15 Novembre 2012
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Une étude de Loughborough appuie l’adoption de législations antidopage

Une étude récente publiée par l’Université de Loughborough au Royaume-Uni démontre que les pays ayant adopté des lois spécifiques en matière de substances améliorant la performance étaient mieux outillés pour s’attaquer au problème du dopage dans le sport.

Le rapport intitulé « La mise en place de législations visant à contrôler la production, le trafic, l’importation, la distribution et l’approvisionnement de substances permettant d’améliorer la performance sportive », de Barrie Barrie Houlihan et Borja Garcia, formule nombre de conclusions importantes qui permettront à l’AMA de continuer à souligner l’importance pour les gouvernements d’adopter une législation antidopage.

La recherche réalisée par l’Institute of Sport and Leisure Policy de Loughborough démontre notamment que les pays ayant une législation spécifique en matière de substances améliorant la performance pourraient exercer un meilleur contrôle sur l’ensemble des substances inscrites sur la Liste des substances interdites de l’AMA.

En outre, les organisations nationales antidopage dans ces pays joueraient vraisemblablement un rôle plus important dans les décisions de déclencher des enquêtes antidopage.

L’étude – financée conjointement par l’UNESCO et l’AMA – démontre également que les pays ayant adopté des lois spécifiques en matière de substances améliorant la performance seraient plus enclins à partager les informations antidopage avec Interpol, alors que ceux ne disposant pas de telles lois seraient davantage confrontés à des problèmes de trafic et recevraient moins d’appui de la part des forces de l’ordre.

« L’AMA le dit depuis longtemps : l’approche pour éradiquer les substances interdites dans le sport doit être plus cohérente et impliquer encore plus les autorités publiques. Cette étude prouve à quel point les lois antidopage peuvent aider la communauté antidopage », déclarait le président de l’AMA, John Fahey.

« Nous continuerons d’encourager les gouvernements du monde entier à adopter de telles lois afin que des mécanismes soient mis en place pour régler ce problème, notamment en accordant plus de pouvoir aux ONAD ou en concentrant davantage nos efforts sur la lutte contre le trafic de substances améliorant la performance sportive. »

L’objectif de la recherche était de produire un rapport analytique sur la situation de la législation antidopage au sein des États membres de l’UNESCO. Le rapport visait la production, le trafic, l’importation, la distribution et l’approvisionnement de substances permettant d’améliorer la performance sportive.