7 Juin 2003
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Réunion du comité exécutif de l'AMA

LE COMITÉ EXÉCUTIF DE L’AMA APPROUVE LA RECOMMANDATION DE LA DÉTECTION URINAIRE DE L’EPO; LES PROBLÈMES BUDGÉTAIRES DÉBATTUS; LES ENGAGEMENTS FINANCIERS GELÉS;
DES PROJETS DE PARTENARIATS PRIVÉS ENVISAGÉS

Montréal, 7 juin 2003 – L’Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé que son Comité exécutif avait accepté aujourd’hui les résultats d’une étude indépendante affirmant que les tests urinaires peuvent suffire pour détecter la présence d’érythropoïétine (EPO).

L’étude indépendante, commandée par l’AMA pour évaluer la validité des tests urinaires et sanguins de détection de la présence d’érythropoïétine (EPO), a été approuvée par les membres du Comité. Les conclusions du rapport affirment que la méthode urinaire est la seule scientifiquement validée pour la détection directe de l’EPO. Cependant, le rapport recommande que les contrôles urinaires soient utilisés en conjonction avec des contrôles sanguins pour plusieurs raisons, parmi lesquelles le coût plus réduit des tests sanguins.

« C’est la première fois qu’une décision scientifique établit que les contrôles urinaires suffisent pour détecter l’EPO », a affirmé Olivier Rabin, le directeur scientifique de l’AMA. « Il s’agit d’un pas en avant important dans notre but d’améliorer constamment nos stratégies de contrôles. »

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait déjà accepté précédemment la méthode urinaire comme validée, mais avant la publication de l’étude.

Le rapport sur l’EPO peut être consulté sur le site Internet de l’AMA (www.wada-ama.org).

Au cours de la réunion, le Comité exécutif de l’AMA a également approuvé les Standards internationaux pour les laboratoires et les Standards internationaux de contrôle, et accepté de donner l’accréditation AMA/CIO au laboratoire d’Ankara (Turquie).

FINANCEMENT

Le manque de financement reçu par l’AMA cette année a été l’un des sujets de discussion les plus importants du Comité exécutif. L’AMA doit encore recevoir la plus grande partie de son financement pour 2003. Au 6 juin, l’Agence n’avait reçu que 6,5 millions US$, soit environ 30% de son budget, la majorité provenant d’une avance du mouvement olympique. Selon les statuts de l’AMA, les partenaires doivent verser leur contribution pour l’année à venir avant le 31 décembre de l’année en cours. Le mouvement olympique verse dollar pour dollar l’équivalent des contributions versées par les gouvernements.

Le Comité exécutif de l’AMA a débattu de la crise budgétaire et décidé que l’AMA ne prendrait aucun autre engagement financier jusqu’à ce que 7 millions US$ supplémentaires aient été reçus pour le budget 2003 de l’Agence.

« Il est vraiment dommage que nous nous trouvions actuellement dans une situation où nous ne pouvons pas remplir une certaine partie de nos obligations parce que nos partenaires ne peuvent pas honorer leurs engagements financiers à temps », a commenté Richard W. Pound, le président de l’AMA. « Notre capacité de mener à bien la lutte contre le dopage, mission que tout le monde s’accorde à trouver importante, est sérieusement compromise par ce retard de certains de nos partenaires dans le versement des contributions qu’ils nous ont promises. »

Avant la réunion, M. Pound avait envoyé une lettre à tous les membres du Conseil de fondation de l’AMA, les avertissant du manque de liquidités. Parmi les gouvernements, le Canada, le Royaume-Uni et l’Autriche, notamment, ont récemment versé leur contribution à l’AMA pour 2003. La liste des pays qui ont payé leur contribution est disponible sur le site Internet de l’Agence.

Le Comité exécutif a également décidé qu’à partir de l’année prochaine, le budget de l’Agence serait approuvé par le Conseil de fondation en juin, donnant ainsi davantage de temps aux gouvernements pour prendre les mesures nécessaires pour effectuer leurs versements pour 2005 et au-delà.

Enfin, pour répondre aux besoins financiers de l’AMA dans le cadre de projets spéciaux, le Comité a autorisé l’Agence à conclure des partenariats privés. L’AMA envisage de faire appel à des sponsors dans les mois à venir. Tout argent obtenu sera affecté à des projets spécifiques. Il sera complémentaire et n’affectera en rien les sommes à payer par les gouvernements du monde et le mouvement olympique selon le budget adopté.

CODE MONDIAL ANTIDOPAGE

Le Comité exécutif a été informé des progrès réalisés dans la mise en application du Code mondial antidopage, accepté par les délégués de la Conférence mondiale sur le dopage dans le sport en mars passé. Plus de 30 organisations sportives internationales ont déjà adopté le Code, et 64 gouvernements ont signé la Déclaration de Copenhague, par laquelle ils officialisent leur intention d’adopter le Code et acceptent celui-ci comme la base de la lutte contre le dopage. Le Comité international olympique devrait adopter le Code lors de sa session de juillet à Prague.

« Je suis très satisfait par les progrès réalisés dans le sens de l’adoption et de la mise en application du Code », s’est réjoui le président de l’AMA. « Nous sommes en bonne voie pour la mise en place du Code avant les Jeux olympique de 2004 comme prévu. »

Le Comité a également approuvé les règles modèles pour les Fédérations internationales, qui peuvent aider certaines Fédérations qui en ont besoin à développer leurs propres règles et règlements en conformité avec le Code.

SYSTÈME DE GESTION ANTIDOPAGE

Le Comité exécutif a approuvé la poursuite de la création d’un système global d’administration et de gestion antidopage (ADAMS), qui coordonnera pour la première fois sur un plan mondial les contrôles du dopage pour les athlètes internationaux.

Par le biais d’ADAMS, l’AMA établirait un centre d’information en matière de contrôle afin de coordonner tous les contrôles des athlètes d’élite et d’éviter les doublons dans les tests. Les résultats de ces contrôles seront transmis à l’AMA et mis à disposition de tous les partenaires et de tous les sportifs. De plus, pour la première fois, et à des fins de contrôle, les athlètes devront transmettre les informations sur leur localisation à un seul point de contact grâce à ADAMS. Le Code stipule que ce système doit être en place avant les Jeux olympiques d’Athènes l’année prochaine.

Ainsi que le Comité l’a demandé, l’AMA va étudier les coûts induits par la mise en place d’un tel système et les possibilités de partenariats avec une ou plusieurs compagnies privées pour financer ADAMS.

BUREAUX RÉGIONAUX

Le Comité exécutif a décidé d’aller de l’avant dans la planification de l’établissement d’un bureau régional à Tokyo avant la fin de 2003. Les premières étapes, telles que le recrutement de personnel, vont débuter immédiatement. La date d’ouverture du bureau dépendra des ressources financières à disposition.

En outre, le Comité a accepté d’aller de l’avant dans la planification de l’ouverture d’un bureau régional en Afrique du Sud cette année, à la suite d’un audit. Le Conseil de fondation de l’AMA avait approuvé l’idée d’ouvrir ce bureau en 2004. Cependant, les gouvernement sud-africain a offert de financer le fonctionnement de ce bureau pendant les 12 premiers mois afin de garantir une présence plus importante de l’AMA en Afrique le plus vite possible.

Le Comité exécutif se réunira la prochaine fois en septembre pour une discussion stratégique importante au sujet des priorités et des tâches induites par le Code pour 2004.

Un enregistrement audio de la conférence de presse qui a suivi la réunion du Comité exécutif peut être écouté sur le site Internet de l’AMA.

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