12 Novembre 2008
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Cent pays ont ratifié la Convention de l’UNESCO contre le dopage

L’Agence mondiale antidopage (AMA) et l’UNESCO ont célébré aujourd’hui la centième ratification de la Convention internationale contre le dopage dans le sport, au siège de l’UNESCO à Paris (France). Le directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, et le directeur général de l’AMA, David Howman, se sont joints aux ambassadeurs de la plupart des 100 États Parties à la Convention pour marquer cette étape historique.

Le Paraguay est devenu le centième pays à ratifier la Convention, adoptée le 19 janvier 2005 et entrée en vigueur le 1er février 2007.

Cette Convention est la plus rapide de l’histoire de l’UNESCO en termes de développement et de mise en œuvre. En tout juste trois ans, plus de la moitié des États membres de l’UNESCO se sont engagés au travers de ce traité à lutter contre le dopage dans le sport. « Les efforts contre le dopage n’ont jamais été aussi vigoureux et déterminés à offrir aux sportifs un environnement honnête et exempt de dopage », a affirmé M. Matsuura.

La Convention est destinée à assurer une approche harmonisée des efforts contre le dopage et engage les gouvernements à prendre des mesures telles que la restriction de la disponibilité de substances et méthodes améliorant la performance, la lutte contre le trafic de ces substances et méthodes, et la régulation des compléments alimentaires.

« De récents cas et enquêtes d’envergure liés au dopage ont montré l’importance de l’intervention des gouvernements dans ce domaine », a observé M. Howman. « La Convention permet aux gouvernements d’aligner leurs lois et règlements nationaux sur le Code mondial antidopage et d’harmoniser ainsi les règles liées au dopage dans tous les sports et tous les pays. L’AMA tient à remercier l’UNESCO pour son rôle moteur dans ce processus. »

La 29ème Olympiade de Pékin a été la première à se dérouler depuis l’entrée en vigueur de la Convention. Au cours de ces Jeux olympiques, le Comité international olympique (CIO) a mené le plus important programme de contrôles de l’histoire, effectuant plus de 4770 contrôles du dopage. « Le CIO est déterminé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour éliminer le dopage du sport », a affirmé le président du CIO, Jacques Rogge, dans une déclaration écrite. « Cette lutte est une priorité absolue. Cependant, pour que nos efforts puissent être réellement efficaces, une collaboration étroite entre les organisations sportives et les gouvernements est cruciale. »

L’UNESCO continue son travail de sensibilisation publique en travaillant avec les gouvernements à des programmes d’éducation, de réglementation et de prévention. La Jamaïque, le Mozambique, le Mali et l’Uruguay ont été les premiers récipiendaires d’une aide financière dans le cadre du Fonds de l’UNESCO pour l’élimination du dopage dans le sport. « Alors que la Convention offre une feuille de route, ce Fonds offre les moyens de remplir les principaux objectifs de cette Convention: promouvoir la lutte contre le dopage pour que les générations futures puissent apprécier le sport sans dopage et y exceller », a ajouté M. Matsuura.

« Cette étape montre que les autorités publiques sont bien conscientes de l’impact du dopage sur la santé publique et reconnaissent le besoin de coordonner encore davantage leurs efforts avec le Mouvement sportif pour renforcer la lutte contre le dopage », s’est réjoui le président de l’AMA, l’Hon. John Fahey, dans une déclaration écrite. « L’AMA se réjouit désormais de la ratification de la Convention par les 93 États membres de l’UNESCO restants. »