7 Février 2013
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Des experts en renseignement soulignent l’importance de la législation et du partage d’informations

Réunis à Lausanne le mois dernier, des représentants d’une vingtaine d’organisations ont participé à la présentation du rapport  La fourniture de produits dopants et le potentiel de l’application de la loi pénale en matière d’antidopage : examen de l’expérience de l’Italie, ainsi qu’à un atelier portant sur la collaboration entre les forces de l’ordre et les organisations antidopage organisé par l’AMA.

Ce rapport, rédigé par la Dre Letizia Paoli et Alessandro Donati et financé par l’AMA, se penche sur l’apport de la loi antidopage italienne, examine la production et le commerce de produits dopants, et étudie les défis d’en réduire la distribution.

Dans leur rapport, les auteurs identifient plus particulièrement les défis auxquels font face les forces de l’ordre en matière d’antidopage - notamment en matière de coopération internationale - et soulignent l’incidence de politiques en la matière.

« L’AMA est heureuse d’avoir soutenu cette recherche », a déclaré le directeur général de l’AMA, David Howman. « Il est aujourd’hui largement admis qu’une lutte contre le dopage dans le sport plus efficace nécessite une collaboration accrue entre les forces de l’ordre et les organisations antidopage, réalité démontrée dans plusieurs enquêtes et cas de dopage non analytique.

« La présentation du rapport et l’atelier subséquent ont été une excellente occasion pour des experts des forces de l’ordre, de gouvernements, de l’AMA, de fédérations sportives internationales et d’organisations nationales antidopage de discuter, d’une part, de l’impact des législations nationales sur les efforts de réduire le trafic de substances dopantes et sur la lutte contre le dopage dans le sport, et d’autre part, des avantages liés à l’adoption de mesures législatives et au partage d’informations. »

Durant l’atelier, les participants ont discuté de l’importance de mettre en place une série d’éléments nécessaires à une collaboration efficace entre les forces de l’ordre et les organisations antidopage.

Les participants ont discuté plus particulièrement des législations en vigueur et de l’élaboration de lois nationales appropriées rendant illégale la distribution de substances dopantes  et à favoriser les enquêtes (y compris les fouilles et les perquisitions) sur la distribution et le trafic de telles substances menées par les forces de l’ordre. En outre, les participants ont discuté du partage d’informations entre les agences gouvernementales et les organisations antidopage.

Une étude récente sur les législations nationales lancée par l’AMA et l’UNESCO a confirmé que de nombreux pays ne disposaient pas d’une loi adéquate facilitant les enquêtes.

L’AMA continue de plaider en faveur de la criminalisation d’actions entourant le dopage (par ex. l’approvisionnement, le trafic, l’administration, la promotion, l’encouragement et l’aide) afin de cibler non seulement les sportifs, mais aussi leur entourage, et d’accroître l’efficacité de la lutte contre le dopage dans le sport.

En outre, les participants ont souligné l’importance pour les pays de prévoir des sanctions pénales suffisamment sévères en cas de telles violations de la loi, afin d’encourager et d’inciter les forces de l’ordre à agir dans ce domaine.

Les participants ont souligné l’importance pour les forces de l’ordre et les organisations antidopage de mieux comprendre les avantages que chacun peut retirer du partage d’informations, mis en évidence dans les Lignes directrices pour la coordination des enquêtes et le partage d’informations et de preuves antidopage.

L’Italie – sujet principal de la recherche – était représentée lors de cette réunion par les auteurs du rapport et une délégation des carabiniers NAS - brigade spécialisée de la police militaire italienne – comprenant le général Cosimo Piccinno, le capitaine Pietro Della Porta et le commissaire Renzo Ferrante.

L’expérience et l’expertise accumulées par les carabiniers NAS ont fait de cette instance un modèle international en matière d’enquêtes et de collecte de renseignements, ainsi que l’a démontré la récente affaire Lance Armstrong, à laquelle la brigade NAS et la justice italienne ont largement contribué.

Des représentants des organisations suivantes ont également participé à cette rencontre: Interpol, l’UNESCO, la Commission du sport du parlement allemand, les autorités douanières suisses, le Comité international olympique, SportAccord, l’Agence antidopage du Royaume-Uni, l’Agence antidopage australienne, Antidopage Norvège, les départements antidopage de l’Association internationale des Fédérations d'athlétisme (IAAF) et de l’Union cycliste internationale (UCI), ainsi que des professeurs et chercheurs des universités de Zurich (Suisse), de Tübingen (Allemagne) et de Louvain (Belgique).