14 Mars 2019
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La révision du Code mondial antidopage et des Standards internationaux discutée lors du symposium annuel 2019 de l’AMA

La séance des sportifs réunit plus de 70 sportifs et représentants des sportifs pour discuter des priorités et des enjeux actuels.

Lausanne, le 14 mars 2019 – L’importante révision du Code mondial antidopage (le Code) et des Standards internationaux connexes, ainsi que la conformité et les points de vue des athlètes figuraient parmi les thèmes principaux du 15e Symposium annuel de l’Agence mondiale antidopage (AMA) qui s’est tenu cette semaine à Lausanne, en Suisse.

Le Symposium de l’AMA, le rendez-vous le plus important du calendrier de la lutte contre le dopage, a rassemblé près de 900 délégués de la communauté mondiale antidopage pendant deux jours de présentations, d’entrevues, de discussions en groupe, d’ateliers pratiques et de séances de réseautage. Des représentants de sportifs, de fédérations sportives internationales, de gouvernements, d’organisations nationales et régionales antidopage, d’organisateurs de grandes manifestations, de laboratoires accrédités par l’AMA et d’unités de gestion du Passeport de l’athlète, ainsi que des médias internationaux et d’autres intervenants se sont réunis autour du thème « Vers 2021 : Construire l’avenir ensemble ».

L’année 2021 sera marquée par l’entrée en vigueur de la dernière version révisée et mise à jour du Code. Les partenaires mondiaux de la lutte contre le dopage finalisent actuellement le document à temps pour sa ratification à la Cinquième conférence mondiale sur le dopage dans le sport, qui aura lieu en novembre à Katowice, en Pologne. De plus, les divers Standards internationaux du Code, y compris ceux liés à la gestion des résultats, à l’éducation, à la conformité, aux contrôles et aux enquêtes, aux autorisations d’usage à des fins thérapeutiques, aux laboratoires et à la protection des renseignements personnels, ont fait l’objet de discussions approfondies pendant le Symposium.

Les athlètes étaient bien représentés à la conférence. Plus particulièrement, environ 75 sportifs de premier plan du monde entier se sont réunis pour participer à une séance d’une journée et demie prévue pour eux et leurs représentants. Cette séance, qui a été organisée pour la première fois par le Comité des sportifs de l’AMA dans le cadre du Symposium annuel de l’Agence, a renforcé l’importance de l’engagement des sportifs dans la promotion du sport propre. La séance portait plus précisément sur des sujets tels que l’augmentation de la représentation des sportifs au sein de la structure de gouvernance de l’AMA, l’impact que les changements proposés dans la version préliminaire du Code 2021 pourraient avoir sur les sportifs et le lancement à venir de la « prochaine génération », revue et améliorée, du système ADAMS.

Un fait saillant du Symposium a été la présentation en séance plénière de Beckie Scott (présidente) et de Ben Sandford, membres du Comité des sportifs de l’AMA, qui ont fait le point sur les progrès de la Charte antidopage des droits des sportifs, un sujet qui a également été discuté en profondeur durant la séance des athlètes.

Le discours d’ouverture prononcé la première journée par le président de l’AMA, Sir Craig Reedie, intitulé « L’union fera notre force », a donné le ton du Symposium. M. Reedie a évoqué le scandale du dopage en Russie et les progrès accomplis depuis la décision de septembre 2018 du Comité exécutif de rétablir la conformité au Code de l’Agence antidopage russe (RUSADA).

M. Reedie a souligné qu’une fois authentifiées, les données essentielles récupérées du laboratoire de Moscou en janvier de cette année seront utilisées pour traduire en justice plus de tricheurs pour le bien du sport propre, tout en disculpant les autres. Il a également indiqué que le scandale russe avait mené à l’établissement de nouvelles priorités et à des changements importants qui aidaient déjà l’Agence à mieux réagir aux situations de non-conformité au Code, notamment l’entrée en vigueur, le 1er avril 2018, du Standard international pour la conformité au Code des signataires (SICCS), qui a considérablement renforcé le cadre juridique de l’Agence pour les cas de non-conformité.

