18 Mars 2010
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Le président de l’AMA appelle la Ligue majeure de baseball à mettre en place des contrôles de l’hormone de croissance

Le président de l’Agence mondiale antidopage (AMA), John Fahey, a fermement appelé aujourd’hui la Ligue majeure de baseball (MLB) et son association des joueurs (MLBPA) à mettre en place des contrôles de l’hormone de croissance.

« Nous continuons de lire des déclarations du commissaire de la MLB et de représentants de la MLBPA doutant de la légitimité d’introduire des contrôles sanguins dans leur ligue. Cela n’a aucun sens », a déclaré M. Fahey. « La réalité est qu’un certain nombre de substances et méthodes dopantes, y compris l’hormone de croissance, ne sont actuellement détectables que dans le sang. Les experts scientifiques internationaux s’accordent à dire que l’hormone de croissance ne peut être détectée qu’en très petites quantités dans l’urine et qu’il leur faudra encore des années pour être potentiellement en mesure de développer une méthode de détection de cette substance dans l’urine. L’utilisation conjointe de contrôles basés sur le sang et sur l’urine est la seule manière pour les organisations sportives de s’assurer qu’elles se dotent des meilleurs moyens de protéger l’intégrité de leur sport. »

L’Agence antidopage du Royaume-Uni (UKAD) a annoncé, le mois dernier, le premier cas de dopage impliquant un contrôle positif à l’hormone de croissance. En outre, au cours des dernières années, un certain nombre de sportifs ont reçu des sanctions sportives pour possession d’hormone de croissance, à la suite d’échange d’informations entre les autorités sportives et des agences chargées de l’application de la loi.

« La détection efficace de l’hormone de croissance passe par l’utilisation intensifiée de renseignements et par des contrôles hors compétition stratégiques », a déclaré le président de l’AMA. « S’ils sont déterminés à se débarrasser des tricheurs, la MLB et la MLBPA devraient écouter les joueurs qui ont exprimé leur soutien à la mise en place de contrôles sanguins au cours des dernières semaines et instaurer un programme antidopage incluant des contrôles hors compétitions « intelligents ». La collecte d’échantillons de sang est pratiquée sans problème depuis des années dans de nombreux sports. Pourquoi donc d’autres organisations sportives refusent-elles de le faire? Il est important de garder à l’esprit que la quantité de sang prélevée pour la détection de l’hormone de croissance n’excède pas 10 ml. Cette quantité est tellement négligeable que, de façon réaliste, elle n’a aucun impact négatif sur la performance du sportif.

« Nous avons contacté la MLB pour lui fournir, ainsi qu’à toute autre organisation sportive désireuse de mettre en place des contrôles de l’hormone de croissance, toutes les informations scientifiques et logistiques dont elle pourrait avoir besoin. Il est temps pour la MLB d’agir. »

Cliquez ici pour lire la déclaration de l’AMA à propos de l’annonce d’UKAD le 22 février.