15 Janvier 2013
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L’AMA ne participera pas à la commission indépendante de l’UCI

Déclaration du président de l’AMA, John Fahey

Au terme d’échanges avec les avocats représentant la commission indépendante mise en place pour faire la lumière sur les questions de dopage qui ont touché l’Union cycliste internationale (UCI) et le cyclisme, l’AMA a informé l’UCI qu’elle ne participerait pas à l’enquête.

Dans le cadre de plusieurs communications (cliquez ici pour lire la correspondance, en anglais), l’AMA a fait part de ses sérieuses réserves quant aux dispositions de la commission et à sa capacité à remplir son rôle sans influence indue en toute indépendance.

Plus particulièrement, l’AMA a émis des réserves par rapport à l’étendue de l’enquête et craint qu’elle n’accorde trop d’importance à l’ex-cycliste banni de ce sport, Lance Armstrong – surtout compte tenu du fait que cette affaire est désormais classée et sans appel – et qu’elle n’évalue pas pleinement un problème bien ancré et d’une telle envergure.

L’AMA a également émis des réserves par rapport à l’échéancier de la commission. L’AMA juge insuffisant le délai fixé en juin pour la diffusion du rapport de la commission et estime que, ce faisant, l’enquête ne pourra être menée adéquatement.

En outre, l’AMA se dit préoccupée par la trop forte influence de l’UCI sur les dispositions, ce qui  remet en question l’indépendance de la commission. Ces dispositions ont été approuvées par l’UCI et la commission sans consultation auprès des autorités antidopage, et le fait que la commission doit présenter son rapport à l’UCI avant toute autre partie est inacceptable.

Enfin, comme la commission n’accorde pas l’immunité, il n’existe aucun incitatif pour un témoin à  se manifester ni même à faire des déclarations. En adoptant une approche qui ne permet pas aux individus d’avancer des preuves sans craindre des représailles, ne fera que perpétuer la loi du silence ou l’Omertà qui n’a fait qu’entraver les enquêtes au sein du cyclisme dans le passé.

En dépit de ces réserves, l’AMA a été informée que la commission et l’UCI ne sont pas prêts à modifier les dispositions et l’échéancier. Pour cette raison, l’AMA a refusé de déployer davantage de ressources pour une enquête dont les résultats s’avèrent limités.

L’AMA continuera de suivre l’enquête de près et réévaluera sa participation à la commission si on tient compte de toutes ses réserves.