« À la lumière des événements qui se sont produits depuis la décision de septembre du Comité exécutif concernant RUSADA, les mesures adoptées se sont révélées être les bonnes, a déclaré M. Reedie. Il est incontestable que le fait d’avoir pu accéder aux données du laboratoire a été une étape importante dans cette saga. Nous devons maintenant nous assurer que ces 24 téraoctets de données sont à la fois complets et authentiques.

« Au cas où quelqu’un aurait des doutes sur l’utilité des données du laboratoire de Moscou, certaines décisions récentes du Tribunal arbitral du sport sont très révélatrices et renforcent l’importance du respect des procédures établies et de la présentation rigoureuse des preuves.

« Nous allons résolument de l’avant dans notre détermination à protéger le sport propre. Pour continuer de progresser sur tous les fronts, nous devons travailler en partenariat avec tous les partenaires de la lutte antidopage, qu’il s’agisse des sportifs, des organisations nationales et régionales antidopage, des fédérations sportives, des gouvernements, des scientifiques, des experts médicaux, des éducateurs ou d’autres personnes. La division n’aide personne, sauf ceux qui essaient de tricher. L’union fera notre force. »

M. Reedie a poursuivi en soulignant les activités élargies de renseignement et d’enquêtes et le succès continu du programme de lanceurs d’alerte Brisez le silence! de l’AMA. Il a ensuite signalé que les activités supplémentaires de l’AMA dans ces secteurs sont favorisées par la décision de mai 2018 du Conseil de fondation d’approuver une augmentation de 8 % pour les années 2019 à 2022.

Le directeur général de l’AMA, Olivier Niggli, a décrit aux délégués les priorités stratégiques de l’AMA qui, outre celles présentées par M. Reedie, comprenaient les points suivants : harmoniser les règles du Code par l’entremise de la révision du Code 2021 et des Standards internationaux, mettre en œuvre de vastes réformes en matière de gouvernance, en augmentant les activités de recherche scientifique et sociale, améliorer l’éducation, notamment par l’entremise de la création d’un Standard international pour l’éducation, améliorer les capacités des organisations antidopage (OAD) et poursuivre la refonte du Système d’administration et de gestion antidopage de l’AMA (ADAMS).

« Le Symposium 2019 de l’AMA a permis à toute la communauté antidopage de se réunir dans un esprit de coopération, a déclaré M. Niggli, de faire le point sur les derniers événements et d’influencer notre orientation.

« En tant qu’organisme de réglementation mondial, l’AMA a tenu un Symposium très important cette année, alors que nous finalisons le Code 2021 et les Standards internationaux connexes qui seront ratifiés à la Conférence mondiale sur le dopage dans le sport plus tard cette année. »

Un autre élément important du Symposium a été la discussion de groupe la première journée intitulée « Retour sur le passé et regard vers un avenir commun », qui portait sur l’amélioration du système antidopage au regard de la crise russe. Animée par le PDG de British Rowing, Andy Parkinson, la discussion a réuni des représentants de l’organisation régionale antidopage des Caraïbes, du gouvernement des Seychelles, de l’Agence antidopage du Royaume-Uni, de l’Agence de contrôle internationale, de l’Agence antidopage des États-Unis et du service Renseignement et enquêtes de l’AMA.

Avec en toile de fond l’impact de la situation en Russie sur le travail des divers partenaires antidopage, les leçons apprises et les progrès réalisés depuis la découverte de ces scandales, les membres du groupe ont abordé des sujets comme la gouvernance et le financement des organismes antidopage, ainsi que l’importance – et certains des objectifs et des défis – de la recherche scientifique, de l’éducation, du renforcement des capacités, de la supervision de la conformité et des enquêtes pour l’intégrité du sport à l’avenir.

Enfin, au cours du Symposium, les participants ont entendu une présentation de Bram van Houten, conseiller politique au ministère de la Santé, du Bien-être et des Sports des Pays-Bas, sur le cadre de conséquences pour la Convention internationale contre le dopage dans le sport de l’UNESCO, qui est en cours d’élaboration. Ces commentaires ont été suivis d’une discussion de groupe à laquelle ont participé Per Nylykke du ministère danois de la Culture, et Khalid Galant, directeur exécutif de l’Institut sud-africain pour un sport sans dopage.