8 Juillet 2011
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Le président de l’AMA souhaite plus de contrôles sanguins

Le président de l’AMA, John Fahey, a fait une présentation jeudi à la Session du CIO à Durban (Afrique du Sud) et a insisté à nouveau sur la nécessité que les organisations antidopage (OAD) du monde entier réalisent plus de contrôles sanguins.

Certaines substances améliorant la performance ne peuvent être détectées qu’au moyen d’analyses sanguines. Pour cette raison, M. Fahey a expliqué qu’il était prioritaire que l’AMA incite les OAD à effectuer plus d’analyses sanguines.

M. Fahey a également fait état de la situation sur la conformité des signataires au Code mondial antidopage, plus particulièrement sur le rapport de conformité qui sera présenté au Conseil de fondation de l’AMA en novembre prochain. Il a souligné les avancées réalisées par rapport aux relations entre l’AMA et les autorités chargées de l’application des lois et les compagnies pharmaceutiques.

« Lorsque vient le temps de réaliser des contrôles du dopage, nous savons que c’est la qualité et non la quantité qui compte – nous devons faire des choix, surtout au moment de cibler intelligemment les sportifs hors-compétition », a dit M. Fahey.

« Les données les plus récentes soumises à l’AMA par les laboratoires accrédités fournissent des informations pertinentes sur le ratio peu élevé d’analyses de sang par rapport aux analyses d’urine. »

« Un autre point préoccupant demeure la réticence des signataires du Code face à de telles analyses. Plusieurs substances améliorant la performance sont détectables dans le sang seulement, et un manque d’analyses à ce niveau permet indéniablement aux tricheurs de s’en tirer. »

M. Fahey a expliqué que l’accent était maintenant sur la qualité et les contrôles ciblés, particulièrement sur l’augmentation des tests sanguins par rapport aux tests d’urine.

Concernant la conformité, le président de l’AMA a déclaré que les fédérations internationales (FI) avaient fait des progrès importants dans la mise en place de règles antidopage efficaces.

« Je suis heureux de constater que la majorité des FI du programme olympique ainsi que la plupart des fédérations reconnues par le CIO sont conformes au Code et que la presque totalité des CNO ont des règles en place », a ajouté M. Fahey.

« Quant aux organisations nationales antidopage, il reste encore du travail à faire en matière de conformité. »

Parmi les autres développements, M. Fahey a souligné les partenariats récents de l’Agence avec GlaxoSmithKline et l’Organisation mondiale des douanes, la collaboration avec l’industrie biotechnologique, la publication de lignes directrices qui permettront de forger des relations entre les OAD et les autorités chargées de l’application des lois partout dans le monde, ainsi que les avancées réalisées au niveau du Passeport biologique de l’Athlète.