29 Janvier 2013
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Déclaration du président de l’AMA, John Fahey, au sujet du communiqué de presse de l’UCI du 28 janvier 2013

L’AMA a été consternée par le communiqué de presse diffusé par l’UCI, tant par son contenu que par ses déclarations trompeuses.

La commission indépendante mise sur pied par l’UCI visait à enquêter sur les allégations de complicité de l’UCI dans la conspiration de dopage de Lance Armstrong avancées par l’USADA dans sa décision motivée. L’UCI a plutôt décidé de faire fi de ses responsabilités face au cyclisme en choisissant de mener une telle enquête, et a vraisemblablement décidé de blâmer les autres pour tous les problèmes de dopage qui subsistent au sein de son sport.

En outre, l’UCI a décidé de dissoudre sa propre commission au motif que les autres parties refusaient d’y prendre part, et non parce que la commission ne pouvait accomplir son mandat en toute impartialité sans craindre les représailles.

L’AMA n’a pas pris part à la décision de mettre sur pied une telle commission et n’a jamais été consultée à ce chapitre. Lorsqu’elle a été sollicitée pour participer à la commission, l’AMA a tenu à faire part de certaines réserves sur les dispositions et l’échéancier. Les avocats de la commission ont accepté d’en tenir compte afin d’apporter les correctifs nécessaires. Ni l’UCI, ni la commission n’ont corrigé ces lacunes, ce qui explique pourquoi l’AMA a refusé de participer à cette commission.

L’AMA a formulé les réserves suivantes :

  1. L’affaire Armstrong a été tranchée et ne peut être jugée à nouveau
  2. L’échéance du dépôt des documents de preuve n’était pas réaliste
  3. Les dépositions des témoins et la divulgation des preuves devaient se faire sans crainte d’éventuelles représailles
  4. Les conclusions de la commission devaient être rendues publiques immédiatement et ne faire l’objet d’aucun examen ou de révision préalable de la part de l’UCI.
L’UCI a rejeté toutes ces conditions, sans discussion.

Le président de l’AMA a soulevé ces points à nouveau le samedi 26 janvier et y a fait référence par la suite dans diverses correspondances. Ces demandes ont manifestement été rejetées sans justification appropriée. L’AMA a suggéré que l’UCI fasse part de ses propositions pour tenir compte de ces réserves.

Plutôt que de poursuivre les discussions de façon professionnelle avec le président de l’AMA, l’UCI a annoncé dans un communiqué de presse que l’AMA avait accepté de collaborer avec elle à une certaine forme de commission « vérité et réconciliation ». Une telle affirmation est non seulement fausse – sur le plan du contenu et du processus -, mais aussi trompeuse. Le fait est que l’AMA attendait une réponse écrite de l’UCI au moment de la publication du communiqué.

L’AMA a refusé - et refusera - de prendre part à toute démarche avec l’UCI tant que cette dernière continuera d’adopter une attitude arrogante et agira de manière unilatérale. L’AMA n’a jamais suggéré qu’elle collaborerait avec l’UCI ou paierait pour une enquête sur les problèmes de longue date de l’UCI, avec le dopage et sa complicité alléguée.

En supposant que les membres de la commission indépendante se réunissent jeudi, comme prévu, l’AMA compte déposer une demande de comparution et présenter les correspondances corroborant les faits susmentionnés.

Enfin, l’AMA tient à préciser que, contrairement aux déclarations émises dans le communiqué de presse de l’UCI, l’Agence n’a jamais remis en question l’intégrité et l’indépendance des membres de la commission, mais bien la capacité de cette commission à mener ses travaux de façon appropriée en vertu du mandat confié par l’UCI.

Veuillez cliquer ici pour lire la correspondance entre l'AMA et l'UCI (en anglais).