19 Janvier 2010
Bookmark and Share

Le problème du dopage dans le sport n‘a pas disparu, avertit le président de l’AMA

À l’occasion du cinquième Symposium de l’AMA pour les médias, tenu le 19 janvier au Musée olympique de Lausanne, le président de l’AMA, John Fahey, a appelé toutes les parties impliquées dans la lutte contre le dopage dans le sport à intensifier leurs efforts en faveur du sport sans dopage et à ne pas céder à l’autosatisfaction malgré les progrès importants réalisés au cours de la dernière décennie.

« Il pourrait être tentant pour les deux groupes qui composent et financent l’AMA – les gouvernements et le Mouvement sportif – de se dire qu’ils ont trouvé la formule, les règles, la structure et les ressources appropriées au travers de l’AMA. Le problème du dopage n’a pas disparu avec la création de l’AMA », a déclaré M. Fahey. « Se reposer sur ses lauriers serait une énorme erreur. »

Dans son discours d’ouverture sur l’« État de la lutte contre le dopage », le président de l’AMA s’est déclaré confiant que l’évolution de la lutte contre le dopage dans le sport permette d’autres avancées. « Au cours des douze derniers mois, la lutte contre le dopage dans le sport a continué de progresser de manière important sous l’impulsion de l’AMA. L’année du dixième anniversaire de l’AMA – 2009 – a reflété l’impact positif d’un certain nombre d’innovations développées par l’Agence et l’évolution de la lutte contre le dopage dans le sport. »

« Le modèle antidopage traditionnel a continué d’évoluer – d’une stratégie essentiellement concentrée sur les sportifs et s’appuyant sur les contrôles, la recherche et l’éducation, à un modèle incorporant l’entourage des sportifs et les éléments en amont du dopage. Je suis convaincu que ce modèle renforcé, qui inclut de nouvelles idées et stratégies empruntées à d’autres domaines, continuera de nous aider à protéger l’intégrité du sport et la santé des sportifs avec davantage d’efficacité. »

M. Fahey a notamment mentionné à cet égard le développement et la récente approbation par le Comité exécutif de l’AMA de lignes directrices et de protocoles harmonisés pour le Passeport biologique de l’Athlète, que les organisations antidopage peuvent désormais mettre en place. Il a également évoqué la collaboration renforcée entre les organisations antidopage et les autorités responsables de l’application de la loi, y compris Interpol, ainsi que la collaboration intensifiée entre l’AMA et l’industrie pharmaceutique et biotechnologique, et l’utilisation plus fréquente par les organisations antidopage de la possibilité de réanalyser des échantillons de contrôle du dopage grâce aux progrès de la science.

Cependant, le président de l’AMA a souligné que les défis à venir étaient encore nombreux. « Nous devons constamment nous remettre en question et évaluer l’efficacité de nos programmes. Nous devons intensifier nos efforts en matière d’éducation pour inculquer de bonnes valeurs aux jeunes sportifs. Les organisations antidopage doivent mettre en place des programmes plus « intelligents ». Nous devons aussi utiliser des technologies modernes pour simplifier nos méthodologies. »

« Aujourd’hui, a-t-il conclu, le filet se resserre sur les tricheurs. Les sportifs qui respectent les règles peuvent avoir confiance tandis que les progrès s’accumulent. L’AMA continuera de travailler sans relâche pour resserrer encore les mailles du filet et relever les défis dans les années à venir. »