21 Septembre 2012
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L’AMA appelle aux partenariats lors du Symposium de Stockholm

Le directeur général de l’AMA, M. David Howman, a prononcé une allocution dans le cadre d’un symposium sur l’antidopage ce vendredi. Il y soulignait l’importance de former des partenariats pour lutter contre le dopage dans le sport.

Le Symposium intitulé « Le dopage : un problème de santé publique », était organisé par la Fondation Arne Ljungqvist et accueillait des représentants du Comité international olympique (CIO), de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), d’Interpol, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Agence mondiale antidopage (AMA).

Vice-président de l’AMA et président de la Commission médicale du CIO, le professeur Ljungqvist est l’un des experts les plus émérites en matière de lutte contre le dopage dans le sport.

Dans le cadre de son allocution, M. Howman a reconnu la contribution du professeur Ljungqvist dans la protection des droits des sportifs propres au cours des deux dernières décennies. Il a ensuite présenté les défis auxquels était confrontée la communauté antidopage, ainsi que les stratégies adoptées par l’AMA pour y remédier.

M. Howman a déclaré que « le dopage était un problème qui sévissait au-delà du milieu sportif d’élite. Il constitue un fléau qui infiltre d’autres sphères de notre société et dont les impacts sont beaucoup plus importants qu’il y a dix ans, alors qu’il représentait davantage un problème sérieux pour le sport. »

Dans son discours, M. Howman a également fait référence à la présence accrue du monde interlope au sein du dopage dans le sport et a sommé les gouvernements de renforcer leur collaboration avec la communauté antidopage.

Le directeur général de l’AMA a confirmé que l’Agence recevait de plus en plus de preuves « de l’existence d’un problème social relié à l’usage de stéroïdes dans les écoles et au sein des forces de l’ordre, de l’implication du monde interlope dans le trafic de substances interdites, de la vente de produits non réglementés et non sécuritaires sur Internet et par des opportunistes en quête de profits, dont plusieurs gymnases locaux. »

Il a déclaré que ce problème impliquait « des sportifs amateurs qui se dopent lors d’événements sportifs récréatifs, de jeunes gens consommant des stéroïdes afin de bien paraître et qu’il constituait un fléau qui s’attaquait aux valeurs et à l’intégrité du sport au moyen d’activités illicites (matchs truqués, les pots de vin, corruption). »

« Aucun de ces problèmes ne relève de notre mandat à l’égard du sport d’élite, mais nous sommes au fait de ces preuves et elles constituent toutes des problèmes importants pour la société en général. »

M. Howman a souligné la nécessité grandissante de partager des renseignements en appui des méthodes traditionnelles de contrôle, parce que les sportifs qui choisissent de se doper ont recours à des méthodes de plus en plus sophistiquées, de connivence avec un entourage bien organisé.

En outre, le directeur général a fait référence à l’évidence indéniable des « répercussions » du dopage, de l’influence des sportifs d’élite dopés qui se fait désormais sentir dans le sport amateur, tant auprès des jeunes et que des vétérans.

« L’AMA espère que cet événement permettra une plus grande diffusion du message de santé publique et contribuera à informer un plus vaste public sur les questions de dopage – tant sur le plan du bien-être physique que moral », déclarait M. Howman.

Le symposium de deux jours s’est tenu à l’Institut Karolinska et a offert des séances sur nombre de sujets dont : les règles du dopage dans le sport et la société, les raisons qui poussent les sportifs à se doper, les effets sociétaux de dopage, le mésusage de médicaments et leur dépendance.

Dans le cadre d’une séance sur le sport sans dopage et la société, la Dre Sara Fischer, membre du Comité des sportifs de l’AMA, a entretenu les participants du sujet du dopage du point de vue d’un athlète.

Cliquez ici pour accéder au discours de M. Howman (en anglais).