28 Mars 2013
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Déclaration de l'AMA au sujet de la décision récente du TAS sur l’hGH

L’Agence mondiale antidopage (AMA) a eu l’occasion d’étudier attentivement la décision rendue par le Tribunal arbitral du sport (TAS) le 26 mars 2013 dans l’affaire Andrus Veerpalu.

L’AMA dit regretter l’issue de ce cas, où le panel du TAS avance dans sa décision que « dans cette affaire, plusieurs facteurs semblent indiquer que le sportif a fait l’usage d’hormone de croissance humaine exogène. » Pour l’AMA, cela signifie qu’un tricheur « vraisemblable » a échappé à une sanction pour une question de formalité. L’AMA est très déçue de cette situation, mais reconnaît l’autorité du TAS et comprend que le panel n’était pas entièrement satisfait des limites de décision s’appliquant actuellement aux analyses de détection de l’hGH. L’AMA entamera immédiatement un processus pour redéfinir ces limites en fonction des remarques présentées dans la décision du TAS.

Toutefois, l’AMA est satisfaite du fait que le TAS reconnaisse la fiabilité de cette méthode et a déclaré que « le défendeur a démontré, à la satisfaction générale de ce panel, que la méthode d’analyse permettant de détecter l’hormone de croissance humaine (hGH) était fiable, qu’elle permettait de détecter les abus de hGH au sein du sport professionnel et qu’elle reposait sur des hypothèses et des méthodes scientifiquement fondées. »

L’AMA encourage donc les organisations antidopage (OAD) à continuer de prélever des échantillons destinés aux analyses de l’hGH et fournira sous peu, basé sur un plus grand nombre d’échantillons récoltés, des recommandations sur les limites de décision révisées.