AMA des informations sur les produits en développement qui pourraient être utilisés afin d’améliorer la performance. À titre de membres de la communauté antidopage, nous sommes fiers de jouer un rôle pour assurer l’équité dans le sport et nous sommes déterminés à continuer de travailler ensemble pour limiter l’abus de médicaments homologués et non homologués par des sportifs sans scrupules.
 
« Nous devons accroître la coopération pour contrer les tentatives des sportifs qui se dopent d’échapper à la détection. Nous ne voulons surtout pas que les travaux inlassables de nos chercheurs pour découvrir et développer des médicaments destinés à sauver des vies, qui représentent notre contribution à une société plus saine, soient utilisés pour tricher ou miner la confiance dans le sport. La collaboration entre l’AMA et la FIIM est un bon moyen pour empêcher les athlètes qui se dopent de nuire à l’innovation pharmaceutique. »
 
Des représentants d’organisations telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Interpol, Pfizer et GlaxoSmithKline ont évalué les risques sociétaux et économiques du dopage, ainsi que l’impact de ce fléau sur le milieu de la santé. Parmi les autres thèmes abordés, notons les principaux défis au sein du milieu de l’antidopage et le rôle de l’industrie biopharmaceutique à ce chapitre.