2 Novembre 2012
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L’AMA ne portera pas en appel la décision sur les sanctions réduites dans l’affaire US Pro Cycling

À la suite de la déclaration de l’AMA de ne pas porter en appel la décision motivée rendue par l’Agence antidopage des États-Unis (USADA) dans l’affaire Lance Armstrong, l’AMA confirme également qu’elle ne fera pas appel de la décision de sanctionner six autres individus ayant fourni volontairement des preuves qui se sont avérées utiles dans cette affaire.

George Hincapie, Michael Barry, David Zabriskie, Tom Danielson, Levi Leipheimer et Christian Vandevelde ont tous reçu une sanction de six mois après avoir fourni une aide substantielle à l’USADA, en vertu du Code mondial antidopage.

« La lutte contre le dopage bénéficie des preuves fournies de plein gré par les sportifs lorsque ces preuves permettent de mettre au jour les conspirations et de découvrir une intention de dopage – le Code appuie le concept des sanctions réduites imposées aux sportifs dans une telle situation », déclarait M. David Howman, directeur général de l’AMA.

« Nous devons encourager les sportifs à fournir des informations qui pourraient bénéficier aux causes antidopage puisque très souvent, ces renseignements constituent de bonnes preuves. En outre, cela contribue à favoriser les droits des sportifs propres.

« Ceci explique pourquoi l’AMA a certaines réserves par rapport au principe de la « tolérance zéro » qui est actuellement proposé. Nous aspirons tous à un sport propre, mais pour y arriver, nous devons offrir des incitatifs pour que les gens se prononcent et aident les autorités antidopage.

« Il ne sert à rien de demander à un individu de divulguer tous les détails du passé que personne ne connaît ou ne connaîtra si cela implique qu’il recevra une longue sanction ou qu’il perdra son emploi. Ceci ne fait qu’encourager la loi du silence ou l’Omertà qui a trop longtemps prévalu au sein du cyclisme.

« L’AMA accueille tous les commentaires permettant de renforcer la lutte contre le dopage dans le sport, mais croit qu’il est important de comprendre pleinement l’efficacité de la « tolérance zéro » avant d’adopter un tel principe. »