Questions-réponses : Liste 2013 des interdictions

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Quels changements principaux la Liste 2013 des substances et méthodes interdites comporte-t-elle par rapport à la Liste 2012?

Reformulation de la section sur les Méthodes interdites
Afin d’inclure tous les types de manipulation de sang ou de composants sanguins, le titre et le contenu de la section M1 ont été modifiés.

La section M1 porte désormais le titre « Manipulation de sang ou de composants sanguins », alors que la section M2.3 a été supprimée puisqu’elle a été intégrée dans la section M1.3, qui se lit comme suit : « Toute manipulation intravasculaire de sang ou composant(s) sanguin(s) par des méthodes physiques ou chimiques. »

La section M3 sur le dopage génétique a été reformulée afin de préciser la définition du dopage génétique.

Bêta-bloquants
Les sports d’aéronautique (FAI), les sports de boules (CMSB), le bridge (FMB), les jeux de neuf quilles et de dix quilles (FIQ), et le motonautisme (UIM) ont été retirés de la liste des sports dans lesquels les bêta-bloquants sont interdits.

Précisions sur les stimulants
Pour clarifier la section 6 sur les stimulants, il a été confirmé que tous les isomères optiques (d- et l-), lorsqu’applicables, sont interdits.

Programme de surveillance
Afin de déceler les tendances potentielles d’abus, le tapentadol a été ajouté au Programme de surveillance 2013 sous la catégorie Narcotiques, en compétition seulement.

Quel est le statut de la méthylhéxaneamine?

La méthylhéxaneamine (MHA), parfois présentée comme de la diméthylamylamine, reste interdite en compétition à titre de stimulant spécifié dans la section 6.b.

Cette substance fait partie de la catégorie des stimulants depuis 2004, année où l’AMA est devenue responsable de la Liste. Elle avait été classée à nouveau sur la Liste 2011 à titre de substance spécifiée.

La méthylhéxaneamine a été vendue comme médicament jusqu’au début des années 70. Elle possède des propriétés médicinales, mais, à la connaissance de l’AMA, n’a pas été vendue comme telle depuis.

Quel est le rapport entre l’essence de géranium et la méthylhéxaneamine (MHA)?

De récentes études ont clairement démontré que l’essence de géranium naturelle ne contient pas de méthylhéxaneamine (MHA) et que son utilisation ne peut être considérée comme étant la source de MHA, ou de ses métabolites apparentés, dans un échantillon d’urine prélevé aux fins d’antidopage.

La méthylhéxaneamine (MHA) est une substance pharmacologique classée comme stimulant qui a été commercialisée jusqu’au début des années 70. Elle est réapparue il y a quelques années en vente libre sur certains marchés et en ligne comme composant de suppléments alimentaires.

La MHA est interdite en tant que stimulant dans la section S6.b de la Liste des substances et méthodes interdites 2013.

Les sportifs doivent être conscients que la MHA a été mise en vente sous plusieurs appellations, notamment essence de géranium. 

Quel est le statut du clenbutérol?

Le clenbutérol est une substance interdite en permanence qui ne comporte pas de niveau seuil.

À l’heure actuelle, et à la lumière des avis d’experts, l’AMA ne prévoit pas d'introduire de niveau seuil pour cette substance.

Il se peut que, dans certaines circonstances, la présence d’un faible niveau de clenbutérol dans l’échantillon d’un sportif puisse être le résultat d’une contamination alimentaire. Cependant, chaque cas est différent et tous les facteurs doivent être pris en compte selon le contexte.

En vertu du Code mondial antidopage, la gestion des résultats des cas prévoit qu’un sportif a la possibilité d’expliquer comment une substance interdite a pénétré dans son organisme.

L’AMA collabore étroitement avec les pays, les fédérations internationales et les organisations responsables de grandes manifestations sportives afin de réduire les risques de contamination en analysant la viande des restaurants et hôtels officiels. Cette responsabilité incombe aux gouvernements et non à l’AMA.

Qu’est-ce qu’une substance spécifiée?

Une substance spécifiée est une substance qui permet, sous des conditions définies, de justifier une réduction plus importante d'une suspension de deux ans lorsque le contrôle du sportif quant à cette substance est positif.

Le but est de reconnaître qu'il est possible qu’une substance se retrouve dans le corps d'un sportif par inadvertance, ce qui accorde au tribunal une certaine souplesse pour déterminer la sanction.

Les substances spécifiées ne sont pas nécessairement des agents de moindre gravité à des fins de dopage que les autres substances interdites. Leur présence ne dégage pas le sportif du principe de la responsabilité objective qui signifie que chaque sportif est objectivement responsable des substances décelées dans son échantillon.

Cependant, il est plus vraisemblable que la présence de ces substances puisse s’expliquer par une cause crédible non liée au dopage, tel que spécifié dans l'article 10.4 du Code mondial antidopage.

Cette plus grande probabilité est écartée dans le cas de certaines substances comme les stéroïdes et les hormones de croissance humaine. C’est pourquoi ces dernières ne font pas partie de la catégorie des substances spécifiées.

 

Quel est le statut du colostrum?

Le colostrom n’est pas interdit en soi. Cependant il renferme certaines quantités d’IGF-1 et d’autres facteurs de croissance interdits qui peuvent influencer les résultats des tests de dopage. Par conséquent, l’AMA ne recommande pas la prise de ce produit.

Quel est le statut des préparations dérivées des plaquettes (PRP)?

En dépit de la présence de certains facteurs de croissance, les PRP ont été retirées de la Liste puisque les études actuelles  ne démontrent pas de potentiel d’amélioration de la performance au-delà d’un effet thérapeutique.

Il est à noter que les facteurs de croissance individuels sont interdits lorsqu’ils sont administrés séparément sous forme de substances purifiées, tel que précisé dans la section S.2.5.

La dialyse est-elle une méthode interdite?

Oui, l’hémodialyse est une méthode interdite en vertu de la section M1.1, puisque le sang est prélevé d’un patient (en circuit fermé) et ensuite réintroduit dans le système circulatoire. Un sportif devant subir un tel traitement doit obtenir une AUT.

La plasmaphérèse est-elle interdite?

Dans le cas de la plasmaphérèse, il faut tenir compte de deux aspects :

a)      Pour le donneur, la plasmaphérèse est interdite en vertu de la section M1.1, car les érythrocytes (et autres composants sanguins) sont réintroduits dans le système circulatoire après la séparation du plasma.

b)    Pour le receveur, la plasmaphérèse n'est pas interdite en vertu des sections M1.1 et M1.3, parce que cette méthode n'implique pas la ré-administration de sang total ou d'érythrocytes, mais uniquement celle du plasma. La plasmaphérèse est interdite en vertu de la section M2.2 si le receveur n'a pas reçu légitimement de transfusion dans le cadre d'une hospitalisation et si le volume excède 50 ml par période de six (6) heures.

La thérapie laser intravasculaire est-elle interdite?

Oui. Cette méthode est interdite en vertu de la section M1.3 en tant que « Toute manipulation intravasculaire de sang ou de composant(s) sanguin(s) par des méthodes physiques ou chimiques. »